‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 349 sur 612 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

prince de Murbach. A Lure, M. d’Andlau, le grand prieur, fit faire au prince tous les honneurs. La ville de Lure en fit autant et la brigade de la maréchaussée." Deux mois auparavant, le prince de Rinck avait donné la bénédiction nuptiale à un parent du grand prieur de Lure qui épousait une Demoiselle de Staal. La cérémonie avait en lieu le 1 août au château de Cœuve où l’évêque de Bâle faisait de fréquents séjours. En 1751, au rapport du Livre des petites dépenses, il avait passé vingt-et-un jours dans cette agréable résidence (du 36 mai au 16 juin). Ce ne fut qu’en 1758 que le prince de Rinck alla recevoir foi et hommage de ses villes de Bienne et de la Neuveville, de même que de Courtelary, cTErguel. Il partit, avec cent chevaux, le 5 novembre. Ce voyage fut un véritable triomphe poulie souverain, qui avait su se concilier l’affection et le respect de tous ses sujets.

„Les lettres, dit le P. Voisard, dans son Histoire des évêques de Bâle (p. 534), n’eurent point alors de Mécène plus éclairé, que Joseph Guillaume. - Il chérissait

Le château de Cœuve.

le commerce des savants; il les protégeait, il se faisait un devoir de les combler de ses bienfaits. Il s’appliqua surtout à encourager l’émulation par des récompenses et à la produire par l’espoir qu’il savait donner aux personnes lettrées, d’une gloire légitime et prochaine: c’est elle qui fait éclore les hommes illustres. Pour faire fleurir de plus en plus les lettres dans son collège, il y fonda en 1760 deux chaires de théologie scolastique." L’ouverture de la nouvelle faculté eut lieu solennellement en présence du prince le jour de la Toussaint. L’assistance était nombreuse; on y comptait des docteurs de Rome, de Besançon, de Strasbourg, des conseillers du roi de France. Un des professeurs fit un discours latin, sur la théologie dogmatique, qui fut considéré comme un chef-d’œuvre. 1

Ce fut aussi sous l’impulsion de ce prince ami des arts que la ville de Porrentruy se décida à faire reconstruire ses édifices publics. Déjà la famille de Rinck s’était bâtie, dans la rue des Annonciades, un splendide hôtel qui est aujourd’hui la préfecture. L'hôtel-de-ville fut également refait en partie à neuf.

Histoire du collège de Porrentvuy, p. 141.

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