‹ Histoire des FrançaisChapitre 13 sur 90 · CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

CHAPITRE HI

né, — detre

1ences

Cangr Alfaires d'Espagne

re à La presse, —

ÿ I. Cove Laybich d'octobre, à Vérone, pour Naples et mont, Lorsque xrès, les el mées par la qu core debont et victorieuse, mais en lutte avec Le mauvais vote loir du roi. que les Cortés tenaient presque captif, et avec mx

SECONDE RESTAURATION, — 1822. 291 guerre cinile vecupant une partie des provinces du Nord. L'ermperear de limssie était déterminé à étouffer la révolution là coinme ailleurs; l'Autriche y semblait disposée, et la l'russe marchait alors à La saite de l'Antriche. La seule Angleterre, où Ganning venait de sucrées à Castlereaghi, qui s'était coupé la gorge, repouseait hantement toute intervention étrangère dans les aflaires mtérieures fine mation indépendante. Louis XVII, au contraire, se eroyait en dot d'intervenir, ne voulant pas, disait-il, « laisser relever les

, abaiïssées par Louis XIV, » mais il n'admettait que l’in- Mervention de la Francs, et à l'heure qu'elle jugérait convenable. Dons le cabinet Français, il yfavait deux tendances : M. de Villéle État opposé à ln guerre: tous les autres membres, et surtout le Meumte de Montmorency, ministre des affaires étrangères, étaient pur la guerre immédiate.

An 'ouvrir le congrès à Vérone, M. de Metternich proposa de Vente a Vienne des conférences préliminaires pour essayer d'établir ne entente entre les puissances. Le gouvernement frar entoxa K. de Montmorency. Il partit le 1 septembre; le 7, une + ordonnance ruyale donna à M. de Villéle la présidence du conseil

%s ministres, mesure qui froissa le ministre des affaires étrangere.

Le due de Wellington, plénipotentiaire anglais, traversant Paris pour se rendre à Vienne, eut avec M. de Villéle, le 22 septembre ue entresue où il exprimna la pensée que la France était déc intervenir, exposa les dilticultés d'une pareille guerre, et demanda auchet du cabinet si son gouvernement accorderait le passage sur” k titre français d'une armée étrangére de secours. M. de ile répondit que la France ne ferait la guerre que pour la dé fase de sa sûreté et de son honneur, qu'elle ne donnerait point Priue à des troupes étrangéres, et qu'elle n'interviendrait ni sut lutin, ni. bien moins encore, sur l'injonction des autres fanres. Le ministre communiqua cette conversation à M, de utinorency, qui avait déja reçu des instructions en ce sen: Le préliminaires de Vienne n'aboutirent pas, le congrès ‘nt à Vérone, le 45 octobre. À M. de Montmoren: ‘ateubriand, M, de Ja Ferronnays et le duc de re, M. de Villéle avait adressé au chef de notre diplomatie des Mruciions três-détaillées et très-précises sur les diverses ques lune dant être traitées au congrès En première ligne, il recommandait aux plénipotentiaires fran-

‘ in,

m2 MOKARCHIE CONSTIFUTIONSELLE.

cais de ne pas se faire « rapporteurs des aifnires d'Espagne, » c'œi à-dire de ne pas prendre l'initiative sur ces affaires, et de a Laises à une des autres puissances. Îls exposeront que la France, au mepa du cordon sanitaire établi sur la frontière des Pyrénées, à l'occasin de la ‘e jaune, et transformé, depuis, en corps d'observation pour empêcher les violations de territoire, n'avait rien à craadu de l'Espagne: que si celle dernière lui déclarait la guerre, k France était en mesure d'y faire face sans secours étranger ; qu'l u'avail done, conne les autres États, à s'occuper de l'Espagee qu dans ses rapports avec la paix générale."

