I. Pièce communiquée par Mme Brès à Mme Schultze
« S’il ne s’était ag-i que de vous personnellement, je crois pouvoir dire que l’autorisation demandée eût été probablement accordée. Mais le Conseil a compris qu’il ne pouvait ainsi restreindre la question et, l’examinant en thèse générale dans son application et ses conséquences d’avenir^ le Conseil a eu le regret de ne pôüvoir autoriser l’innovation que votre admission aurait consacrée* »
Le directeur de V administration de U Assistance publique,
Signé : Blondel.
Paris, le 21 décembre 1871.
A là suite de ce refuSj les étudiantes pétitioiiiiêretlt plusieurs fois pour obtenir les mêmes avantages, et enfin j ën 1881, le Conseil de surveillance se réunitj le 17 décembrej pour résoudre définitivemeUt la questiUri»
Après de nombreuses discussions, et coûsidêraiïl qüê lés élèves femmes étaient déjà admises à suivre les services dëS hôpitaux en qualité de bénévoles et de stagiaires,- qu’én demandant à subir les épreuves du concours dê rêxtêrnâtj elles n’avaient d’autre but que d’obtenir un titre qui rantit la solidité de leurs études^ et que les fonctions d’é*^ lèves externes que leur conférait ce titre étaient à peu près identiques à celles de bénévoles et de stagiaires, le Conseil décida que les étudiantes ayant demandé à être autorisées à subir les épreuves du concours de l’externat, pourraient être admises à ce concours, sOus la réserve qu’elles rempliraient les conditions déterminées par le règlement sUr le - service de santé.
Dès l’année 1882, les étudiantes ont concouru, et voici leur nombre pour chaque année :
2 en 1882-83
Toutes celles qui ont concouru ont été reçues et en général dans un rang très honorable. Elles se sont acquittées de leurs fonctions « à la satisfaction de leurs chefs (i). Aucune plainte n’a été formulée contre elles ni par les malades, ni par les directeurs des établissements hospitaliers (2).
Par conséquent^ elles n’ont donné à l’administration aucun motif de regretter sa décision.
Obéissant aux règlements mêmes de l'administration de l’Assistance publique qui dit que les externes de deuxième ét de troisième année sont obligés de concourir pour l’internat, elles demandèrent, deux ans plus tard, à profiter des avantages que leur conférait le titre d’externes et à concourir pour l’internat.
L’administration (3), n’exécutant pas le règlement, refusa l’inscription, s’appuyant sur ce que, lorsqu’on avait permis aux femmes de concourir pour l’externat, on avait fait la restriction « mentale » que c’était sous cette réserve que ces externes ne pourraient être internes. Le Conseil de surveillance de l’Assistance publique eut beau voter l’application commune du règlement, la direction résista, et les femmes furent exclues, au moins pendant l’année 1884, du concours de l’internaL contrairement à leur droit. .
Cette résistance (4) de l’administration fut motivée par