CHAPITRE XII
rations. — Les serseni Ictions, mort du de de
Le nouveau nunistère, = Lois eur la présse. —
Lu bete
SL Le vouvear mivnrène.
sunbres auspices : on apprenait des lentatives d'insurrection. à
AECNNDE RESTAURATION, — 1899. 901 le. et et l'avénement da ministère Villèle inaugurait de combat.
de Ta gaurhe et de la droite avait produit le résultat chuté du cabinet Richélieu et la reprise du pouvoir Les hmmmes de 1815. Ce nouveau règne devait-il être aussi que l'avait caleulé la gauche? Elle put le croire, 46 décembre, su sortir de chez lé roi, où il venait d' sa nomination dé ministre, M. de Villéle rencontra M, de il allait proposer la succession à M. de Peyronnet, et # de rester dans la nouvelle combinaison : « Je m'en garrépondit le chancelier in extremis, vous n'en avez pas mois. »
y mellait de la courtoisie; dans les conversations des #4 de Ia Chambre, on était moins généreux : on n'accorde Ia droite que quinze jours d'existence.
ministres se présentérent devant la Chambre le jour même debur nomination, et leur premier acte fut de retirer le projet de la pour La prolongation de la censure.
Le rejet de
tie loi avait été une des bases de la coalition; le
D irait en fut le dernier effet. Les deux alliés retournérent chacun D = préférences.
D La uimires pouvaient être embharrassés de leur suceës; quelle
que lt la mleur personnelle des deux principaux, MM. de Villéle & rbière, ils ne seraient pas parvenus au pouvoir Sils n'y aieot été portés par des intrigues de cour et par la coalition parlmetaire, Vis-i-vis de la gauche, sa position était bien nette Wéit pas par sympathie pour lui qu'elle avait contribue date du due Richelieu: il n'était donc tenu de rien faire pour #lb : ils élaient des ennemis naturels, irrécoaciliables.
Autre était leur position vis-i-vis de la droite; ils en étaient les thefs, mais à la condition de la servir. Or, quand des hommes ar Gent au pouvoir par la victoire d'un parti, S'il y a des idées & prédominer, il y à ur
aussi 1} exigences pré elles ils ont le devoir de résister; car, autre est la conduite de chefs de parti, autre celle de chef de gouvernement. Ceux-H Mont à satisfaire que leurs adhérents, ceux-ci ünt à tente compte de l'opinion du pays. Il y tmbattent que par dévouement à une idée; il ÿ en + désouent qu'à leur propre ambition el pour La en
ras, des principes qu'ils ont le devoir de É es où outrées
ssions excessives, 6
, dans les partis, des liommes qui n° ï qui ne e des places
202 NONARCHLE CONSTITUTIONNEL.
Ces derniers ne méritent que mépris; 3 mais les chefs victorieux « le droit de réclamer des premiers un concours actif, que ceux. ont lé devoir de donner. Si le parti vainqueur négligeai L d'occay les fonctions principales de l'État, les ennemis les garderaient s'y glisseraient, et la victoire pourrait en être compromise. L fonctionnaires, en France, regardent leur place comme une pr priété qui leur appartient et qu'ils ont le droit de garder sous ta les gouvernements. Il n'est pas bien sûr que le service y gagne: expérience et en stabilité. Il est certain que la routine en protite peu près seule, que le caractère de l'hoinme s'y abaisse, que considération du fonctionneire en est amoindrie.
Le ministère du 15 décembre ne se fit pas faute de destitutisr et de nominations nouvelles, mais, ne pouvant satisfaire à 10ch les cupidités, il eut contre lui etes réclamations de ceux qu'il fa pait et les clameurs de ceux qu'il mécontentait. Il usait du dreë d L toire et remplissait le devoir de veiller à sa sûreté. L'opiais publique lui fut hostile, parce que sa victoire était remportée a la France même par une coterie de cour el une majorité parlemen taire que repoussait la nation.
C'était le régime de 1815 qui triomphait, et l'on ne tards pes s'en apercevoir.
