‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 463 sur 496 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

magnitude) et præstantia avanuerunt. Catholica Universitas, inibi à Romanis Pontificibus erecta, florentissima, et toto orbe celebrata, religiosorum ordinum instituta, qua plurima erant, sacerdotes insignes, et alii permulti, frustra nunc Basileæ requiruntur vel facti sunt, sicut episcopus ipse, extranei. Area, area ipsa Domini incidit in manus peccatorum. Nunc Argentoratum, Moguntia et Colonia sub unibra suorum pastorum sedent ad Rheni flumen, dum egressus est a vicina sorore omnis décor ejus. O justa Dei judicia ! Scelus actorum Basileæ et depositionis Eugenii IV, veri Christi vicarii et omnium Patris et doctoris jam a tribus sæculis abhinc ultum est! Non irridetur Deus, nam est Deus ultionum et decus sponsæ suæ Ecclesiæ, præsertim in corona capitis sui haud impune temerare sinit. Qui num Basiieam invisat, exclamare cogitur: „Quomodo obscuratum est aurum, mutatus est color optimus; dispersi sunt lapides sanctuarii in capite omnium platearum? Hæreditas nostra versa est ad alienos, domus nostra ad extraneos." Hinc ego episcopus exul, longe a sede patrum meorum commoratus profiteri cogor: „ Patres nostri peccaverunt, et non sunt; et nos iniquitates eorum portavimus. “ “ 1

Comme Jean de Fleckenstein, son prédécesseur, Frédéric ze Rhein fut évêque de Bâle durant treize ans et huit mois. Il mourut le 5 janvier 1451, la veille de l’Épiphanie. On lui fit de somptueuses funérailles et on déposa son corps dans le magnifique mausolée qu’il s’était fait élever de son vivant au milieu de la chapelle de l’évêque de Mayence à la cathédrale. 2 Pour la fondation de son anniversaire qui se célébrait le 5 janvier à la cathédrale, Frédéric ze Rhein donna au chapitre le quart de la dîme de l’église et des villages du Haut- et du Bas-Magstat.

Nicolas Gerung assure dans sa Chronique que Frédéric ze Rhein ne remplit jamais aucune fonction pontificale, ce qui fut pour lui un grand sujet de douleur sur son lit de mort. Un vieux manuscrit, rapporté par le chapelain, dit que la mort de l’évêque fut un sujet de joie pour le peuple et surtout pour le clergé qu’il traitait avec une extrême sévérité, mettant en prison et aux fers les prêtres récalcitrants et rebelles. 3 * *

Frédéric ze Rhein portait dans ses armes : d’argent au lion de sinople armé et lampassé de gueules.

1 De l’original. = 2 N. Gerung, chron. episc. Basil. — „XIX Kal. februarii. Anno D. MCGGLI® vigilia

Epiphaniæ, ohiit Reverendus Princeps D. Fridericus ze Rhin episcopus lnijus ecclesie.11 Ex Libro vitœ eccl.

cath. Basil. — Dans le bréviaire de Frédéric ze Rhein sa mort est marquée comme suit: „Anno L infra IIII

et V horas post meridiem ohiit Dnus Fridericus se Rin Ep. Bas“ — 3 Supplément à la Chronique de

N. Gerung, tiré des archives de Lucerne par l’archiviste Th. von Liebenau, — br. in 8. p. 7.

Armoiries de l’évêque Frédéric ze Rhein.

Liber marcarum. Fac-similé du manuscrit.

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