I. Mme White, In Medical News, 1895, II
s’est jointe à ces deux écoles celle de New-York, nous savons que c’est l’hôpital d’Elisabeth Blackwell qui en avait formé le noyau. Aujourd’hui elle est la plus fréquentée après l’école de Philadelphie. Elle porte le nom de « Womans’s’ Medical college of the New-York Infirmary ». En 1890, son corps enseignant se présentait de la façon suivante :
A. Professeurs titulaires
Médecine. M. James Leaming, professeur émerite.
Hygiène. — Mme Elisabeth Blackwell, professeur émerite doyen.
-A/iato/nm. — Mme Mary Watles-Faunce.
Histologie, anatomie pathologique. — A. Robinson.
Chirurgie. — MM. Silver et Meyer.
Obstétrique, et gynécologie. — Mme Emilie Blackwell. '
Hygiène. — M. Jones.
Pédiatrie. — M. Chapin.
Dermatologie. — M. A. Rpbinson.
Ophtalmologie et otologie. — M. Moore.
Matière médicale et thérapeutique. — Mme Mary Putnam- Jacobi.
Chimie. — Mme Joséphine Chevalier.
B. Professeurs adjoints
Principes et pratique de médecine. — L. Lockwood.
Physiologie. — M. W. G. Thompson.
Thérapeutique. — M. Amidon.
Maladies du système nerveux. — M. Jacoby.
Chirurgie orthopédique. — M: Stillmann.
Matière médicale. — Mme Joséphine Chevalier.
Obstétrique et gynécologie. — Mme Elisabeth Cushier.
Les six autres collèges siègent à Chicago (1870), Balti-
more (1882), Minnéapolis, Saint-Louis (1891), Cincinnati, où il J en a déjà deux l’un de 1887, l’autre de 1891^ Atlanta (1889). 11 faudrait y ajouter une école homéopatique (New- York medical college foromen) organisée en i863 et où la plupart des professeurs sont femmes.
Ces écoles sont d’ordinaire aussi bien organisées que les écoles régulières (où les femmes sont admises aujourd’hui au même titre que les hommes). D’ailleurs, aucune de ces dernières ne néglige désormais dans ses prospectus d’indiquer qu’elle est ouverte aux deux sexes ; la leçon de i85o, à Philadelphie, a porté.
Certes, les écoles de femmes, comparées à nos facultés, ne sont pas très brillantes ; les programmes sont remplis surtout de promesses, et les bonnes leçons sont rares. Les élèves n'ayant qu’une instruction générale, rudimentaire, les examens d’entrée sont très faibles et les cours sont très élémentaires. Partout le grade de docteur est donné à une foule de jeunes filles qui n’ont pas de grandes capacités cliniques. « Mais pourquoi récriminer, dit M. Baudouin ? Les hommes ne sont-ils pas logés à la même enseigne? Puis, les femmes suivent les cours avec la plus grande régularité, avec une attention soutenue. Elles font d’autant plus d’efforts qu’elles veulent tenir plus haut encore le drapeau de leur émancipation. Elles ont d’ailleurs une instruction première tout aussi solide, parfois même plus solide que celle des hommes (c’est la règle en Amérique), et ont montré en diverses circonstances qu’elles pouvaient affronter la lutte et en sortir avec tous les honneurs de la guerre. »
De l’avis de M. Baudouin, qui visita presque toutes ces écoles, l’école de Philadelphie est la plus sérieuse. A New- York, les études sont presque aussi bonnes. Dans les autres villes « elles sont peut-être un peu plus négligées ». Voici 4’ailleurs un tableau qui indique le nombre des élèves des
Nombre des élèves de 1880 à 1890 dans les Écoles de femmes.
écoles les plus vieilles pendant une période de dix ans, de i88o à 1890.
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Année 1
de création