L'AUTEUR VII
a combiné ces renseignements avec ce que la tradition monastique a pu lui fournir, ainsi qu’une chronique du monastère apportée, dit-il, de Gorze par l’abbé Gervin!. Il ajoute notamment que Nithard fut enseveli à côté de son propre père et que, lorsqu'on transporta les cendres de ce dernier dans l’église, les restes de l'historien furent placés dans l’ancienne sépulture d’Angilbert. L'abbé Gervin retrouva, en effet, dans le sarcophage où avait jadis reposé ce dernier, le cercueil de bois doublé de cuir renfermant le corps de Njithard, conservé dans du sel ; sur la tête, on relevait encore les traces de la blessure qui avait été cause de sa mort.
C'était à la fois un guerrier et un diplomate. A la bataille de Fontenoy, il fut d’un utile secours à l'aile de l’armée que commandait le sénéchal Alard; d’autre part, remplissant près de son cousin Charles, beaucoup plus jeune que lui, le: rôle de principal conseiller, il fut chargé à différentes reprises des missions les plus délicates.
Son père étant mort en 814, il avait certainement plus de quarante ans lorsqu'il périt à son tour, en 844.