Sur la question du mode d'agir, relativement à l'Espagne, ls plénipotenti devront indiquer, cuinme leur avis, que cœ qi y aurait de plus sage et de plus utile serait que ls France, ét seule qui doive agir directement par ses troupes, sera seule jige de la nécessité de le faire, qu'en cas de zucrre entre de à l'Espagne, soit par suite d'atteintes à la sûreté du roi d'Espape où de sa fanulle, soil pour insulte au ministre frauçuis, où nés pour violation de territoire, les souverains étrangers déclarersest si la guerre à l'Espagi furmeraient un corps d'nbsereati: eonrs de La si elle le réclanvait.

les dernières les € espagnoles d'Améragee,

les colonies ports combattaient contre bars mélropeles, pour deve i congrès serait dé à soc put de cette question. 3 de et Le Portu ils pourraient rétablir l'ordre, la pais d ion, cnproni ue foule de pirates,

que la France soupçons

ux États, en ae

autrichienne voucihation le prince de Cr qui touche Foi tions diplomatiques, réve

héritier présomptil.

il fallait travailler à renoner les rel= nent rompues, entre la Russie et li

224 MONARCHIE CONSTTTUTIONNELLE.

des hantes cours alliées accrédités "”*- de 8. M. T. C. 1aïent ‘avec le cabinet de France pour examiner et détern vas en question doit être considéré comme rentrant dan: des casus fæderis prévus et définis et exigeant, comme te cation directe des engagemenis pris par les hautes puissa

M. de Villèle avait prévu le cas où la France pourrait : clamer le concours armé des trois autres cours, et, dans ce cas élait celui d'une intervention de l'Angleterre, par | en faveur de la révolution espagnole. Il ne lui était pas ver que les autres puissances se trouvassent jamais dans le : clamer dela France la réciprocité, c'est-à-dire d'entrainer daus une guerre de l'une d'elles contre l'Espagne, située leurs frontières. Cette idée fut produite, à la dermère ! les négociateurs des trois cours ; Chateauhriand et M. de nays la reponssérent, MM. de Montmorency et de Carama vérent très-juste ; mais, comprenant le mauvais effet qu’ en France, ils demandèrent et obtinrent de la dissimule artifices de rédaction. Elle est, effectivement, écrite 1 ment dans le protocole et l'article premier du procès ver il ne devait pas être diflicile de l'en faire jaillirau besoin

Au procès verbal était jointe la substance des instruc les quatre cours devaient envoyer à leurs représeu‘ants à

Le duc de Wellington était resté étranger à l'adoption verbal. Quand, le 20, on présenta cet acte à sa signature. il par une note, où le gouvernement anglais, déclarant que Jutions du congrès étaient incompatibles avec les principe: gleterre en ee qui touche les affaires intérieures des aui et plus propres à compromettre qu'à assurer la sécu sonnes que l'on voulait protéger. Il refusait donc son con: puissances alliées et s'abetiendrait, auprès de l'Espagne, démarche pouvant le rendre solidaire de ce qui s'était f. rone.

M. de Montmorency trouva très-violentes les notes prépa les ininistres des trois cours à Madrid. On lui répondit qt voulu 1:s faire telles, que chaque cour les adresserait à son à Paris, que si le roi de France en voulait envoyer une £ à son représentant, l'envoi des autres serait retardé jusqu celles de la France fussent prêtes. Dans le cas contraire, seraient expédiées sur-le-champ el les trois ministres qu immédiatement Madrid,

SRCONNR NASTAUMATION. — 1N22, 22

11 aoû Gllu adopter cetté transmission par Paris parce que M, de Montinnrenes, n'ayant pas son souverain près de lui à Vérone, n'a sit qu mére au procès verbal du 19 que sous réserve de l'apprébatnn dé Louis XVIIL

L de Montmorency envoya ces nouvelles à M. de Yillèle et partit pour Paris Le 22.

