‹ Histoire des fils de Louis le Pieux, éditée et traduiteChapitre 98 sur 113 · C'est-à-dire jusqu’au 14 juillet · texte numérisé non relu

C'est-à-dire jusqu’au 14 juillet

4. L'assemblée de Thionville eut lieu à la mi-novembre 842. Cf. Lot et Halphen, Le règne de Charles le Chauve, t. I, p. 60.

5. On le trouve encore le 30 décembre à Thionville ; le 21 janvier 843, il est à Gondreville, et c’est seulement en février que sa présence est attestée au palais d’Aix-la-Chapelle. Cf. Bœhmer et Mühlbacher, 2° éd., n° 1095-1097, p. 452-453.

6. Ce mariage eut lieu à Quierzy le 13 ou le 14 décembre 843. Cf. Lot et Halphen, ouvr. cité, p. 60.

7. Sigenolf ou Siconolf, prince lombard de Salerne, de 839 à 849, frère du prince de Bénévent Sigehard ou Sicard. Sur ces personnages et les événements auxquels il est fait ici allusion, voir KR. Poupardin, Études sur l'histoire des principautés lombardes de l'Italie méridionale et de leurs rapports avec l'empire franc, dans le Moyen âge, 2° série, t. XI (1907), p. 4 et suiv., et tirage à part, p. 62.

Nithard. 11

142 DE KAROLI REGIS NUPTIIS (dec. 842)

sibi causa subsidii inducti, Beneventum invadunt. Eodem etiam tempore Stellinga in Saxonia contra dominos suos iterum rebellarunt, sed praelio commisso nimia cede prostrati sunt! ; ac sic* auctoritate interiit, quod sine auctoritate surgere praesumpsit.

Accepit quidem Karolus, uti praefatum est, in conjugio Hirmentrudem Uodonis? et Ingeltrudis filiam et neptem Adelardi*. Dilexerat autem pater ejus suo in tempore hunc Adelardum adeo ut quod‘ idem vellet in universo imperio, hoc pater faceret. Qui utilitati publice minus prospiciens placere cuique intendit. Hinc libertates, hinc publica in propriüs usibus distribuere suasit ac, dum quod quique petebat, ut fieret effecit, rem publicam penitus annullavite. Quo quidem modo effectum est ut in hac tempestate populum qua vellet facile devertere posset, et hac de re Karolus praefatas/ nuptias maxime iniit, quia cum eo maximam partem plebis sibi vindicare posse putavit.

Nuptiis quidem xviIII kal. januarii expletis' natalem Domini ad Sanctum Quintinum celebre peregit, Valentianas® quoque qui de fidelibus suis inter Mosam Sequanamque causa custodief remanere deberent ordinavit ; idem vero partibus Aquitanie una cum * conjuge anno D CCC XLIII incarnationis Domini in hieme iter direxit$. Fuit autem eadem hiemps praefrigida nimis ac diuturna, langoribus insuper habundans nec non et agriculture peccorique apibusque satis incongrua.

[7.] Hic quique colligat qua dementia utilitatem pu-

a. acsi À. — b. neptam À.— c. ut quod omis À. — d. utilitate À.— e. annulavit corrigé en annullavit 4. — f. DER A. — g. Fol. 17 v9, col. 2, de À. — h. Omis À.

MARIAGE DE CHARLES LE CHAUVE (décembre 842) 143

même moment, en Saxe, les membres de la « Stellinga » se soulevèrent de nouveau contre leurs maîtres, mais, ayant livré bataille, ils furent exterminés en masse! : et ainsi fut dompté par le pouvoir régulier ce qui avait osé se constituer sans lui.

Comme on l’a dit plus haut, Charles se maria et épousa Ermentrude, fille d'Eude? et d’'Engeltrude et nièce d’Alardä,. Son père avait eu tant d'amitié, en son temps, pour cet Alard, que tout ce que celui-ci voulait, dans l’administration de l'empire, il le faisait. Mais Alard, peu soucieux de l'intérêt public, s'était proposé de plaire à tout le monde, il avait conseillé de distribuer à l’usage des particuliers ici les libertés, là les revenus publics, et ainsi, en faisant exécuter ce que chacun demandait, il avait ruiné complètement l'État. De cette manière, il arriva qu’il pouvait facilement, à cette époque, diriger le peuple comme il voulait, et Charles fit surtout le mariage en question pour ce motif, qu’il pensait pouvoir par là attirer à lui la plus grande partie du peuple.

Les noces furent célébrées le 19 des calendes de janvier ‘, puis il passa les fêtes de la Noël à Saint-Quentin et se rendit à Valenciennes, où il décida quels seraient ceux de ses fidèles qui devraient rester pour garder le pays entre la Meuse et la Seine. Enfin, lui-même, il partit pour l’Aquitaine avec sa femme dans l’hiver de l’année 8436. Et cet hiver fut particulièrement froid et long, abondant, en'’outre, en maladies et très nuisible à l’agriculture, au bétail et aux abeilles.

[7.] Que chacun apprenne ici que celui qui commet la folie

1. Il n’est question nulle part ailleurs de cette nouvelle révolte des Saxons.

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