‹ Histoire des faïence patriotiques sous la révolutionChapitre 72 sur 77 · TRAITE DE COMMERCE AVEC L ANGLE T E RR E · texte numérisé non relu

TRAITE DE COMMERCE AVEC L ANGLE T E RR E

Un document relatif à la situation des manufactures de faïence en 1789, trouvé aux archives de la préfecture de la Nièvre, est trop important pour n'être pas reproduit dans son entier. C'est le cahier des doléances des maîtres potiers réclamant à l'Assemblée nationale contre le traité de commerce avec l'Angleterre, traité, comme on l'a vu par l'article de Camille Desmoulins (page 307), qui causait la ruine de diverses industries.

La pièce manuscrite a pour titre : « Etat des manufactures de faïence & de porcelaine établies dans le royaume, non comprises les poteries de terre. » Par ce document on a un tableau exact des divers centres de céramique française & du nombre de fabriques établies dans chaque vi lie, que j'ai classées suivant leur importance.

Ainsi il existait au commencement de la Révolution, cent soixante-cinq manufactures de faïence en activité.

Faïences pat ri clique s.

Fabriques.

Rouen possédait en 1789. 16

Paris 14

Xevers 12

Marseille :i

Bordeaux 8

Moustiers 5

Clemont (

Margonne i ^

Lyon 3

Varages 3

Besançon 3

Lunéville 3

Montereau 2

Le Havre 2

Lille 2

Douai 2

Dijon 2

Mâcoii 2

Orléans 2

Grenoble 2

Montpellier. - 2

Nîmes 2

Saintes 2

Toulouse 2

Marthe 2

Quimper 2

Marinial. ........ 2

Epinal 2

Hagueneau 2

Mont-Louis 2

Bergerac 2

Sceaux i

Bourg-la-Reine 1

Chantilly i

Melun I

Bourvalles i

Tours I

Saint-Omer i

Fabriques.

Aire

Valenciennes

-Aprey

Limoges

Dieu-le-Fils

Saint-V allier

Rennes

>santes

Rénac

Mones

Bazas

Angoulème

Bourg-en-Bresse

Rouanne

Poitiers

La Rochelle

Langres

Saint-Cenis (pour Slnceny)

Saint-Clément

Moyat

Rambervillier

Saint-Guvé

Toul. . '

Danière

Bechaume

Bois-Dépause

Montaigu ........

Vaucouleurs

Verneuil • . .

Nidreville (pour Nider-

vdler)

Thionville

Ancy-le-Franc

Boulogne

Laplume

Montauban

Hardes

Espédel '

I. On a conservé l'orthographe douteuse de l'époque pour la plupart des noms de villes ou lieux de fabrication.

Appendice. yj'j

Les propriétaires de ces fabriques se plaignaient ainsi : « On n'a porté ici que les manufactures qui ont de la réputation ; mais on peut en compter plus de soixante ou quatre-vingts connues qui doivent occuper beaucoup d'ouvriers dans leur activité, mais qui ressentent, ainsi que \qz poteries de terre, les malheureuses suites du traité d'Angleterre. Il faut donc compter dans le royaume près de deux cent trente ou quarante établissements dont la situation actuelle a donné lieu à l'énumération d'ouvriers sans ouvrage portée au résultat du présent mémoire.

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