Deux ambassades étaient vacantes, celles de Londres et de Xa yles, dont venaient de se démettre MM. Decazes et Narbonne Pelet La pren caubriand, la secoue à M. de See
dont de Naple:
d'alleurs, pas ci ire : l'Autriche + règ
D'autres pl es à de « tidéles » royaliste:
M. de Vatimesnit fut nommé secrétaire général du ministère deb justice.
$ IL. Lois avr 14 murs, — En retirant le projet de loi sur censure, le ministre à de la druite d'y sb
présent # les dél leyronnet, accomplissant promesse faite, déposa uu nouvest projet de loi » sur la police des journaux, » qui fut renvoyé à lt jet de M.
ppart sur le premier bre considéralle ire aggravé par La commission.
tuent moditié,
204 MONARCHIE CORSTITUTIONNELLE.
les injures mème! La passion était égale des deux côtés, et, il{ le dire, la conviction, la sincérité aussi. Tout ce monde d'émig absent de France pendant vingt-cinq ans, ramené dans la patriesl Pouvoir par un coup inespéré de fortune, voulail et croyait poan de bonne foi, rétablir le régime sous lequel il avait vécu avant 1? Tout ce qui avait pu se faire depuis n'était qu'une œuvre de voite et de crime ; les plus sages consentaient bien à entenir com le moins possible, dans les plus strictes limites de la Charte les exagérés, ceux qu'on pourrait appeler les royalistes rodien et c'était toute la droite de la Chainbre, reproclaient au roi voir, en concédant la Charte, aliéné des droits dont il n'était q dépositaire, et ils réservaient soit à lui-même, soit tout au mis son successeur, le pouvoir de retirer ce qui avait été octrogé. successeur était de cet avis. Ce n'était pas pour les séductionsq' y Irouve, qu'ils désiraient le pouvoir, c'était pour accomplir l'en de Restauration.
L'opposition n'était pas moins passionnée : elle défendait l'œut de la Révolution. Les temps de cette grande époque n'étaient | encore si éloisnés, que le soufle en lüt déjà trop alfaibli. Reanot de ceux qui alurs composaient le parti libéral, avaient combell armes à la main, ces mêmes émigrés, auxiliaires jadis de | nger, aujourd'hui rendus, on disait imposés, à la France | l'étranger : Lafayette était, dans la Chambre, la représentalon te de la Révolution et de ces républicains, pen nombreux, ni pas fléchi devant l'Empire. D'autres généraux avaient € tendu le sol de la France jusqu'à la dermère heure, et n'a quitté qi échirement les couleurs de la Révolution, devest celles de uce entiêre. Si l'immense majonté de la ua imait accueilli avec contiance les Bonrbons promettant la paix d liberté, elle n'entendait les conserver qu'avec ces deux graniis bit droits civils conquis par vingt-cinq aus de luttes où
moules inconeiliables, chacun appuyé sur 4 nt Le sieu d'un passé disparu sans retour, eh eut. payé el ‘se seali ir. Aussi le choc était-il toujours violet 1lé, la conviction des combattants donnan etère de grandeur qui a souvent manqué à
de l'av la since
tempétueux à la lutte un ca luttes ultérieures.
Royer-Collant, avec un des: plus mémorables discours, Mar
206 MOXARCBIE CONSTITUTIONMELLE.
sans une auturisation du roi. Les cours royales pouvaient, en 2 dience solennelle, suspendre ou supprimer tout journal ou éi périodique « dont l'esprit et la tendance seraient de nature à porta atteinte à la paix publique, au respect dû à la religion de l Éut e aux autres religions légalement reconnues, à l'autorité du roi di la stabilité des institutions constitutionnelles. » Enfin, dans l'inter valle des sessions et en cas de circonstances graves dont le gourer nement était juge, la censure pouvait ètre établie par une ordesnance royale, contre-signée de trois ministres. Celle mesure cessak de plein droit, un mois après la réunion des Chambres, si, dans @ intervalle, elle n'avait pas été convertie en loi. De toute façon, dk prenait fin, dès que des élections générales étaient convoquées. Le rapporteur, M. de Martignac, dépulé nouveau de la Gireds établissait, en principe, que les journaux ne sont pas nécessaire, que ce sont, sauf de rares exceptions, des spéculations industrie aisant à un besoin public et n'ayant en vue que le pret . Ur, pour y parveni plus commode de s'adre ser aux passions, de les exciter, que de parler le langage de à
l'adoption du projet du ministère, tout en déde rant que sa demande « était oiseuse, inutile, surabondante, part Charte conférait au gouvernement. le droit de
tait la premiére fois qu'on e: ntendait aftirmer aussi hautement,
nettement cette interprétation de le 14.