Le cungrès résolut Ja question italienne selon les désirs de Ja Francs, éearta celle des colonies éspagnoles d'Amérique, laissa celle MaGrècs pendante et se sépara aprés avoir fulminé un manifeste Mate lautesles révolutions passées, présentes et fulures (13 dé-

À Ban, M de Montmorency fut trés-bien aceneilli da roi, qui en éthnge de son titre de vicomte lui conféra celui de due, mais qui me sida rien des affaires de Vérone. M. de Villèle laissa voir combien M regrettait x açon dont le ministre des affaires étrangères avait

vemgll «8 mission. La conséquence de sa conduite, c'est que là France avait l'apparence d'avoir provoqué les mesures de r'igneut contre l'Espaune. d'être l'instrumentdes cours d'Autriche, de Prusse A de Hussie: que la guerre immédiate était rendue à peu prés ioitable et qu'en outre la France pouvait, contre son gré, y être

enträne qar les autres gouvernements. Le due de Montmorenrs

était un fort honnête homme, un parfait chrétien, mais un diplomale es plus inhabiles.

SI Gcraur D'Eseasse. — Si M. de Montmorency n'avait pas été un fdéle swécuteur des instructions du président du conseil, 11 avait iai selon les passions des royalistes ; aussi, les Lrouva-t-il d'autant plus empressés pour lui qu'ils étaient dans la joie ines- Hrée d'un triomphe éclatant, Les élections avaient eu lieu en no- ‘embre: les libéraux y avaient fait des pertes considérables et les malistes avaient vu s'accroitre leur nombre. Le langage de leurs durnaux était plus belliqueux, plus injurieux que jan: anis que la presse libérale était aceablée de procès, c'est-à-dire de contdannations.

Lirsque, dans un conseil Lenu chez le roi, on exanina les documents que le duc avait rapportés de Vérone, le procès-verbai du Innsembre fut accepté sans difficulté. Maïs, à l'égard des notes à “uxer au gouvernement espagnel, M. de Villèle, sans les disentet an fnd, fit remarquer qu'elles arriveraient mal à propus de min d'un grand succès rempor! lestroupes constitutionnel ir hnde dites armée de la foi avaient snbi une déroule complete,

226 MONARCITE CONSFITUTIONEELLE.

la régence royaliste de la Seu d'Urgel avait été obligée de se soudre, ceux qui la composaient avaient fui en France. M. de léle proposa de demander aux puissances alliées que La Franc autorisée à retarder l'envoi des notes jusqu'au moment qu'elk gerait opportun.

M de Montmorency écrivit, en conséquence, le à décembre, à ternich.

(Quelques jours après, le 9, le duc de Wellington arriva à Li 11 vit M. de Villèle et le roi; il signala, d'après son expérience | sonnelle, acquise pendant la guerre de 4808, les difficultés de ts sortes que rencontrerait une expédition qui ne pourrait être el condition d'être, après la victoire, suivie d’une occeps ie. C'était l'avis du roi et du ministre ; aussi, en quittant le 20, Wellington était-il persuadé que la France ne ferait la guerre à l'Espagne.

Ce mème jour, 20 décembre, arrivait à Paris la réponse de | ternich : c'était un refus, au noin de l'Autriche, de la Prusse e la Russie.

Ce refus onvrait une crise ministérielle, car M. de Villèle à déclaré qu'il ne pou: s'assorier à l'exéculion de mesures t repoussait de toutes ses forces. Quelques soins que les misit pour garder le secret, l'état de crise fut connu, «à

t le traitérent presque de traitre à la royauté.

Un conseil définitif fut tenn dans le cabinet du roi le 2 déceenl Le due de Montmorency rappela tout ce qui s'était passé à Ven expliqua, défendit sa conte collègues partageaient sa de v ï

nt pou! le vainmerce, pour l' remettant dans son portefeuille tous les pag rés, sauf un pli qu'il garda devant lui et qui n, il attendit ce que résoudrait le roi.

