CHAPITRE XXVI
ordonna, le 9 juin 1438, à tous les prêtres de son diocèse de prêter leur appui au besoin à l’abbé de Marbach et à d’autres qui avaient la charge de protéger l’abbaye contre ses spoliateurs. 1 Pour augmenter les ressources du monastère, l'évêque incorpora, le 28 janvier 1443 à Lucelle l’église paroissiale de Schlierbach dont tous les revenus devaient désormais appartenir à l'abbaye, à charge par elle de la faire desservir par un vicaire approuvé par l’évêque de Bâle. 2
Dans une autre partie de son diocèse, sur la rive gauche de l’Aar, le chapitre rural du Buchsgau appelle l’attention de l’évêque de Bâle sur sa réorganisation. Frédéric ze Rhein examine et approuve les statuts qui lui sont présentés, le 1 5 mars 1442. Voici comme s’exprime le prélat dans sa lettre aux doyen, camérier et confrères du décanat du Buchsgau, du diocèse de Bâle: „I1 appartient aux évêques de témoigner une prédilection paternelle et d’accorder des faveurs marquées à ceux qui font acte ordinaire de soumission et de respect. C’est pourquoi accueillant favorablement vos justes prières qui sont celles des fils de l’obéissance, nous accordons à tous les fidèles qui fréquenteront l’église où vous vous réunissez chaque année pour votre chapitre et qui feront quelque offrande charitable,
une indulgence de quarante jours “ L’évêque accorde encore
d’autres indulgences aux confrères du Buchsgau, puis il approuve les usages consignés dans les statuts du chapitre :
1° „ Après la mort d’un confrère, le doyen el le camérier, avec trois ou quatre confrères voisins, doivent aller dans la maison mortuaire, revêtir le défunt des vêtements sacerdotaux, comme il est d’usage, et lui faire des obsèques convenables, avec service funèbre, messes et vigiles, le septième et le trentième jour après le décès. Chaque confrère devra faire son offrande à l’autel et prier pour le défunt.
2° On permet à un confrère malade de faire venir auprès de lui le doyen, ou le camérier ou un confrère voisin, pour faire son testament et tout disposer pour le salut de son âme.
3° Les héritiers d’un confrère, curé ou vicaire, devront payer au chapitre deux livres bâloises pour son anniversaire, dix sols au doyen, cinq sols au camérier, et deux sols au bedeau.
4° Après la mort d'un confrère, chaque prêtre du chapitre devra célébrer trois messes avec vigiles pour le défunt.
5° Chaque année, le jeudi avant le dimanche de Quasimodo et le mardi avant la S. Martin, le chapitre doit se réunir pour célébrer l’anniversaire de tous les défunts du doyenné. Tous les confrères doivent porter le surplis et célébrer la messe ou servir â l'autel, selon l’ordre du doyen.
6° Tout confrère nouveau doit payer au chapitre trente sols, s’il est curé, une livre seulement s’il est vicaire, et prêter le serment accoutumé.
7° . . . Aucun apostat ne peut être reçu dans le chapitre.
Suivent les amendes infligées aux absents, les prescriptions pour le repas des funérailles, l’élection du doyen et du camérier, l’assistance aux réunions du chapitre. On ne pouvait élire pour doyen, camérier ou jurât qu’un prêtre faisant depuis deux ans partie du chapitre. Le doyen devait être curé, résider dans le doyenné. On
Monnaie du temps d’Albert II.
Cartulaire de Lucelle, p. 51. — 2 Ibid., p. 160.
STATUTS DU BUGHSGAU