La bataille ne fut pas moins che furieuse que la pré te discussion connue dans l'autre, les minbtré grément de voir mettre leurs paroles d'st
subir le diction avec leurs actes d'aujourd'hui, M. de Girardin #
plaisir de lire un discours très luaut en faveur de liberté de la presse; interrowpu par les cris de la droite, il refersit en déclarant que le mérite de ce qu'il venait delire
U pas, attendu qu'il n it que reproduire
ner l'ancien régime : e Rappel que tous ces moyens ont été ea s el Angleterre, à la fin du dans le siècle actuel, et qi triompher. IL en sera de
208 MONARCHIE, CONRTITUTIORNELLE.
tion libérale; elle y rencontra une coalition d'ambitieux méca tenis, tels que le prince de Talleyrand, MN. Decares, Rov, Mol Pasquier, auxquels se joignit le duc de Richelieu, qui, tous, d& venus les adversaires de la censure après l'avoir pratiquée à let profit, firent triompher, par 112 voix contre 101, nn amendermn rélablissant dans le texte de la loi la qualificotion de constitatios nelle, ajoutée aux mots « l'autorité du roi. »
Celte madilication ramena la loi au Palais-Bourbon, où elle f adoptée avec l'addition des pairs par 45 voix contre 99.
$ NT. Coxspirarioxs. Sauuur Er Becrort. — Au cours de | diseussion des lois de presse, un ministre qui avait parlé de com plots et de conspirateurs, sommé par des députés libéraux & s'expliquer, déclara n'avoir voulu faire allusion qu'à des faction en dehors de la Chambre.
Qu'il y eût des complots, c'était hors de doute. Le gouvernemet et le public avaient appris à la fin de décembre et au comme ment de janvier, la découverte fortuite d'un mouvement concené aver des sous-officiers de l'école de cavalerie de Saumur, puish dénonciation d'un autre mouvement préparé à Belfort. A ce dernier devaient prendre part quelques députés, Lafayette, Vorr d'Argenson, Kwhlin, Manuel, etc., mais c'est un point que le geevernement ignorait ct que ne connaissient pas les collègues & ces député
Les deux projets avaient été organisés par les carbonari, # concertant dans l'ouest, avec les cheraliers de la liberté. À Sæmur, il n'y eut même pas commencement d'exécution, jar se de la découverte accidentell: du complot, quelques jours avant k 95 décembre, date fixée pour l'explosion. La mème date était fe pour Belfort et il ÿ eut lun conmnencement d'exécution, entré, puis déjoué d'après une rüélation, fortuite anssi, que confirmérest ensuite des aveux de quelques comspirateurs arrêtés. Lafsyeut parti de pour aller prendre la direct on d'un gouvrmeent prov qui devait se réunir à Colmar. Averti, en route, que le complot était | changea d'itinéraire. Cependant h voiture, portant ses armoiries, était restée aux mains de l'autorité s; cetle voiture fut détruite, la , ann le appartenait. Le gouvernement ieurs membres de ls Henry Schefler, L encore inconn
ard, Bazard et d'un lieute:
tion à une société secrète. Il n'en fut pss moins condemné à mt et exécuté le 10 juin.
Tous ces insuccès ne découragérent pas les carbonari ; si le pre mier mouvement projeté à Saumur n'avait pu s'accompiir, ls éléments principaux en subsistaient toujours. Le complot fut renoué el un nouveau plan concerté.