lence. Après un moment à flexion, il prit la parole, résuma les arguments exposés de pa d'autre. et conclut en se rangeant à l'o « Les autres sou ane, dit-il tact avec l'Espagne pa et ns manquer à leu:

net à l'influence exclusive d

l'Angleterre. Que

Aceueilli à la Chainbre par des cris de : Vive Le roi! ce passage discours royal ne produisit pas sur le public le même effet d'e thuusiasme. On se souciait peu, en France, de conserver un trà étranger à un petit-fils d'Henri IV et l'on savait tout ce qu'il avait coûté de sang et d'argent pour essayer de mettre et de mai tenir sur ce même trône uu frère de Napoléon. L'était la ms faute qu'on allait commettre, et au prolit del'homme qui avait mosl la mauvaise foi la plus insigne, la perfidie la plus sanguinaire. n'y avait rien dans celte guerre qui pût y intéresser l'opinion fra çaise; tout au contraire, elle réprouvait un: intervention qui ali faire en Espagne ce que la coalition de 1792 avait tenté de fairee France et renverser par dela les Pyrénées une constitution analog à celle que le roi de France se glorifiait d'avoir élablie eu deçà & l'yrénées.

C'était le duc d'Angoulème qui devait avoir le commandems supré le litre de généralis Mais, comme ses tale militaires étaient encore peu connus, on voulut lui adjuiudrel

ial ne put a té. Le du de Belluue, m ceplerail Sont

‘chal Macdonald comme major

sur le lemninot, dont l'aptitude était connue, quoiqu'il ne fit pas très bien en cour.

Lorsque M. de Marcellus, muniqua le discours royal à Ca Briand di

re ses elforts à ceux de ne, le ministre anlas la fut Su = C'est dont il, une croisade pour des thévries politique qu !lgnorez-vous que le systéme des Théo est odieux et que le systéme britannique n'est que letub & sut lee monarque Un roi libre ! connaissezsous un roi qui mérite d'é pre, da | ke du mot? n'y a de vraiment libre qu'un dspot ui un usurpateur, Îl x du monde, cumête: Les qui brilla U dans le sait . Si Ferdinand, corfiue Jacqu il mérite que la métho.le anglaise écontez-moi bien, poursumit-il en regardant tixement sou wlerk

SRCONDE RESTAURATION. — 1825.

ee et s'il n'y avant pas alors de cyuse cmaintenant? « Qu: ne vauhit Ferrara 1 la guerre sur cotte prétention

pas moins énergiquement ee ation 149 adm ouverains, en ce moment où le peuple espagnol la rélécait contre. Fu sdioand VII it été reconnue et approuvée par cs éme souverains, alors que l'Espagne la proclamait au nom et au protit de Ferdinand VI.

XL. de \illèle répondit avec quelque embarr: nt que le roi avait fut des sacri a paix jusqu'au jour où 1e en élail veue à menacer la sécurité et l'honneur de la France; inais il n Sauouirait pas comment ils étaient menacés L cloture fut hâtivement prononcée et le comte de Sésur put x bite proposer un amendement exprimant un vuzu de paix. Chateau- Brand le repoussa comme pouvant paraitre un blme indirect des mesures annoncées par le dise

avait pas été lai arler, tirent imprimer les discours quils avaieut préparés pour soutenir dument de M. de Birate, Celui de Talleyrand tit une vive seusation ; il évoquait les surenirs de l'autre guerre d'Espagne et montrait que l'on voulait lare au sud des l'yrénées ce qu'on n'osait pas entreprenclre au nord.

Au palais Bourbon, le scrutin pour la présidence avait donné 166 vuix à M. Raver, mais 66 voix données à M. de la Boudonnaye,

» co ,

eiteur, est exemple peut s'étendre jusqu'à vous. La lète à cou- Rs M. de Marcellus put se rappeler cette parole en

930 NONANCILE CONSTITURIONRELLE.

le plus exagéré ces exagérés de in droite, signalaient v gante opposition royaliste contre le ministère.

La joie triomphante de la droite s'amorlit un peu lorsq: cos d'ouverture du Partement anglais étant arrivé à l' chérchä vainement là promesse de neutralité que contena discours répandu d'abord dans le public. Elle le fut dar: core lorsqu'on lt lé disconrs où lord Liverpool, le premie d'Angleterre, blämait Ferdinand, défendait le gouvernen ynol, déclarait que la France n'avait aucun motif honnè vention et que si l'Angleterre restait neutre pour le mo u'était pas moins en état de faire la guerre.

