Idem., 3i décembre 1884, p
la pétition d’un certain nombre d’internes, portant 90 signatures, y compris celles d’un grand nombre d’internes provisoires qui prétendaient s’opposer à l’admission des étudiantes à l’internat.
La pétition (i) des internes n’a jamais été publiée, mais les journaux ont fait connaître les principaux arguments sur lesquels elle s’appuyait. Selon ce document, les femmes n’ont pas les aptitudes physiques nécessaires. Elles n’ont pas non plus les qualités morales, ni les qualités intellectuelles suffisantes. Sans compter la salle de garde et ses inconvénients !
En somme, la seule objection, c’était leur sexe. Cependant, il ne les avait pas empêchées de faire leur service d’externes, à la satisfaction de leurs chefs, et l’avenir a prouvé qu’il ne les a pas empêchées non plus d’être de bons internes. •
Une autre objection fat basée sur le fait qu’un certain nombre de médecins et de chirurgiens des hôpitaux avaient appuyé la pétition des internes. On en concluait que, même admises en concours, les femmes ne trouveraient pas de places. Un certain nombre de médecins et de chirurgiens se chargèrent de répondre par une pétition on sens contraire, et, parmi eux, se trouvent (2) : MM. Verneuil, Charcot, Bail, Fournier, Damaschino, Jaccoud, Germain Sée, Duplay, professeurs à la Faculté de médecine, médecins et chirurgiens des hôpitaux ; MM. Grancher, Joffroy, Landouzy, Raymond, Pinard, Berger, Dujardin-Beaumetz, Benjamin Auger, Théophile Auger, Dejerine, Gouguenheim, Porak, Bar, Brissaud, Empis, Vidal, de Beurmann, de Saint-Germain, Maygrier, Prengruéber, Landrieux, Hutinel. Marchand, Ribemont, Constantin Paul, agrégés de la