‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 378 sur 496 · SIEGE DE BALE PAR JEAN DE VIENNE · texte numérisé non relu

SIEGE DE BALE PAR JEAN DE VIENNE

Neuchâtel, en Bourgogne, emprisonna le seigneur de Montjoie, qui était aussi son ennemi, car il ravageait ses terres et molestait ses gens. Il fut enfermé au château de Blamont qui appartenait à Thiébaud de Neuchâtel. La comtesse de Nidau, Isabelle de Neuchâtel, s’interposa pour faire rendre la liberté au noble prisonnier. Il fut convenu par un acte solennel dressé le 30 mai 1373, que Louis de Montjoie sortirait de prison à la condition qu'il s’engagerait à ne pas tirer vengeance de sa captivité. Plusieurs seigneurs se portèrent ses cautions et s’engagèrent à envoyer un de leurs hommes en otage à Blamont, l’Isle ou Neuchâtel jusqu’à ce que Louis de Montjoie eût fait satisfaction à Thiébaud, et à livrer au sire de Neuchâtel tous ceux qui avaient été les instruments des dommages à lui causés.

Ils s’imposèrent ces obligations sous les plus graves serments et sous peine d'être réputés infâmes. Cette promesse de Louis de Montjoie et de ses répondants, entre autres des sires de Cossenay et. d'Allanjoye, fut faite le 36 juin 1373, jour où il fut relâché. L’évêque de Bâle s’engagea de son côté à ne pas le faire arrêter de nouveau pour les faits sur lesquels il avait, eu à se plaindre de lui. Le 8 juillet, Louis reconnut le châtel, le bourg et la forteresse de Montjoie, fief réndable de Thiébaud de Neuchâtel. Acte de cette reconnaissance fut dressé dans la chapelle de Blamont devant le grand autel, en présence de plusieurs seigneurs voisins. Louis fit hommage lige de ce fief et s’obligea d’ouvrir aux seigneurs de Neuchâtel les portes de sa forteresse, toutes les fois qu’il en serait requis. 1

1 Recherches sur Neuchâtel par l’abbé Richard, p. 16 2. — Trouillat, t. IV. p. 325 et 733. „Monss. Loyz seignour de Montjoie sus Doub fut pris et détenus en la forterace de Blanmont par la requeste de Monss. Jehan de Vienne, evesque de Basle, pour aucunes actions que le dit mess, de Basle disoit avoir à dit seignour de Montjoie . . . “ Trouillat et Vautrey, t. V. p. 156.

Page 1