‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 256 sur 612 · LE PRINCE DE BALDENSTEIN · texte numérisé non relu

LE PRINCE DE BALDENSTEIN

Il fut pleuré et regretté de tous. Il laissait ses États dans une période de prospérité et de bien-être qu'ils ne connaissaient plus depuis des années ; le diocèse, administré avec la sollicitude et le zèle d’un apôtre et d’un saint, était dans toute l’efflorescence de la vie chrétienne ; les institutions monastiques se développaient à l’aise ; les paroisses, sous la conduite de prêtres formés aux meilleures écoles, donnaient le consolant spectacle de la foi, de l’honnêteté et de la vertu. — C’est alors que nos pères pouvaient dire en toute vérité: „ Il fait bon vivre sous la crosse." —

Le prince de Roggenbach portait dans ces armes: mi-parti de sable et de gueules, coupé d’argent.

Louis XIV

La mort du prince Jean Conrad de Roggenbach fit monter sur le trône épiscopal Guillaume Jacques Rinck de Baldenstein, qui depuis I rois ans, remplissait auprès du vieux prélat les fonctions de coadjuteur avec future succession. Le nouveau prince était né en 1624; il était par son père, Jean Jacques de Rinck, neveu de l'évêque Guillaume Rinck de Baldenstein, l’ami de S. François de Sales, et petit-neveu de Jacques Christophe Blarer de Wartensée, de sainte et héroïque mémoire. „I1 semblait, dit le P. Voisard, dans son Histoire des Evêques de Bute , que la nature eût pris plaisir à le former et à l’investir de tous les dons et des plus grands avantages de l’extérieur. Il avait reçu une éducation solide, des leçons utiles, des exemples édifiants qui avaient été, après la vie, le bien le plus précieux qu’il avait reçu de ses illustres parents. Sa vertu jointe à une candeur admirable, lui gagnait tous les cœurs. Étant encore grand-doyen du chapitre de Bâle il fut envoyé à Paris pour des affaires de grande conséquence qui

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