En ce moment même, du 30 au 98 février 1822, le conseil à guerre de Tours jugeait les sous-officiers compromis dans Le tem tative de Saumur. Ils étaient onze, dont un contumax, poursen comme auteurs, comphces ou non-révélateurs de complot. Tres, Delors (contumax), Sirejean et Coudert, furent condamnés à mort; un à cinq ans de prison, cinq à deux ans, deux acquiités. Sirgemn et Coudert, s'étant pourvus en révision, le jugement, en œ les concernait fut cassé et ils comparurent, le 20 avril, dersius nouveau conseil de guerre qui condamna, de rechef, Sirejess à ln anort et Coudert, pour simple crime de non-riélaion, à cie de prison. Sirejean fnt exécuté le 2 mai.
après le plan nouvellement adopté, le général Berton, avait commandé une brigade à Waterloo et publié un récit rem qué de cetle bataille, investi de la direction du. mouvement, pr un conseil des chefs des carbonari de l'ouest, devait, le 23 fvrie, soulever la garnison, l'école el la garde nationale de Saumur. arborer le. drapeau tricolore, annoncer la formalion d'un gouvenement provisvire, puis insurger le pays environnant et mar cher sur Angers pour s'en emparer et en faire une base d'œpl rations.
Au dernier moment, le comité d'exécution changea le plan 4, au lieu de faire partir de Saumur le mouvement initial, résolet de le faire éclater autour de cette ville, en prenant Thouars po point de départ; ce changement nécessita un retard de vingt-quare heures et, à son tour, ce relard entraina l'echec de l'entrepeue. Berton arriva devant Saumur avec des forces insuñisantes, nf attendait et dut se retirer avec @ ré suivants, 150 3
a que le concours qu qui se dispersa. Le lendemain 160 personnes furent arrêtées.
les carbonari, restés libres n'étaient découragés. Un toisiént complot fut organisé la fin de dont Berton restait ke chef et dont le peint central était encore Saumur avec un rt ment de ers qui avait remplacé l'École dissoute «ts
22 MONARCHIE. CONSTITUTIONRELLE, à la foule qui l'entendit avec surprise, ce cri alors oublié : « la République! »
Il manqua une victime au bourreau : cœæ fut Café. Le jou l'exécution, laissé seul. avec un prêtre dans son cachot et où dans son lit, il s'était ouvert l'artère crurale tandis que le pe parlait. Lorsque celui-ci, frappé de la pâleur du prisom appela les gardiens, il ét éjà trop tard : tous les efforts d science ne purent conserver Caffé.…. à l'échafaud.
Des seize contumax, onze furent condamnés à 4mort, à cinq ans de prison, un à une année ; un seul fut acquitté.
La dernière tentative de Berton donna lieu encore à une pn dure devant les assises du Loiret qui, le 30 janvier suivant, « damna à mort deux des trois accusés et le troisième à trois am de prison. La peine du premier fut commuée en vingt ans ds tention. Le 5 mars, cinq contumax de la même affaire fa condainnés par la mème cour, quatre à la peine de mort, unà s de bannissement.
Ce ne fut pas la fin de celte multiple conspiration : le 2 vembre 1825 et même le 24 décembre 1824, quatre contumax assises de la Vienne, tombés entre les mains de la police, fur jugés par la même cour d'assises. Deux furent condamnés à m un à nn an et un à huit mois de prison. Des deux premiers, | eut sa peine commuée en % ans d'emprisonnement, l'autre celle des travaux forcés à perpétuité, ce qui entrainait l'expo et la flétrissure; le condam il s'appelait Saunion, fut exp sur la place publique de P marqué à l'épaule des let TP. puis expédié au bagne. FIV. Les Sencexrs nx La Roc tions de cette époque, une surtout à lai souvenir profout durahle et est restée presque comme une légende dans la 1 moîre populaire ire dite des Quatre Sergents de Hochelle, Ce fat, en effet, la plus large eMusion de sang human nom de Ia justice politique et cv fut aussi une grande iniqu ar il fut impossible à l'accusation de pronver qu'il y eût com ai du mot.
ma 1x21, le 45° régiment de ligne vint tenir £ ris. Un de ses bataillons oceupait li raserrie de la: , l'autre celle de T' n collège de Lis:
rue Jean au cœur de ce que l'on appelait 3h de quartier latin. Le sergent: major Bories retrouva. parmi
— De toutes les conspi
Goubin et Pommier, interrogés par le général Despänots | rent tout ce qu'avait révélé Goupillon, et, cé que celni-ei pu faire, révélèrent l'existence de la Vente centrale. Der juges, ils ont aflirmé que Despinois s'était présenté à eux} carhonro ayant lui-même. la mission de soulever Nantes :| demandé à être publiquement confrontés dvéc ce génie assigné par le président des assises, répondit ne re" son poste.
