‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 339 sur 612 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

séminaire de Porrentruy renferme sur ces funèbres cérémonies quelques détails intéressants: „Le lundi 16 décembre, vers onze heures et demie du matin, mourut pieusement dans le Seigneur le révérendissime et illustrissime évêque de Bâle. Le 17, à dix heures, les Pères directeurs avec les séminaristes en surplis sont montés au château. Le corps du prince fut porté de sa chambre à la chapelle supérieure dans l’ordre suivant : la croix entre deux acolytes, suivis de six autres avec des chandeliers d’argent et cierges allumés, puis les thuriféraires et l’officiant. Six séminaristes portaient le lit funèbre; trois chanoines et la cour suivaient le cortège. On récita à haute voix l’office des morts dans le vestibule de la chapelle ; les séminaristes lurent les leçons; au Be-nedictus , on encensa le mort. Après l’office et l’aspersion, on se retira. Des prêtres de la ville et les capucins veillèrent auprès du cadavre . . .

„ ... Le 23, lundi, enterrement du prince. Le convoi sortit du château, vers huit heures. Un séminariste portait la croix entre deux acolytes; suivaient six céroféraires, et les séminaristes avec leurs directeurs. On chanta le Miserere jusqu’au pied de la colline; là le Révérend M. Knupfer fit une courte oraison funèbre ; après quoi le cercueil fut remis au curé et au clergé de la ville qui le conduisirent à l’église paroissiale où le doyen du Haut Chapitre chanta un office, devant le défunt exposé dans le chœur. De là le cortège se rendit à l’église du collège, où les Pères jésuites l’attendaient à la porte, revêtus des ornements sacrés, des cierges allumés à la main. Le suffragant remplissait l’office de célébrant. A l’entrée, les séminaristes chantèrent Subvenite Sancti, puis le cercueil étant placé sur le catafalque, on chanta les Laudes. Après quoi, ie P. Baur fit l’oraison funèbre du prince. Il avait pris pour texte: Léo et agnus sim, ul morabantur : Le loup et l’agneau demeuraient ensemble. Après ce discours, le suffragant chanta l’office de requiem, assisté de quatre lévites et de onze séminaristes. 1

1 Diar. Sem. Brunt. ad 1743.

Médaille de l’évêque Sigismond,

frappé àj’occasionfjduji'établissement de l’ordre dans l’évêché. (Voir note i, p. 368.)

Signature de l’évêque Joseph Guillaume de Rinck.

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