On pouväit braver ce qué ces dernières paroles avaient table; mais bien plus redoutable était cette sokennelle c tion de la guerre prononcée du haut de la tribuné d'un & qui, à celte époque, exerçait encore une si puissante aut les affaires politiques de l’Europe. On ne pouvait, d'ail blier que c'étaient les armes anglaises qui, en Espag: échec à la puissance militaire de Napoléon.

A la Chambre des communes, le langage fut autremen membre qualitia le discours du roi de France de deg gham exprima son « hor pour l'immiation aud.

France dans les affaires d'Espagne et le mépris qui du la honteuse hypocrisie du langage par lequel les is

du ministère, fit observer que lont espoir de paix core perdu, mais il bläma ce à Vérone aussi que l'intervention française n'avait m cause légitn texte plausible.

Tv lels discours soulevaient à Paris les fureurs de la it avec déd:

ement s'efforçait de persuader les diplomates ar maintenir la paix el indiquait certaines moditi la constitution espagnole qui ouvriraient la voie à

a les mimstres, leur reprochant les inutiles ne

leur imputant les désastres de la cause ruyake demandant si im ministère qui avait manqué à ce pol tude dans ses principes, de stabité dans ves dessenr

SRONRDE RESTAURATION. — 4895. Pal

roms dans ses conseils, pouvait, sans danger pour l'État, eonser-

ver b érretion des affaires publiques.

M éeNihiôte smpporta ces violences avec beaucoup de sang-froid, ments qu'à l'époque où on lui reprochait de n'avoir pas agi, Tél din irésor et de l'armée ne permettait pas d'agir.

séances des comités secrets étaient soustraites à toute puhlithé: a loi même interdisait, sous des peines sévères, d'en rendre coupe. Deux journaux cependant insérérent un résumé de la

| æsnte dis & février : il y était dit que M. de Villéle avait déclaré À œil faltet faire ln guerre sur les Pyrénées pour ne l'avoir pas sur LMkin. Les deux journaux furent pousuivis et condamnés rigouvesement pour le double délit d'infraction à la loi et d'avoir ArBuë à un ministre un discours qu'il n'avait pas tenu.

Foi en quels termes le procès-verbal officiel du comité secret, teserré aux archives du palais Bourbon, rapporte les paroles de Lavibte -

+ Au congrès de Vérone, la France, préparée à la guerre, sans renoncer à toute tentative pour la paix, a exposé la situation. Les rations du souverain ont été telles que le demandaient son Wmveur st son indépendance. Depuis lors, sa patience et sa longaiumté ont té mises aux plus sévères épreuves par les procédés de TEspane. Dans cette position des choses, ayant à choisir entre la guerre arec le Nord pour défendre la rérolulion espagnole, ou lu guerre axec celle rérolulion qui la provoque. et la menace, la France du. ron-seulement pour sa dignité, mais pour sa sûreté même, prendre l'altitude indiquée par le discours du roi. »

L« dieours de M. de Yiliéle répondait aux arguments de divers “teurs. entre autres du général Foy, qui avait émis l'idée de for ser one ligue des États constitutionnels pour résister à la ligue ds Éats absolutistes. Est-ce à cette idée que faisait allusion la Phrase du ministre? On peut, on doit le croire, car M. de Villèle. qui atait dirigé les négociations de la France au congrès de fne et qui, seul peut-être à la Chambre, était au courant de tout fe qui <'y était passé, savait bien qu'à aucun moment, la France lait été mise en demeure de choisir entre la guerre sur le Rhin énées. Eüt-il voulu faire croire à cette né- , le moyen eût été maladroit devant la France, qu'il aur besée, plus maladroit devant l'Europe, qui l'aurait démenti.

La phrase, du moins, était obseure, et le général Foy put, en lle sincérité, s'écrier

232 MONARCHIE CONSTITUTIONRELLE.

« Voilà une grande et imposante révélation, une rérélation | conde en incertitudes et en calamités. La guerre actuelle est pl cée hors de nous, hors de notre portée; l'impulsion est venue : dehors. Cette colère n'est pas française; elle est l'écho de La ook des lrussiens et des Cosaques… »

ILest singulier que ni alors ni dans la discussion des crédits po la guerre où la phrase du ministre fut citée, M. de Villèle n'en rétabli le véritable sens.

