‹ Histoire des fils de Louis le Pieux, éditée et traduiteChapitre 2 sur 113 · I. — L'AUTEUR · texte numérisé non relu

I. — L'AUTEUR

La plupart des chroniqueurs de la période carolingienne ayant appartenu au clergé, la personnalité de Nithard, grand seigneur historien, qui n’est jamais entré dans les ordres, s’y détache avec un relief particulier.

Il était fils du célèbre poète Angilbert, primicier de la chapelle royale (de 791 à 794), surnommé l’Homère de la cour!, qui fut chargé de la défense des côtes septentrionales de l'Empire?, et de Berthe, la propre fille de Charlemagne. Il se trouvait être, par conséquent, cousin germain des rois Charles le Chauve, Louis le Germanique et Lothaire, dont il a retracé avec tant de vigueur les sanglantes rivalités. En l’année 843, à l'exemple de son père, il devint abbé laïque du monastère de Saint-Riquier, que dirigeait alors comme abbé régulier son cousin Ricbodon, fils d’une autre fille de Charlemagne*. Il n’abandonna pas pour cela le

1. Voyez une lettre de Charlemagne à Angilbert (796), publiée par Dümmler dans les Monumenta Germaniae historica, Epistolae, t. IV, n° 92, p. 135.

2. Hariulf, Chronique de l’abbaye de Saint-Riquier, Liv. II, ch. vi, éd. F. Lot, p. 52. Ce fait n’est toutefois confirmé par aucun texte plus ancien.

3. Annales de Saint-Bertin, année 844, éd. Waitz (Rerum germanicarum scriptores), p. 31; Annales de Fulda, année 844, éd. Kurze (même collection), p. 34-35. Rien ne prouve que Nithard ait succédé à Ricbodon, ainsi qu’on l’a prétendu (Nithard, éd. Müller,

Préface, p. vi), et Univhlopltà lqhÜnägnt été ensemble à la

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