‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 65 sur 181 · Gastelamala; U amor délia patria · texte numérisé non relu

Gastelamala; U amor délia patria

tiennent sans indiquer l’époque où elles vivaient, les Salernitaines : Abella, qui se fit une grande réputation avec des ouvrages : De Atrabile et De natura seminis humani ; Mercuriade qui s’occupait de chirurgie, autant que de médecine et à laquelle Mazza attribue quatre ouvrages intitulés : De crisibus, De febri pestilenti^ De curatione vulnerum, De unguentis \ enfin, Rebecca Guarna considérée à tort par Landau (i) comme une juive, car elle était de la célèbre famille sàlernitaine de Guarna, famille ayant donné à la ville un prélat éminent, Romuald (ii54), à la fois prêtre, médecin et historien. Suivant Mazza elle aurait composé des traités : De febribus^ De urinis, et De embryone. Tous ces traités étaient écrits, selon la mode de ce temps, en vers.

Dans le registre angevin des Archives Royales napolitaines (Reg. i32i-i322, lettre A, n. 240, feuille 255) se lit un curieux document relatif à une femme salernitaine qui exerçait la chirurgie. Le 10 septembre i32i Charles, duc de Calabre, accorda la permission doctorale de la chirurgie à Françoise, femme de Mathieu de Romana de Salerne, après avoir reçu un certificat public de TUniversité de Salerne, constatant qu’elle possédait des connaissances solides en chirurgie et qu’elle avait passé un examen devant une commission des médecins et chirurgiens. Le passage suivant en est assez intéressant : « Comme pourtant la loi permet aux femmes d’exercer l’emploi des médecins et qu’en outre, vu les égards de l’honnêteté des mœurs, les femmes se prêtent mieux au traitement des femmes malades ; après avoir reçu le serment de la fidélité nous lui permettons... etc. (2) ».

Au XV® siècle Constance Calenda, fille de Salvator Calenda,

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