CHAPITRE X
Canspiration du 49 août. — Naissance du due de Bordeaux. — Électi Ouverture de 1a'session de 18%, — Leltres, arts, sciences. — Extéri Débats législatifs. — Congrès de Layhach. — Loi des dotations. — la session, — Mort de Napoléon,
$ L. Coxsmranox pu 49 aour, — Les éléments ne manq pas. Quelques essais de sociétés secrètes ou de complots avai: “bauchés entre diverses groupes de citoyens, lorsque l'explot les premiers succès de la révolution militaire provoquée, en gne, par les généraux Riégo et Quiroga, tonrnèrent l'attent libéraux de France vers l'arnée. It y avait à bien des mécor ments à exploiter. La loi de Gouvion Saint-Cyr avait fait r dans l'armée bon nombre d'anciens mil es de lout gradk obéissaient imp jeunes gentilshommes- qui n'avaient jamais vu Ceux-ci étaient nombreux, surtout dans les corps priviligié garde, où les sous-offit carmée n'avaient été qu'en déposant leurs galons. La préséance de la garde sur L L cette dernière. D'autre part, les ofliciers geutilshe ptaient pas de bon-cœur cette même loi, qui mettait o! ancements de et ils en annonçaient hautem rogation. C'était une menace à tous ceux que rentrer.
uison de Paris, qui se firent fort de soulever leurs ré but était de chasser les Bourbons et d'appeler La nation à « noncer sur le choix d'un #0 nement. Le mouvement i la nuit du 19 au
uns des cunjur
recherches. Ceux que l'on ten
condanmés à des emprisonnements plus où moins 1 La conspiration du 19 août ne fit courir au gouverne
péril réel et sérieux, mais elle donnale signal d'autres projet:
488 MONARCETE CONSTITUTIONNELLE.
blisit, en 4820, son premier volume, les Méditations j religieuses, destiné à rester, sinon le meilleur de ses ot moins celui qui devait conserver le privilége de produ profondes, les plus durables émotions. Le succès en fu incomparable et, du premier coup, plaça le jeune poë premiers rangs parmi les écrivains de la France.
Ce ne fut pas une moinüre émotion que produisit dar des arts l'arrivéeen Franced'un chef-d'œuvre inconnu antiquité grecque, l'admirable Vénus, dite de Milo, déco la petite Île de ce nom par M. de Marcellus, secrétai sade française à Constantinople, réservée à grand'peine | la France, puis expédiée au Louvre par les soins de l'at le marquis de Rivière. Le génie de l'art grec semblait + à la régénération de l'art français.
Dans la science, Ampère, poursuivant le cours de ses appliquer à la télégraphie les notions d'électro-magr couvertes par un savant étranger, le chimiste danois Qu statait l'aimantation temporaire du fer par les courants C'était le principe de la télégraphie électrique.
Volney meurt le 25 avril 1890.
$ VL Exrémieu. — L'agitation politique, qui ne causa que d violentes discussions, des émeutes et des consp redoutables, avait, dans plusicurs pays étrangers, des autre importance. Au mois‘de janvier 1890, ui prête à s'embarquer à Cadix pour aller sout d'Amérique, se soulevait, sous la direction des généra Riégo et contraignait le roi Ferdinand VIT à rétablir la de 1812. L'armée napolitaine proclamait à son tour Ia espagnole (juillôt) et le roi, ne voulant pas la reconnaitr en faveur de son fils qui la promulguait, Au mois d'aot révolution s'accomplissait en Portugal; le mouvement naire se préparait dans le nord de l'Italie. Mais les sou triche, de Russie et de Prusse, réunis à Troppau, pour ces révolutions, convoquaient à Laybach un congrès de européennes afn de concerter des mesures répressives.
8 VIT. Dénars nécisuarirs. — Les élections faites 501 double vote avaient ramené à la Chambre 0 à 30 de « qu'en avaient écartés les élections régies par la loi préc flaient tous des fanatiques de 1815, dont la présence aile pour vendre plus calmes les délibérations de 1
tune, mais ne put empêcher qu'elle ft adoptée à une grar majorité.
S VIH, Coxcnès ve Laysaén. — Tandis qu'en France, la Revolet ait ainsi attaquée par des lois et par des discours, elle subis ailleurs une plus brutale agression.
Les trois souverains réunis à Laybach avaient appelé auprès d' le roi de Naples : il s°y rendit, déclarant aux Les qu'il allait : fendre la tause de la Constitution napoli une fois brri il n'eut d'autre pensée que de presser l'i rares armée, déjà: cidée par les trois monarques.
