‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 62 sur 181 · I. Choulant ; Historisch. litter. Jahrhuch, p · texte numérisé non relu

I. Choulant ; Historisch. litter. Jahrhuch, p

mées se multiplièrent vite, et quant aux manuscrits il furent sûrement très nombreux. L’édition de Venise, en i554, a été faite sur un manuscrit perdu, différent de celui d’Argentoratum ; car, elle contient quarante-deux chapitres au lieu de soixante-trois et ne parle ni de Gérard, ni de ses lunettes. Plusieurs manuscrits se trouvent à la bibliothèque nationale de Paris. L’un a été écrit dans les premières années du xiv® siècle (n® 696), et l’autre (n'* 708) remonte au- xnP siècle (i). Le troisième se présente sous forme d’un petit extrait Summula secundum Trotulam (n® 706 pièce 5) et a été attribué faussement à Roger le chirurgien. Ils varient sensiblement entre eux, mais diffèrent encore plus avec les éditions imprimées. L’auteur n’est nommé qu’au troisième. Son nom cependant se rencontre .dans les deux premiers et dans leur titre : Summa quæ dicitur Trotula. Malgré ce titre commun ce sont plutôt deux livres : la grande et la petite Trotula : Trotula major et minor. La petite ne contient guère que des recettes de toilette et d’hygiène, mais la grande est un beau recueil concernant les maladies des femmes, la grossesse, l’enfantement et même quelques affections de l’anus et de l’appareil génito-urinaire de l’homme. Dans la bibliothèque Laurentienne de Florence, Haeser (2) signale un manuscrit qui porte le titre : Trotula in utilitatem mulierum et pro decoratione earum, scilicet de facie et de vulva earum, enfin la bibliothèque de l’Université de Leipsick possède le manuscrit Trotula bona matrona de passionibus mulierum

Les deux fragments qui nous restent des œuvres de Trotula faisaient-ils, — comme pensent Renzi et Beaugrand,

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