‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 60 sur 612 · STATUTS DE CHRISTOPHE D’UTENHEIM · texte numérisé non relu

STATUTS DE CHRISTOPHE D’UTENHEIM

le cœur, a dû se sentir poussé à la componction, à l’honnêteté et à la religion." Après cette exhortation l’évêque de Bàle promulgua les statuts synodaux que chaque prêtre promit d’observer et d’avoir sans cesse sous les yeux.

Ces statuts sont enfermés dans trente-trois chapitres ou titres et répartis ensuite dans une table alphabétique qui en facilite l’étude.

Le 1er chapitre traite de la Sainte-Trinité et de la foi catholique. — L’évêque exhorte les curés à enseigner avec soin à leurs paroissiens les articles de la foi, à leur persuader de vivre constamment et religieusement dans cette foi qu'ils doivent regarder comme très certaine et l’évangile comme l’expression de la vérité.

Le 2e chapitre traite de l’office du doyen, du camérier et des jurats. — Le doyen doit chaque année notifier au vicaire épiscopal les curés qui ne résident pas dans leurs paroisses. Il doit aussi chaque année visiter les églises et les chapelles de son doyenné. Le jeudi saint il doit envoyer à la cathédrale des prêtres honnêtes et discrets pour chercher les saintes huiles. Il doit veiller à ce que dans son doyenné, elles ne soient pas distribuées par des femmes ou des laïques, mais par des prêtres honorables.

Chapitre 3. Des constitutions. — On ne peut faire de statuts ou ériger de confrérie sans le consentement de l’évêque.

Chapitre 4. Des curés. — On ne peut ériger de nouveaux autels sans la permission de l’évêque. — Les laïques n'ont pas le droit d’imposer des provisions aux curés. — Défense de faire des pèlerinages, comme cela se pratique, à certaines images ou à certains lieux profanes dans les montagnes et dans les forêts écartées. Aucun miracle ne peut être publié à l’église avant d’avoir reçu l’approbation de l’évêque. — Les danses publiques sont défendues pendant la messe, les vêpres et le sermon. — Tous les dimanches et fêtes et aux jours des anniversaires, les curés doivent célébrer la messe dans leurs églises à l’heure convenable et la faire sonner par intervalle marqué afin que les paroissiens puissent y assister. Les célébrants doivent lire à haute voix l’épître, l’évangile, les collectes, excepté la secrète et les cantiques, afin qu'on puisse les entendre.

Un curé ne peut, sans permission de l’évêque, administrer à la fois deux églises. — Les prêtres étrangers non connus ne peuvent célébrer qu’avec l’autorisation de l’évêque. — Les curés ou leurs vicaires doivent laver eux-mêmes au moins deux fois par an les nappes de leurs autels, les corporaux, l’amict et l’aube. Us doivent renouveler les saintes hosties tous les mois, de peur qu’elles ne se corrompent et n’inspirent du dégoût aux fidèles.

Les curés, chanoines et bénéficiers doivent se conformer à la mère église et avoir un calendrier et un bréviaire conformes à ceux de la cathédrale de Bâle qui est la mère et la tête de toutes les églises de la ville et du diocèse de Bâle. - Les paroissiens doivent se trouver les dimanches et fêtes dans leur église paroissiale pour y recevoir l’eau bénite et y entendre la prédication et les avis ; ils doivent être dévotement à genoux durant l’élévation et la communion et ne pas se retirer avant la fin de la messe. Péché grave pour ceux qui y manqueront sans juste motif; on pourra, suivant le droit, leur infliger la peine de l’excommunication et d’autres peines convenables. — Défense aux paroissiens de se tenir sur le cimetière ou hors de l’église, en y causant, durant le sermon. Qu’ils restent dans l'église, qu’ils écoutent attentivement la parole de Dieu. — Chaque dimanche les curés doivent exposer à leurs paroissiens dans leur langue l’évangile du jour; leur

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