‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 367 sur 612 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

Frédéric de Wangen de Géroldseck, évêque de Bâle, 177.r> — 1 782. — Voyage triomphal du prince en 1770. — Echange de paroisses de 1781. — Traité d’alliance avec la France, 1780. — La cour du prince-évêque de Bâle, Î778. — Le Vespéral bàlois. — Mort du prince de Wangen, 1782.

'élection du. successeur du prince de Mont joie eut lieu à Arlesheim le 29 mai 1775. Les suffrages se réunirent sur le chanoine de Wangen qui était déjà, avec le chanoine de Roggenbach, un des candidats à la principauté, après la mort du prince de Punch . Le baron Frédéric de Wangen, de Géroldseck, était né à Wilvisheim en Alsace, le 12 mars 1727. Sa famille, originaire de Wangen, en Basse-Alsace, était ancienne et ses ancêtres avaient rempli d’illustres charges en Alsace. En I 257, Albert de Wangen fonda le couvent de Marienthal, près Haguenau; Hartmann de Wangen assistait au concile de Constance en 1414. Le grand-père du prince de Wangen avait, été député à Paris en 1682 par la noblesse d’Alsace et avait obtenu la confirmation de ses privilèges. En 1413, l'empereur Sigismond avait autorisé les de Wangen à prendre les armes des nobles de Géroldseck qui comptaient des évêques de Strasbourg de ce nom. Le baron Frédéric de Wangen obtint un canonicat à la cathédrale d’ Arlesheim en 1745. Son intelligence élevée, ses connaissances variées, l'usage du monde, le firent employer à plusieurs affaires difficiles qu’il mena à bonne fin. A Paris, où il fut envoyé pour traiter les affaires de l’évêché, il fut remarqué par sa distinction et son esprit (1 773). Ce fut lui qui porta à Marie Antoinette d’Autriche, à son arrivée en France, les compliments du princeévêque de Bàle que son âge et ses infirmités retenaient au logis. Parti le 1er mai

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