‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 38 sur 181 · Biographies des femmes célèbres, art. Sotira · texte numérisé non relu

Biographies des femmes célèbres, art. Sotira

d’après les autres auteurs, aurait écrit sur l’avortement ou sur les maladies des femmes (i).

Certes, la plupart des médicaments qu’il nous communique ne se distinguent pas beaucoup de ceux dont surabonde son livre. Mais un auteur qui admettait de bonne foi les médicaments les plus extraordinaires (2), qui croyait naïvement, avec Démocrite, que les os de la tête d’un malfaiteur étaient bons contre certaines maladies, tandis qu’en d’autres cas ceux de la tête d’un ami ou d’un hôte (3) valaient mieux, devait avoir une prédilection pour les formules thérapeutiques quelque peu superstitieuses. Il se peut très bien que ces femmes valussent mieux comme médecins que Pline. Toutefois, on peut conclure de ces fragments que les femmes dont il parle étaient des sagesfemmes doublées de guérisseuses, puisqu’elles s’occupaient des maladies de l’organisme entier.

Galien nous introduit dans un monde tout autre. Les deux livres De compositione medicamentorum secundum locos et De compositione medicamentorum secundum généra^ lesquels n’ont presque pas été étudiés à ce point de vue, ni par Beaugrand, ni par les autres historiens, nous révèlent toute une série de femmes qui méritent sérieusement la dénomination de « femmes-médecins » et nous donnent même quelques fragments de leurs œuvres. Le grand médecin grec distribue des louanges à plusieurs d’entre elles, et nous voyons que déjà elles fréquentaient les som^ mités de la science'médicale grecque et romaine

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