‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 347 sur 612 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

Chronique de Bâle , assure qu’on fabriquait à Bellefontaine de huit cents à mille quintaux de fer chaque année. 1

Le prince de Rinck, qui cherchait un site favorable pour y établir une fabrique d’acier, choisit remplacement si avantageux de Bellefontaine. Le barrage du Doubs permit d’y avoir un moteur très puissant et sans intermittence. „Le il 3 mars 1753, Son Altesse, est-il marqué au Livre des petites dépenses, fut voir quelquesunes de ses forêts et examiner un endroit sur le Doubs dans la prévôté de Saint- Ursanne à y construire une usine à faire de l’acier. “ Les bâtiments furent commencés après les fêtes de Pâques 1753, sous la direction de l’intendant Montigni et du charpentier Pierre Fleury. „Le 19 mai, au rapport du secrétaire du prince, Son Altesse, le chanoine d’Eberstein, M. le baron de Reinach et d’autres, fut voir si les travaux de l’écluse et de l’usine d’acier qu’elle fait construire sur le Doubs avançaient. On dîna à Chamecha (Chamsa). Le 30 juillet, Son Altesse fut voir sa nouvelle forge de Bellefontaine."

Les constructions étaient terminées. Bellefontaine tira d’abord ses fontes de Courrendlin, puis en 1768 on bâtit une fonderie à Bellefontaine, qui fut alimentée avec la mine de la vallée de Delémont. M. Béat Migy était directeur des forges de Bellefontaine en 1771. En 1794, l’usine fut vendue comme bien national au citoyen François Joseph Huvelin, de Bavelier, qui la revendit peu après à MM. Meiner et Bornèque. 2

L’attention que portait le prince de Rinck au bien-être temporel de ses sujets, ne l’empêchait pas d’être un évêque zélé et plein de sollicitude pour ses ouailles. En 1747, il obtient du Saint-Siège la réduction de certaines fêtes qui n’étaient plus solennisées comme elles le méritaient: il fixe les fêtes chômées et celles qui ne défendaient pas le travail après l’assistance à la messe. Voici, d’après le mandement du 1er décembre 1747, la liste des fêtes chômées dans le diocèse de Bâle, à cette époque : Outre les dimanches, on devait célébrer Pâques et le jour suivant, l’Ascension, la Pentecôte et le jour suivant, la Fête-Dieu, la Circoncision, l’Épiphanie, la Purification de la Ste Vierge, S. Joseph, l’Annonciation, la Nativité de S. Jean Baptiste, S. Pierre et S. Paul, l’Assomption, la Nativité, la Toussaint, rimmaculée-Conception de la Ste Vierge, Noël, S. Étienne, S. Jean, la fête patronale dans chaque paroisse. On était tenu d’entendre la messe aux fêtes suivantes quoique le travail fût permis tout le jour: S. Mathias, le mardi de Pâques, S. Georges, S. Marc, S. Philippe et S. Jacques, l’Invention de la Ste Croix, le mardi de Pentecôte, la Visitation de la Ste Vierge, S. Henri, Ste Marie Madeleine, S. Jacques, S. Laurent, S. Barthélemy, l’Exaltation de la St® Croix, S. Mathieu, S. Michel, S. Luc, S. Simon et S. Judes, S. Martin, la Présentation de la St® Vierge, St® Catherine, S. André, S. Nicolas, S. Thomas, les Saints Innocents.

En 1749, le prince-évêque publie le jubilé universel de l’année sainte. En 1751, il consacre, le jeudi saint (8 avril) à l’église du collège, avec les saintes huiles du diocèse de Bâle, celles du diocèse de Strasbourg que le P. Materne, directeur du séminaire de cette ville, a apportées à Porrentruy. En 1753, avec l’autorisation expresse de l’archevêque de Besançon, de qui relève la paroisse de Porrentruy, l’évêque de Bâle fait dans l’église de Saint- Pierre une nombreuse ordination: on comptait 83 ordinands : 35 sous-diacres, 1 5 diacres et 43 prêtres. Dix-neuf étaient

1 Notice sur les ruines, p. 92 et suiv. = 2 Ibid., p. 97 et suiv.

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