‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 179 sur 181 · I. Englishwoman’s Year Book for 1900, Londres, 1900, pp · texte numérisé non relu

I. Englishwoman’s Year Book for 1900, Londres, 1900, pp

D’après ce que nous venons de dire, on peut s’imaginer combien d’énergie ont développé les femmes anglaises et américaines pour arriver à des résultats aussi remarquables.

Passons maintenant aux Etats musulmans mêmes. Ils ne se sont pas très émus de l’exemple des peuples européens. Ni la Turquie, ni la Perse, ni l’Egypte, n’ont créé de collèges médicaux pour les femmes, ou d’emplois des femmes médecins, comme en Bosnie.

En Turquie, un iradé impérial, de iSgS,, autorise les doctoresses en médecine à exercer sur la présentation de leurs diplômes (i).

Plusieurs femmes médecins diplômées en Europe ont profité de cette permission (nommons parmi elles Mlle Napfliotou, docteur de la faculté de Paris). En outre, plusieurs doctoresses missionnaires se sont établies dans les différentes parties de l’Empire. Il y en a à la mission médicale du Libanon, à celle de Damas, de Tripoli et de Jaffa. En Egypte, plusieurs femmes médecins sont fixées soit à Alexandrie, soit au Caire. Nous nommerons parmi elles la Polonaise, Mlle Mendelsohn (reçue docteur à Paris) et deux Anglaises, Miss Hunter à Alexandrie et Mme Trevithich au Caire.

En Perse, nous ne pouvons citer que deux femmes médecins anglaises occupant les postes de médecins missionnaires à Julfa et à Yezd. Il en est de même au Maroc : à Tanger, la société des missions médicales a élevé un hôpital pour les femmes. Depuis 1892 il se trouve sous la direction de Mlle Breeze.

Dans l’Afghanistan, l’émir a nommé médecin de la famille Mlle L. Hamilton, née en Angleterre, au comte d’Ayr. Elle étudia la médecine à Bruxelles et y fut reçue

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