202 voix contre 93 votèrent l'adresse, avec son paragraphe guerre qui se terminait ainsi : « … Votre armée courageuse et dèle, celle qui sut repousser les lâches insinuations de la rérok s'élance avec ardeur sous l'étendard des lis, à la vois de Vol Majesté: elle ne prend et gardera les armes que pour mintn l'ordre social et préserver de tout principe contagieux et désorra nisateur notre pays et nos institutions. »

Cependant, le comte de Lagarde était rentré en France, le 6 té vrier, el le gouvernement complétait ses préparatifs militaires pa la division de l'armée en trois corps, placés sous le commandeme des maréchaux Oudinot, Moncey et du général Molitor. L'anst espagnole se formait de même, sous Mi O"lonnell et Ballestera

Le ministére donna pour successeur à Chateaubriand, et sur | proposition de celui-ci, dans ssade de, Londres, M. Jules d lolignac, prince à litre romain, am me du comte d'Artoist grand partisan de la guerre. une avance faite où une garæ tie donnée à la droit L'état des finance cédant sur

faisant : on avait 40 millions des urs. Aussi le gouvernement 3 demander un crédit de 4 millions de rentes deras iscussion sur cette alla 24 février 1K23. Le rapport, conchant ent, Le 34, par N de

tion de fonds s'onvrit l'adoption de la loi, a etsui d'un autre

c'est-à-dire les hommes dont e servire actif était exparé le 31 dé cembre 182

ur la loi de tinanves, le débat fut engagé par Royerollard, qu le porta tout de suite à une grande él pour imposer des lois à nn peuple voi de plus funeste que La guerre elle-même :

profonde atteinte à Va loi des 0

234 MONARCHIE CONSTITUTIONNEELE.

la défense des epinions qu'elle cendsmne. 1] atiaque auj l'indépendance de l'Espagne, parce que la cause de l'indép des nations fut longtemps la nôtre; il fait de erlie injust sion la cause du pouvoir absolu, parce que le pouvoir at est cher et qu'il lui est nécessaire pour accomplir ses « Faible et décrié au dedans, il est allé chercher au dehon des gouvernements alsolus, et c'est d'eux qu'il emprunte glorifie, ce droit d'intervention dont ils unt créé, il y a ci ans.la facile théorie et la terrible pratique. Comment ces gr ments protègent les peuples, la Pologne, sanglant berce: Sainte-Alliance, est là pour le dire. L'Italie le dira un jour

Ce n'était pas un ennemi de la dynastie, ce n'était pas w saire de la Restauration, qui faisait entendre ces graves el paroles; c'était un homine venant sccomplir le plus in devoir envers la Restauration « qui, disait-il, a été la ju vœu, l'espérance el, je pourrais presque dire, l'action de 1

D De cette hauteur de vues. M. de ln Bourdonnaye fit prom descendre le débat à es querelles de pers toire contre le mims de vouloir « imposer rvie une Charte, arautie vdieus volle », d'a d Alliance, d'être prôt à pactiser avec la pr etde si ser la Révolution.

M. Delessert cila quelques passages des basses adulations au Sénat de l'Empire à l'occasion de la guerre de IROS : c'ét mômes idées. presque le im we, dont se servi

président du conseil n° que comme contraint et f use phrase sur le Rhi it la volonté de La quer mt les anmisties, et

ms contester ses efforts € donner la preuve, que leur et la de la France, mieux valait la guerre que la honte. Il repous

236 MONARCHIE CONSTITUTIONRELLE.

membre flétri. » C'est devant des ennemis pensant et ps la sorte que Manuel prenait la parole.

