‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 151 sur 181 · MO · texte numérisé non relu

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C'esl à lin jury irlandais, au collège irlandais de médecins que les étudiants s’adressèrent, pensant trouver là un accueil favorable. Elles ne se trompaient pas ce corps étant prêt à reconnaître l’Ecole de Londres et à en admettre les élèves aux examens requis pour obtenir le privilège d’exercer la médecine.

Peu après la victoire de Dublin, l’Université de Londres ouvrit ses portes aux femmes.

Pendant l’automne de 1876, une étudiante en médecine demanda à passer ses examens devant l’Université de Londres. L’Université s’opposa : mais on en appela au conseil académique et, le i5 janvier 1878, celui-ci décida, par 21 1 voix contre 182, que les femmes seraient admises aux examens pour les grades de l’Université.

Aussitôt miss Edith Pechey, aujourd’hui professeur, demanda à être admise aux examens de l’Université royale d’Irlande et dudit « Kings and Queens College of physicians « en Irlande.

La requête fut accueillie et sept autres dames se sont depuis présentées et ont aussi obtenu d’être inscrites comme médecins réguliers.

Le règlement de la Royal University of Ireland contient désormais un article admettant les étudiants des deux sexes à tous les degrés, honneurs, concours, prix et bourses de cette Université. Les examens pour les femmes se font séparément de ceux des hommes, mais aux mêmes jours.

Ainsi donc la question des femmes médecins en Angleterre était résolue.

Depuis ce temps, le nombre des doctoresses croît progressivement, les hôpitaux dirigés par elles se multiplient, le nombre des écoles où les femmes peuvent étudier augmente. S’il avait fallu aux femmes médecins vingt-cinq ans pour remporter la victoire, leur épanouissement demanda beaucoup moins de temps.

De 1874 à 1882, cent étudiantes étaient entrées à là nouvelle école médicale et sur ce nombre soixante-quinze étudiaient la médecine sérieusement, tandis que ving-t-cinq suivaient les cours en amateurs.

En 1882-83 il y avait quarante étudiantes. Sur ce nombre dix se préparaient pour l’examen à Londres, vingt-six pour le collège irlandais, quatre étaient amateurs (i).

En i883-4 elles étaient au nombre de 44, en i885-6 43, en 1887-8 77, en 1887-9, 91 (2).

Quelques-unes, parmi ces étudiantes ont obtenu les prix scientifiques qui témoignent le mieux de leur application et de leurs talents. Ainsi, pendant l’année 1881, une élève de l’école médicale des femmes, miss Prideaux a obtenu, devant l’Universitg de Londres, la médaille d’or pour l’anatomie ; d’autres étudiantes ont obtenu des distinctions pour d’autres branches. En 1888, miss Fleury reçut une récompense de 20 livres sterling (5oo francs) pour avoir été la première dans la deuxième division, pour le troisième examen de médecine. En 1887, lorsqu’elle passa son deuxième examen, elle fut première sur quatre-vingts candidates (3).

Le corps enseignant de l’école était composé d’hommes et de femmes. En 1882-3, Stanley Boyd enseignait l’anatomie ; M. Auguste Wallen, la physiologie ; M. Heaton, la chimie ; M. Stokoe, la botanique ; M. West, la matière médicale ; Mme Garrett-Andersôn et M. Donkin la pathologie interne ; M. Anderson, l’obstétrique ; Mme Atkins la gynécologie ; MM. Dupré et Bond la médecine légale ; M. Norton, la chirurgie; M. Sturge, la pathologie générale; M. Mûrie, la zoologie ; Mme Jex-Blake, l'hygiène ; M. Sankey, les maladies mentales ; M Adams les maladies des

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