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GÉRARD DE VUIPPENS, ÉVÊQUE DE BALE

cette Église. Personne n’a pu s’ingérer clans cette affaire, puisque dès le commencement de Notre règne, Nous avons réservé à Notre siège la provision des églises cathédrales qui viendraient à vaquer et toute atteinte à cette détermination est nulle et de nul effet. Notre choix s’étant arrêté sur Notre vénérable frère Gérald, alors évêque de Lausanne, de l’avis de Nos frères et dans la plénitude de l’autorité apostolique, Nous l’avons délié du lien qui l’attachait à l’église de Lausanne qu’il gouvernait alors, et Nous l’avons transféré à l’église de Bàle dont Nous l’avons établi l’évêque et le pasteur, en l’autorisant à passer à cette église. Mais le prévôt Lutold (de Rot hein), le doyen Jehan (Kamerer) et le chapitre de Bàle, au lieu d’accepter avec empressement cette translation, qu’ils n’ignoraient pas, l’ont repoussée et au mépris du siège apostolique, ils ont osé élire pour évêque de Bàle le prévôt du dit chapitre, qui n’a pas craint d’accepter cette prétendue élection et

Le pape Clément V,

d'après un portrait-médaillon dans la basilique de «S. Paul hors les murs» à Rome.

de prendre possession méchamment et à son gré par une intrusion téméraire, des châteaux, villes, possessions, juridictions et autres biens de l'église et de l'évêché de Bàle, comme un évêque dans sa propre Église. Et ce qui est encore plus détestable, ces prévôt, doyen et chapitre ont séduit par leurs perverses suggestions le clergé de la ville et du diocèse de Bàle, le maire, les éehevins, les consuls et les autres officiers, le peuple de la ville de Bàle; un accord a été conclu avec serments, promesses et obligations pour soutenir le prévôt et il a été résolu méchamment qu’on punirait de mort immédiate quiconque présenterait à l’église ou en ville les lettres de Notre translation; le tout au grand scandale d’un grand nombre, au grand détriment de l’évêque en question et à l’offense de la majesté divine. Nous ne devions pas et Nous ne voulions pas souffrir patiemment tout cela; c’est pourquoi par cette lettre apostolique Nous ordonnons à votre discrétion d’avertir de Notre part par vous ou par d’autres, le clergé de la ville et du diocèse de Bàle et les vassaux de l’évêque et de l’église, d’avoir dans les huit jours après

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