‹ Histoire des Français des diverses états (volume 2)Chapitre 10 sur 96 · ARMURIERS · texte numérisé non relu

ARMURIERS

Autrefois on faisait des armes aussi solides que les nôtres; on ne les faisait pas aussi commodes. Le jeu des lames et des charnières6 est vraiment admirable. Un homme est aujourd'hui dans une armure de fer battu comme dans sa peau.

L'art de l'armurier emploie tous les métaux; il comprend l'art du forgeron, du coutelier, du fourbisseur , du laynetier7, de l'orfèvre; il comprend celui du doreur, même celui du graveur, même celui du peintre.

42 XIVe SIECLE.

La dorure sur métaux, au moyen du mercure8 , est surtout très curieuse.

Les armes de Paris , de Bourges9 , sont bonnes ; celles de Toulouse , de Poitiers sont excellentes lo.

Quant aux armes étrangères, celles du Milanais sont les meilleures ; celles de l'Allemagne ne les valent pas ; les ordonnances nous en avertissent ".

Depuis un demi-siècle le prix des armes n'a pas sensiblement augmenté 12.

Armurier vient sûrement d'arme; arme vient sûrement à* arma; nous ne pouvons pas remonter plus haut.

BABBIEBS.

Tout au contraire des marchands de vin , les barbiers ont leur boutique pleine le samedi et vide le dimanche l3.

Le métier est aujourd'hui fort bon ; car la mode de se faire raser la barbe est devenue à peu près générale l4 ; elle pourrait passer et le métier redevenir mauvais.

Barbier , barbe , barba.

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