I. C'est ce qu'on appelle peint sur crû
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geaient cecce tendance & plus d'un seigneur se plaisait à patronner les recherches agricoles. En 1785, le maréchal de ^'aux admit à sa table un cultivateur auquel les comices de Tonnerre avaient décerné une médaille d'encouragement. Le cultivateur, ayant reçu sa médaille des mains de la marquise de Louvois, n'osait s'asseoir à table à côté du maréchal de Vaux. — Monsieur, dit le noble au laboureur, vous professez avec honneur un art utile; les marques de distinction que vous venez de recevoir rendent votre personne recommandable. Asseyons-nous & buvons ensemble.
On peut mettre en regard de ces belles paroles du maréchal de Vaux un discours de M. Dupin Taîné prononcé en 1833. devant plus de trois mille cultivateurs : « Il fut un temps, pour les campagnes désolées & avilies, où tout homme avait un maître, toute terre un suzerain. Jusqu'en 1789, vos grands-pères ont dû. vous le redire, il y avait encore des serfs dans quelques cantons du Nivernais! Voilà pour vous l'ancien régime ! A la longue, & par degrés, les agriculteurs sont devenus fermiers à meilleur titre, propriétaires, hommes libres, citoyens! Et à un grand jour de notre histoire, le 4 août 1789, jour de grande fête patronale dans vos souvenirs, si vous n'êtes point ingrats, une Assemblée nationale , à l'élection de laquelle vous aviez concouru , a proclamé l'affranchissement universel des personnes & des choses, l'abolition de tous les privilèges, un droit commun, le même pour tous les Français!... De sorte qu'au même instant tout homme est devenu libre, toute terre est devenue franche, & chacun de vous, dans sa demeure, sur son champ de labour, appuyé sur le soc de sa charrue, esc
sous la Révolution.
devenu aussi indépendant, aussi assuré de son droit, que le plus fier gentilhomme, l'épée au côté. — Voilà pour vou^, habitants des campagnes , ce qu'a produit notre grande & glorieuse Révolution de 1789 ! »
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