Despinois fit un rapport au ministre dé là guerre 7 niqua au conseil des ministres, Le gouvernement encore que trés-imparfaitement la charbanterie, Les venues de La Rochelle lui découvrirent touté ne mystérieuse, s'étendant à la France entière et pên dans l'armée, 1 ft sur-le-champ arrêter les délégués d centrale qui avaient assisté à la réunion du roi Clorié} À ML. Baradère, avocat, Gauran, chirurgien à l'hôpital employé, et Henuon, chef d'insttution. Ce dernier, craig sa maison él peut-être pour sa vie, donna tous lès ren qui étaient à sa connaissance; mais grâce à lo charbonnerie, les révélations d'un aflilié ne pouvaient ik quant aux personnes. Aussi uné longue et minutieuse inst n'aboutit-elle qu'à pouvoir mettre en accusation les 50 affiliés au 45°, le capitaine Massias, di même réginsent, délégués de la Vente centrale, en tout vingt-cinq pé “douze accusées de participation directe à un complôt'et cusées de non-révélation. La première catégorie se conso MN. Boradère, Gauran, loré, llennon, du capitainé des sergents-majors Bories, Pommier, Goupillon, des Goubin, Haoulx, Asnës et du soldat Bicheron. Ceux de calégoris étaient lous des sergents où caporaux, ave ni du 45.
Le principal organe du ministère publie, dans cette M. de Marchangy, magistrat littérateur, qui, voulant éraitert dyrs de Chateaubriand, n'avait réussi qu'à exagérer tous lé! de son modèle dans deux ouvrages déclamatoires, lt Gare et Tristan l'Érmite. Devant la Cour d'assises de La Seine, bals 'ouvrirént lé 24 août, il était difficile de démontrer la cipation 4 un complot dont Ls trame n'existait pas. L'avocst romancier, mettant en œuvre les incomplètes notitites! sur ln éharhonnerie, ft un fantastique ét effrayant (aber:
pl
216 MONANCHIE CONSTITUTIONRELLE.
Cette lecture est suivie d'une scène de douleur entre les « damnés et les avocats, dont l'émotion est partagée par l'audit où se trouvaient beaucoup de carbonari et qui était tout en sympathique aux accusés.
Pendant la détention préventive, des projets d'évasion ava été formés en faveur des accusés, sans pouvoir être menés à ba lin. Une autre tentative fut faite pendant qu'ils attendaient à cêtre le résultat du pourvoi en cassation. L'auômnier de la pra initié au projet, s'empressa de le dénoncer. Le pourvoi rejeté, carbonari songèrent à enlever de vive force les condamnés su chemin du supplice ; mais ce fut sans résultat.
Le 21 septembre, Bories et ses compagnons furent conduits, d quatre charreltes, à la place de Grève, lieu habituel des exécotie Réunis sur l'échafaud, ils s'embrassèrent une dernière fois et mn rurent en criant : « Five lu liberté ! » Bories, exécuté le dernier, j à la foule ces paroles : « Rappelez-vous que c'est le sang de vos que l'on fait couler aujourd'hui! »
La foule ne l'oublia pas : le 21 septembre 1830, après une ré lution victorieuse, le peuple de Paris vint à la Grève célébrer l'a niversaire de la mort des quatre seryents de La Ruchelle, et, à dat de ce jour, l ud ne se dressa plus à la Grève.
La Restauration avait de maladroits serviteurs ou de cruelles{ tahtés. Le 21 septembre était l'anmversaire de naissance de la du duc de Berry, et une fête était donnée, à celle occasivn, # Tuileries, fête que les journaux royalistes racontèrent longues le lendemain, en mème temps qu'ils anrunçaient l'exécution & quatre sergents. Il y avait là une regrettable comcidence que lai ministralion judiciaire eût facilement évitée en retardant l'ai cution.
Le sentiment publie en fut vivement frvissé et n'oublia pos œt circonstance.
Après plus d'un demi-siècle, la tombe de Bories et de ses co paguons, au cnneliére du Mont-Parnasse, est encore pieuseme entretenue.
