‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 425 sur 496 · DÉBATS AVEC LE SIRE DE VALANGIN · texte numérisé non relu

DÉBATS AVEC LE SIRE DE VALANGIN

statuer sur des biens qui ne relevaient que de lui. Guillaume de Valangin prit ensuite la parole: „Je ne dois pas, dit-il, et je ne veux pas comparaître devant la cour séante au nom de monseigneur de Bâle ; j’ai prêté foi et hommage au comte Conrad de Fribourg et c'est de lui seul que je retiens en fief les biens en question." Puis il se retira.

Jean Ludman de Rotberg reprit au nom de l’évêque : „ Cette conduite est injuste; elle est d’autant plus préjudiciable à mon gracieux seigneur et à l’église de Bâle, que Guillaume de Valangin ne l’adopte que pour aliéner des biens qui relèvent de cette église. Je prie donc la cour de prendre une décision définitive."

Le juge, L’avocat,

d’après un dessin du XVe siècle. d’après une gravure sur bois. 1490.

La cour, après avoir délibéré, décida à la majorité des voix: que si le comte Guillaume voulait reprendre ces biens en fief de l’église de Bâle, l’évêque aurait la bonté de l’en investir dans le courant de la journée; mais si le comte ne voulait pas s’exécuter, que ces biens avec toutes leurs dépendances, étaient déclarés en caducité, au profit de l’église de Bâle.

Trois des juges furent délégués à Guillaume de Valangin pour lui donner communication de la sentence. Guillaume répondit qu’il ne voulait rien recevoir de l’évêque de Bâle et que si ce prélat avait des réclamations à lui adresser, il était prêt à comparaître pour les discuter devant Sa Majesté le roi des Romains. 1

1 Livre des fiefs nobles de 1441, fol. 25 et suiv. Évêques de Bâle

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