‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 377 sur 496 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

libérer l’église de Bâle de toutes ses dettes. En effet, en cette même année (1373), les Bàlois payèrent au nom de l’évêque, à Bnt.scbma.nn de Blowenstein, six cents florins; au baron Henmann de Bechbourg, sept mille trois cents florins en 1373 et cinq mille huit cents l’année suivante; au chevalier Bourkard Munch, neuf cents; à Nicolas zum Huss, mille deux cents; à Jean de Buchegk, trois cents; au comte Rodolphe de Habsbourg, sept cent trente-huit gulden ; quarante livres à Godefroi d’Eptingen; soixante-dix livres à Jean Werner Frouwler; sept marcs d’argent à Conrad d’Eptingen. 1 Jean de Vienne prit en même temps d’autres engagements qui devaient accroître ses ressources. Le 5 mars 1373, pour cinq cents florins d’or, il engagea à réméré au chanoine Henri de Hohenstein, avec le consentement du chapitre, une rente annuelle de trente florins assignée sur les revenus du sceau de la cour épiscopale de Bâle. Quelques jours après, le 28 mars, toujours avec l’agrément des chanoines, Jean de Vienne assigna à Jean d’Eptingen, ditPuliant, chevalier, une rente de quatorze marcs d’argent sur le sceau de sa cour de justice à Bâle, pour une somme de cent soixante-neuf marcs et demi d’argent, moins un lot, prêtée à l’évêque.2

Les nobles de Ramstein lui fournirent également trois mille cent florins en échange du Birseck comprenant les villages d’Arlesheim, Reinach, Oberwiler, Alschwyler, Homwald et Fulisdorf. L’évêque pouvait recouvrer ce district moyennant trois mille cinq cents florins (1373). 3

Avec cet argent, Jean de Vienne remboursa le 29 avril 1373, mille cinq cents florins qu’il devait à l’archidiacre Werner Schaller, trois cent six florins et trente-six livres de deniers angster, que l’évêque lui devait encore pour un cautionnement. que le chanoine lui avait fourni, et cent quarante florins dûs également pour le même objet au frère de l’archidiacre, Petermann Schaller. 4 L’évêque avait déjà reconnu les services de Bourkard Sporer d’Eptingen, chevalier, en lui donnant un fief castrai à Porrentruy, valant annuellement vingt livres de Bâle (12 mai 1372). 5 Le prévôt de Porrentruy, Richard Quaresmantran de Ghevenez, avait aussi bien mérité de l’évêché. Ses services étaient anciens et nombreux ; f' l’évêque lui assigna une rente annuelle de douze chapons, douze quartauts de blé et soixante sols sur des chésaux et des champs à Bourrignon. 7 Jean de Vienne était alors à Saint-Ursanne, en son chastel, où l’acte de donation fut dressé et scellé, le 28 septembre 1373. Quelques jours auparavant, ,,le Révérend Père en Dieu et Seigneur Monsire Jehan par la grâce de Dieu évesque de Basle“ siégeant au même lieu, avait reçu le serment de fidélité de „ noble, haut et puissant Messire Jean d’Arberg, sire de Valangin, en la diocèse de Losanne“ qui reprenait en fief de l’église de Bâle, ce que ses prédécesseurs en avaient retenu, au même titre. 8

Le sire de Montjoie, Louis, dont le château avoisinait Saint-Ursanne, avait eu maille à partir avec Jean de Vienne. A la requête de l’évêque, Thiébaud de

1 Trouillat, t. IV. p. 735 et 736. = 2 Ibid., p. 730 et 731. = 3 Le Bivseck ne retourna à l’évêque

de Bâle qu’en 1435. = 4 Trouillat, t. IV. p. 733. = 5 Ibid., p. 726. = 6 On trouve dans les archives

de Porrentruy une lettre de Jean de Vienne du 25 avril 1367, adressé à Richard Quaresmantran qui est

un specimen du langage de l’époque: „A notre prevost de Porreintruy; J. evesques de Basle. Prévost,

nous te saluons. Li valaz Jehan d’Arceix (alors châtelain de Miécourt) si est venuz par devans nous et. nous ait dit que tu li es xa deluvrey L. lib. pour le dit Jehan d’Arceix et les autres L. lib. tu ne li wes deluvrer se tu nas la lettre que Jehan d’Arceix hait de nous. Si saiches que li diz Jehans n’ait point

de lettre de nous. Pour quoy nous te mendons que tu deluvries a dit valat les dites L. lib. et pran lettre

de recepte des dites cent libres, soûl le scel Jehan d’Arceix, si comme droiz est. Deus te garde. Escript.

à S. Ursanne le XX Vmo jour d’avril." = 7 L’acte porte encore le sceau en cire rouge de Jean de Vienne. Aux archives du château de Porrentruy. = 8 Livre des fiefs nobles, fol. 23.

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