Après des considérations, tranquillement écoutées, sur | tére de la guerre, l'agitation commença lorsque l'orateur le but de la guerre était de rétablir l'inquisition et les elle devint violente quand il qualifla d'atroce le gouverne Ferdinand VII. ]i fit observer ensuite que l'interventio pouvait devenir un danger pour ceux à qui la droite s’ini « Faut-il vous rappeler, continuat-il, que c'est parce Sluarts s'appuyaient sur l'étranger qu'ils ont été renversé trône? Ai-je besoin de vous dire que le moment où les de la famille royale, en France, sont devenus plus gra' lorsque la France, la France révolutionnaire, sentit le b se défendre par des forces et par une énergie tout velles?... »

Un formidable tumulte interrompt l'orateur: toute la c debont, vociférant : À l'ordre. — C'est une infamie!… € justification du régicide !… A bas l'indigne!.…. L'expu Immobile et impassible à la tribune, Manuel contemple ce nement. Le président, M. Ravez, prononce le rappel à l'o n'est pas assez; un député, il s'appelait Forbin des Issa mande l'expulsion.

Le président s'aperçoit qu'il a violé le règlement en r l'orateur à l'ordre sans l'a avité à s'expliquer; il loyalement, et, comme la majorité refuse de laisser parler le président suspend la séance. Deux fois la séance fut le tymulle recommença, il fallut renvoyer la di

Le lendemain, 27, le Moniteur publiait une lettre adi veille au président par Manuel et dont on n'avait pas w tendre la lecture. Manuel y complétait sa phrase inter ait contre le sens donné à ses paroles et aflirmait qr seulement voulu rappeler que la mort de Louis XVIavait été de l'interv e des Autrichiens et des Prussiens. » ajoutait-l, rés ance aux violences d'une parti Chambre; mais je ne veux pas qu'il soit permis, même à vaise foi de me supposer l'absurde pro,ct d'insult sans motif, sans intérét, aux malheurs d'augustes vi destinée aMigea tous les cœurs généreux. »

A l'ouverture de la séance du 27, le promoteur habi

238 MONARCHIE COBSTITUTIONNELLE.

time é-je être la dernière! mais, je le déclare, si je po être animé de quelque désir de vengeance, victime de vos fur je laisserais à vos fureurs le soin de me venger. »

La proposition d'exclusion fut renvoyée aux bureaux.

Le 28. l'ordre du jour ramenant la suite de la discussion projet de loi des cent millions, le président donna La pan Manuel pour continuer son discours du 26. La droite ne pas le laisser parler et il fallut remettre le débat au lendems

Le 1° mars, M. de la Bourdonnaye, auteur de La proposit. rapporteur de la commission (ce qui était pour le moiss haute inconvenance), dans un réquisitoire appuyé de soplx que n'eût pas trouvés Fouquier-Tinville, annonça que la com sion proposait d'exclure Manuel, à raison du discours qu'il prononcé le 26 février el par lequel il avait compromis som — tère de député et la dignité de la Chambre,

La discussion fut fixée an 3 mars. le nouveau, l'ordre appelait le projet de loi des cent millions. Manuel se reprèss ie et la scène de la veille recommence. Encorfois, le président se voit dans la nécessité de prononcer L nement.

Le 5 mars, l'affuen bunes et aux aburds de dans loute la ville une profi ler qu'elle allait faire it qu elle allait cou utionale.

ardin et le gé

it grande dans la salle, dans 1 Chambre, car l'événement avait æ émotion. La majorité pos justice; Le pays tou tre un attentat contre la rg

éral Foy demandèrent d'abord us: contraire à la Charte; l'Asse

proposition passa à l'ordre

éclara mal fondée l'acce ubre sans droit pour ado g mure proper urs frénétique d'un déput & droite, Royer- à son tour, que la Chambre #2 exclure un de ses membres, que la mesure propotée #1 coup d'État et ma des eunditions qui peuvent quelé justifier un coup d aut, que la | illimitée des dise la parole sont les 4 ous absolues du souv

Avant de passer au vote, la gauche dem étre temporaire on pour toute la durée de la session. La qu'

Après M. de portée contre Manuel et

240 MONARCHIE CUMSTITUTIONN ELLE.

qu n'ont pas le droit de m'eu exclure, et, si cette résolution pe appeler sur ma têle de plus graves dangers, je me dis q le champ de la liberté a été quelquefois fécondé par un sang g uéreux. »

La gauche solua de ses acclamalions ces paroles, que suivit a tumulte plein de cris, de colère, d'apostrophes indignées œ: croisaient comme des coups de feu.