Les auteuts des complots contre la Re folles illusions, firent presque toujoui e: ils la rachetérent par leur c héruisme devant la mort : leur sang, du moir été répandu. S'ils ont rencontré sur leur route des hoinmes dt et méprisables qui les ont veudus, ils ont trouvé aussi des auxiliain
LT
ration. entrainés part
218 MONARCHIE CONSMITUTIONRELLE.
paya sa plaidoirie Sar tme consultation signée de trente-deu principaux avocats de Paris. Béranger fut acquitté.
Les 9 et 16 mai, des élections partielles esrent lieu dans di départements au nombre desquels se trouvait celui de La Sen dernier nonuna dix députés libéraux sur douxe ; dix départer donnèrent l'avamage aux candidats royalistes. Le ministère pesé fortement sur les élections en signifiant à tous les fon naires publics qu'ils devaient voter selon le gouvernement on donner leurs emplois.
Le jour même des élections, 46 mai, un homme qni avait je grand rôle dans les dernières années, le duc de Richelieu frappé de congestion cérébrale et mourait le fendemain. Ses railles furent célébrées à l'église de l'Assonption, au milieu nombreuse assistance où les gens de cour étaient clair-sem grand aumônier de France refusa d'oflicier à cette cérémon iniuistére ne permit pas au Moniteur d'insérer une notice écri N. Pasquier. Une statue a été élevée au duc de Richelien su des places publiques à … Odessa, qui lui devait sa prospérit
Le 5 juin, quelques troubles eurent lieu dans Paris occasi par l'interdiction d'un service funébre que les élèves des écoles Haient faire célébrer à l'église Saint-Eustache, en l'honneur k camarade Lallemand, tué le 3 juin 1820. Ayant trouvé fermé portes de l'éghse, les étudiants se dirigérent vers le Père-La Repoussés par la cavalerie, ils refluèrent sur les boulevards et { dispersés par la force armée. Cet événement donna lieu dat journal royaliste, entre Benjamin Constant et M. Forbin des ts député de Ia droite, à ge de lettres à 1x suite desquel duel fut convenu entre e tant alors atteint d'une infirmité qui ne lui per de se debout. Les adversaires, assis sur des chaises, à di "“ l'autre, lirérent chacun deux coups de feu, puis les témoins n tin au combat.
YVIL. Session ri pour le 4 juin, en si d'ouverture était à peu près insi dresse de la Chamln rase qui denvurda poursuites contre tigateurs de complots et les faute duetrines pernicieuses. C'est aux deputés libéraux que cette p fasait allusion. La session ne dura que quelques semaines et : miua le 47 juillet.
cière. — Les
220 NONANCHIE CONSTITUTIONNELLE. ï
usérent largement des pouvoirs que leur conféraient les lois ré : cemment votées. Nombre d'écrivains furent condamnés à la prise, : à l'amende, des journaux supprimés, des librairies fermées. Ce fat : une Saint-Barthélemi de presse.
$IX. Lerraes er Sarsces. — L'agitation politique ne nuisait pes alors à l'activité littéraire. Tandis que Delavigne soutenait sa rêpetation, que celle de Lamartine grandissait et se répandait des tonte l'Europe, un nonvean poële se révélait à la France per æ livre qui jelait un éclat aussi vif que soudain : Victar Hugo pablis son ‘premier recueil Odes ef Ballades, où, sans s'affrancüir enrore des formes classiques, il montrait des tendances vers des formes nouvelles. Le poëte n'avait que vingt ans, mais déjà il promets maître, Chateaubriand l'appelait l'enfant sublime : il ne dent pas tarder à accomplir les promesses de son coup d'essai. Villemain. Guizot, publiaient en volumes les lecons qe l'autorité iuterdisait en Sorbonne, et rendaient à l'enseignemest lendeur depuis longtemps perdue.
aci, que l'abbé Frayssinous avait écarté du ronsed té, fondait la Suriété asiatique, destinée à propager @° France les études sur l'Orient.
Un habile ingéni 1. inventant les phares à fen fises À à réflecteur, renda igation un service important.
H faut noter aussi les médecins français courant à Barcvlis pour y combattre la fièvre jaune, dévouement qui coûta la vw quelques-uns.