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CHAPITRE XXI

du Rhin. Le mélange habile des formes, qui vous fait voir tantôt la voûte à arêtes, tantôt celle à berceau comme forme principale, le soin apporté dans leur exécution et surtout la lumière qui pénètre de côté, à l’un des bouts de la galerie font un effet des plus agréables. 1 La voûte du coin (o) n’a probablement été bâtie que du temps de l’évêque Arnold; mais aussi bien qu’elle pouvait l’être à cette époque de décadence (1454). La forme principale est celle d’une voûte à arêtes, embellie par le plus élégant staffage. Une gravure ou une peinture pourrait seule donner une idée de l’ensemble. Au milieu est une clef portant les armoiries du constructeur. Deux grandes ogives ouvrent un passage pour aller d’un côté au cimetière, de l’autre à la porte grillée des Morts (w).

Un simple toit couvre ces trois galeries principales, que dépassent les magasins (z) et l’étage supérieur du vestibule (y). L’espace (x) faisait autrefois partie du jardin de l’évêque ; mais l’évêque Jean Senn fit don de cette place à la cathédrale en 1362, et la destina à l’ ensevelissement des chanoines et des chapelains, sous la condition qu’on lui bâtirait dans le haut, pour lui et ses successeurs, deux chambres avec poêles, et trois autres sans poêles, le tout avec toit et fenêtres. L’appartement fut bâti, et fut soutenu dans le milieu par une colonne octogone (p) ; mais la boiserie actuelle ne date que de 1490. Dans ces chambres du haut demeura plus tard le magister Fabrice (l’architecte de la cathédrale), et bientôt après, on y plaça la bibliothèque du chapitre, détruite pendant la réformation. A la sortie (r) de l’espace (x) se trouvait anciennement un escalier. Là siégeait l’évêque, en habits pontificaux, le dimanche avant la S. Jean-Baptiste; il y faisait alors lire ses droits à la bourgeoisie, et il y recevait les serments du bourgmestre et des conseils. — Au-dessus de cet espace, au lieu des cinq chambres qu’il y avait autrefois, est maintenant une antichambre qui, peu de temps après la réformation, servait (Y aida academica, et qui, depuis 1838, a été appropriée à un service d’hiver, sous le nom d 'oratoire. Enfin au-delà de l’espace (x) est le cimetière des enfants. L’évêque Humbert de Neuchâtel donna encore à la cathédrale, en 1400, une portion du jardin épiscopal, parce que le retour de la peste s’étant renouvelé plusieurs fois exigeait plus de place pour les morts. Le terrain concédé fut entouré d’un joli petit cloître (g) à voûtes simples, dont les fenêtres donnent sur le Rhin : il sert aujourd’hui de cimetière pour les enfants. Ce cloître se joint, par un angle presque droit, à la chapelle S. -Nicolas, dont l’étage inférieur sert à présent aux exercices de gymnastique pendant l’hiver. L’étage supérieur et la salle appelée salle du concile, où, connue nous l’avons dit, se sont tenues, de 1431 à 1448, des séances particulières du concile. Les seules curiosités de cet appartement sont maintenant un plancher en briques vernies, et une belle armoire gothique.

1 Dans cette galerie, au numéro 1 se trouve le monument simple de Jean (Ecolampade, à côté de celui de ses amis Simon Grynæus et Jacob Meyer.

Essai de restauration du château de Pleujouse.

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