‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 360 sur 496 · JEAN DE VIENNE, ARCHEVEQUE DE BESANÇON · texte numérisé non relu

JEAN DE VIENNE, ARCHEVEQUE DE BESANÇON

médiation, il délivra d’une dure captivité les fils de son allié Jean de Ghâlonsd’Arlay, retenus à Chaigny. Il releva le corps de S. Antide, évêcpie de Besançon, qui était déposé dans l’église de S. Paul (18 juin 1360). 1 Un clerc d’Arbois avait été frappé dans sa maison. Jean de Vienne condamna les coupables à une amende et en consacra le prix à acheter une statue de S. Jean l’évangéliste en vermeil et du poids de onze marcs, dont il lit présent à l’église métropolitaine, lors de la réunion du synode diocésain le 12 mai 1361, et qu’il plaça sur l’autel de S. Jean. Ce fut, avec l’affranchissement du bourg de Noroy, un des derniers actes de Jean de Vienne connue archevêque de Besançon. Il fut transféré, en 1361, après six ans de règne, à l’évêché de Metz.

La ville de Besançon.

L’abbé Richard, le savant historiographe du diocèce, croit que les ravages des grandes compagnies dans la Bourgogne, et surtout l’antipathie du peuple bisontin pour la domination des Châlons dont Jean de Vienne était l’allié, furent probablement la cause de son départ. Quoiqu’il en soit les actes de l’église de Besançon le représentent comme bon, conciliant, pacificateur. 2 Un très ancien catalogue, publié par l’académie de Besançon en 1839, porte ce jugement sur Jean de Vienne: „T! fut homme de bonne vie, et répétant rigoureusement les droitz de son archvesché. . . “ 3

1 Derrière le maître-autel de S. Paul, on lisait l’inscription suivante :

Anno milleno, centüm ter. sex una deno,

Cum his jungendis Julii ter quinque Kalendis,

Autidi fossa tolluntur dignius ossa,

Ponuntur cassa, per quæ sint crimina lassa. fChifflet, Vesontio, p. 287). =

2 L’abbé Richard, Hist. du diocèse de Besançon, t. II. p. 52 et suiv. = 3 „Le chatalogue des archevesques et evesques de la cité de Crisopolis, à présent Besançon, dont le premier fut S. Lin.“ Publié dans

les Documents inédits sur la Franche-Comté, t. II. p. 45.

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