MANDEMENT DE MGR DE NEVEU
que nous achevions notre course en combattant pour la foi , et que nous accomplissions le ministère, que Nous avons reçu du Seigneur Jésus. (Act. Apost. 20, 24.)
Il est écrit au second livre des Macchabées, que les Prêtres voulant soustraire le feu sacré à la profanation, l’avoient caché au fond d’une caverne ; plusieurs années s’étant écoulées, leurs successeurs voulurent le chercher dans ce lieu; mais ils ne trouvèrent plus qu’une eau épaisse et bourbeuse, l’ayant néanmoins puisée et versée sur l’autel, cette eau s’alluma aux premiers rayons du soleil. (II. Macch. 1, 19. 20. 21. 22.)
Si la foi, N. T. G. F., si la charité, ce feu divin que J. G. est venu apporter sur la terre, s’est éteinte dans le cœur de plusieurs et n’offre plus à nos regards qu’un amas de boue el de pourriture, ne désespérons pas pour tout cela, tirons-la des ténèbres où elle est ensevelie, faisons luire sur elle la lumière des saintes vérités, et nous la verrons se rallumer à ces divins rayons, et briller d’un éclat tout nouveau. Cette douce espérance repose dans notre cœur, et vous ne la rendrez pas vaine, N. T. G. F., votre zèle secondera Nos efforts. Vous en particulier, Magistrats, Juges, Pères du peuple; la Religion attend de Vous, que l’éclat et l’assiduité de vos hommages répareront les mépris qu’un système impie lui a fait essuyer; que Vous la tirerez de cet injuste avilissement, où elle se trouve réduite depuis si longtemps, que vos exemples soutenant ses leçons deviendront le modèle des mœurs publiques, et rendront à la vertu son empire et sa gloire. En revanche Elle Vous entourera de ce respect religieux, que les loix humaines ne sauroient vous donner ; Elle montera avec vous sur les tril mnaux, revêtira Votre autorité de sa divine sanction et imprimera à vos Personnes un caractère sacré; sans Elle vous ne seriez pour nous que des hommes, par Elle vous deviendrez à nos yeux l’image de la divinité.
Et Vous, Pères et Mères, Instituteurs et Institutrices, vous qui exercez une sorte de magistrature sur la portion la plus intéressante de la société, vous vous souviendrez, que c’est dans vos mains que repose le sort des générations futures. Vous redoublerez de zèle et d’efforts, pour arracher du cœur de la jeunesse ces germes funestes d’impiété et de vice que de longs scandales y ont jetés. Vous travaillerez sans relâche à donner à l’Etat des sujets fidèles, et à la religion des disciples soumis, et replaçant fréquemment sous les yeux des jeunes gens le tableau de nos malheurs, vous les armerez contre ces principes désastreux, qui en furent la source unique et fatale, et leur enseignerez ainsi une science perdue depuis longtemps pour nous, celle d’être heureux.
Vous tous, N. T. G. F., s’il a été un temps, où vous ayez pu méconnoître cette sainte religion, où vous ayez fermé l’oreille à sa voix et votre cœur à sa consolante doctrine, si une vaine et fausse philosophie a pu vous égarer dans ses sentiers ténébreux, revenez, nos chers enfants, revenez à votre mère, attachez vous à Elle pour ne plus vous en séparer. Une funeste expérience doit vous avoir appris, à quel abîme de malheur l’oubli de la religion conduit. Regardez en arrière et vous verrez, que c’est depuis que l’incrédulité règne parmi nous, que tous les maux sont venus fondre sur nos têtes.
Puisse une si terrible leçon n’être point perdue pour Vous, N. T. C. F.; puisse cette sainte religion, en purifiant nos mœurs, en nous réconciliant avec le ciel, faire succéder enfin des jours tranquilles et sereins, des jours de paix et de bonheur, à tant de jours orageux, que nous avons passés; puisse-t-elle faire renaître dans notre Patrie toute la beauté des siècles primitifs ! Alors, N. T. G. F., Nous verrons avec joie s'approcher le terme de notre carrière et prêts à aller rendre compte au Seigneur de notre administration, jetant un dernier regard sur l’heureux troupeau, Nous entonnerons le cantique du saint vieillard Siméon: Laissez maintenant, Seigneur , mourir en paix votre Serviteur , par ce que mes yeux ont vu le salut de votre peuple. (Luc, 2, 29.)
A ces Causes :
L’Administration spirituelle de cette partie de notre Diocèse nouvellement réunie fixant d’abord Notre attention, et voulant pourvoir aux besoins des Fidèles et écarter toutes les difficultés et tous les doutes, que la circonstance pourroit faire naître au sujet des pouvoirs spirituels, Nous avons jugé à propos de déclarer ce qui suit:
Évêques de Bdle * * 33