CHAPITRE XXX
les jambes comme il convient. — Aux premières messes, aux noces, les clercs doivent éviter les danses et les spectacles mondains. — Défense de faire dans les églises ou sur les cimetières des danses ou des jeux, ou des marchés ou des foires ou d’y établir des tribunaux profanes. On excepte les représentations de Dieu et des saints. — Tous les clercs dans les ordres sacrés et les bénéficiers doivent dire tous les jours les heures canoniques selon les règles et les traditions de l’église primaire de Bâle. — Défense aux clercs de pousser des cris ou d’exciter à la sédition dans les églises; mais qu’ils s’y tiennent dévotement et gravement, se rappelant que la maison du Seigneur est une maison de prière, et que la sainteté lui convient. — Défense aux clercs de gérer les affaires des laïques, de tenir auberge ou de faire commerce, en achetant pour les revendre plus cher, blé, vin, chevaux ou autre chose. Si leurs bénéfices sont insuffisants, ils pourront se créer quelques ressources en écrivant des livres, en les reliant, en les annotant, etc. — Défense aux clercs de remplir l’office d'avocats ou de procureurs devant le juge séculier à moins que ce ne soit pour leurs églises ou pour les pauvres. Même défense pour la médecine ou la chirurgie, pour la chasse bruyante. Défense aux clercs de prêter serment entre les mains d’un laïque ; de faire ensemble une conjuration contre leurs supérieurs; d’acheter le produit du vol ou de la spoliation.
Les clercs doivent vivre dans la chasteté et la pudeur. Ils ne doivent point avoir dans leurs maisons des femmes d’une moralité suspecte. Si quelqu'un ne craint pas d’entretenir publiquement dans sa maison une concubine, il doit être suspendu, excommunié et même privé de son bénéfice. 1
Chapitre 16. Des clercs non résidants. — Ordre de résider personnellement dans deux mois après la publication de ces statuts.
Chapitre 17. De la portion congrue. — Elle doit être pour les vicaires perpétuels suffisante et convenable.
Chapitre 18. Des institutions. — Défense d’avoir plusieurs bénéfices incompatibles, comme deux églises paroissiales pour un seul curé.