Il y avait aussi à Laybach un plénipotentiaire anglais et tres présentants de la France. L'Anglais déclara que son gouvernem ne pouvait consentir à une intersention, mais qu'il reconnsis que d'autres gouvernements pouvaient avoir des raisons d'agir féremment, pourvu qu'ils assurasent n'avoir aucun projet d'agx dissemen£. Les diplomates français. tout en cherchant, dans le conversations particulières, à amener des mesures de conciliati adhéraient officiellement, quoique sous réserve, aux résolutions: trois cou
lourne pas heurter trop ouverteuent le sentiment public et pr paraitre respecter la souveraineté du roi de Naples, les trois pu sances mirent ion une armée autrichienne dont il pr uait l'entretien depuis le moment où elle aurait fran le Pô jusqu'à l'époque où elle cesserait d'occuper le royaume
la frontière de andée p eurs armes, les uns s° le command
où se trouvait l'armée aps Les soldats napolitains jette autres font cortège aux euvaki
ceux-ci qui occupent tout e et rélablissent le roi abolu.| les est accompagnée d'arrestalion avait été a
tures, de supplices. Le début des ar les libéraux de France ; le ane AUX TOY
pour se soulever, que l'éluipuement :
ane de Lombardie. Quand on Ia sut arrivée à e napolitaine, la garnison d'Alexandrie proclame la Con
l'armée autric frontié
Les rois venaient de faire la police de l'Europe; la faç avaient agi avec le Bourbon de Naples, montrait ce qu' faire avec le Bourbon d'Espagne et ce qu'on ferait, au b les Bourbons de France.
$IX. Loi pgs poratioxs. — La contre-révolution piémont pas accueillie avec moins de joie que la napolitaine par révolutionnaires français qui se montrèrent, dès lors, plu plus menaçants.
Dans la discussion d'une loi présentée par le minist: et dont l'objet élail d'indemniser les anciens titulaires d imputées sur des domaines restitués à l'étranger pa de 1814, les orateurs de la droite se livrèrent aux plu diatribes, aux plus outrageantes personnalités contre ce: qui étaient presque tous des oflisiers français de tout gr veuves et orphelins d'officiers lués au service de la Fi vriginaire des dotations s'élevait, en 1K14, à 58 millior nements de la guerre et diverses autres circonstances le 1 1820, à 1.800 mille franes qu'il fallait partager entre 3 droit. Le maximum d part devait être 1,000 francs « s de Cette rente devait c msmnissible aux héritiers des titulaires.
solument le druit de étaient que des complices ou des serviteurs de des coupables qui avaient combattu contre leur souver avait de fidèles français que ent pris les à le roi, les soldats de Condé et de la Vendée. Tandis q élauent spoliès, volés, Iissé US OI projusSa à isonnaient les eut dans la logique de leurs idées et de lien. L'opposition aussi était dans la logique de sa situ sesidées, qui étaient celles de la France, en soutenant
nctionnaires de l'Empire et il , des hommes qui a vyalistes pure rappel
pan
ient servi le régime mupér at durement ce souvenir pr is non pas comme
rs viagers, accordés par le roi selon son bon plaisir. Celle discussion, où les honunes el Les choses de La Ie
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conversations, plus ou moins exacles, mais lenues moins en auditeurs qui les recueillaient que de la postérité à laquell adressait, faisaient disparaitre le despote avide de conquête substituer « le missionnaire armé de la Révolution », qui voulait, pour couronnement de son œuvre, la Liberté. Si : a aimé la liberté, il l'a aimée passionnément, exclusivemet pour lui tout seul, comme l'avare aime l'or, pour l'erfor comme le vrai civilisateur aime la lumière pour la répandr
Depuis six ans, les bonapartistes de France ou s'étaient la Restauration et occupaient des situations qu'ils ne se # plus de compromettre, ou étaient entrés dans l'opposition e dû suivre le grand courant libéral, ne gardant de l'époque à que les souvenirs de grandeur militaire qu'ils relevaient à Bourbons revenus à la suite de l'étranger.
leut-être eût-il mieux valu pour la Restauration, et certa iLeût mieux valu pourla liberté que le bonapartisme restät avait été en réalité : la pratique cynique du plus abomins potisme, Sous sa vraie figure, il n'el plus séduit personr Liberté française n'eût pas accepté cet allié indigne d'elle. gouvernement royal eut le tort de poursuivre et de vouloi comme bonapartistes les hommes les moins portés vers l'En le parti libéral arcucillit avec une trop confiante généro hommes qui venaient lui demander asile et protection au m
liberté. Ce fut, sans doute, unealliance funeste, mais elle ét la force des choses.