Enfin, le président parvint à meltre aux voix la propos mendée en ces termes : « M. Manuel sera exclu des séances de | Claubre pendant la durée de la présente sessiun ; » La droite d| centre droit se levéreut pour l'adoption. Au moment de La cost épreuve, la gauche et le centre gauche quiltérent la salle, « refusant de s'associer, mème par un vote contraire, à une visk livn de la Charte.

L'arrêt était pronuncé, restait l'exécution.

4 mars, quand s'ouvrit la séance, les bancs de la gd it «déserts, et la droite regardait avec un étonnement inq& celte solitude, lorsque soudain, Manuel, suivi de toute l'oppa Li, entre ans a sale el sa prendre sa place. À procès-verbal de

décision pri ser entrer M. Manuel, puis i mis la salle, je l'invite à se retirer.

répond Manuel, avec une fermeté calme, j'ai que je ne céderais qu'à la violence. Aujourd'hui, je vrens Ua parole. » Le président suspend la séance pour uue heure & ns les bureaux avec la droite, le centre droit et w tie du centre gauche; la gaurhe entière et l'autre palie itre gauche restent en place.

A trois heures, le chef des huissiers, assisté de huit des ba siers, vient doi Manuel lecture d'un ordre du président po U que : les hinssiers feront surtir M. Manuel de la salle d séances et pourront, besoin, se faire assister par force armée, + Manuel L'ordre dont w êtes porteur est 1 pas.» Le chet d

qu'il ne c&er.

Le chef des li et rentre presque aussitôt, préval douze gardes nationaux et un piquet de vétérans, + Quoi! Sét Lafayette, la garde nationale pour exécuter un pareil ordre :.…

SRCONNE RESTAURATION, — 1825. 241

est déshonorer In garde nationale ! » ajoutent Casimir Périer et tres députés. L'oflicier de vétérans qui commandait les deux pes ta en référer au président et revient avec ordre d'emper la lors. Manuel requiert la lecture de l'ordre, puis il dit : Bones votre ordre, car je ne sortirai que quand j'y serai tint. » L'oflicier ordonne alors au sergent de la garde natio= ble faire son devoir. Le sergent et ses gardes restent immo— &en que l'ofticier réitère son commandement. Les dipotis audissent en criant : « Vive la garde nalionalé!.… »

Wa suile de ce refus, paraît un détachement de gendarmerie, Bitpar le colonel vicomte de Foucault, qui ordonne à Manuel de bresu nom de la loi. — Ce n’est pas au nom de la lor, erient les tés, c'est en violation de la loi. s — Le colonel renouvelle sa imtion. Nouveau refus de Manuel, « Employez la force », dit-il, r5, se tournant vers ses hommes, le colonel commande : « Genmes, files votre devoir, émpoignez M. Manuel. » Les gendarmes eurent Manuel, lui mettent la main au collet et le contraignent les suivre. Il sort ainsi escorté, et loute la gauche quitte avec la salle.

a sance fut reprise. Quelques députés de l'opposition, qui aient parler sur le projet de loi et qui étaient demeurés dans la le, où ne répondirent pas à l'appel de leur nom, ou déclai ume Stastiani, qu'ils étaient trop indignés pour discuter tue charnbre qui venait de commettre un altentat contre un < membres. La séunce fut encore renvoyée < lendemain, le président annonça qu'il avait reçu de soixante- 3 députés une lettre contenant une protestation contre la sure prise à l'égard de M. Manuel, La droite refusa d'en enten-

lecture, malgré les pressantes réclamations de la gauche ei alors se retira en adressant à la majorité et au président séhémentes apostrophes : elle n> reparut pas aux séances pen-

Uloute la session. Le centre gauche continua d'assister aux prendre part el sans voter.

séance du # mars furent adoptées la loi des 100 milsel celle de l'appel des vétérans. andacieux coup de force de la majorité, contre laquelle le gounement ne sut ou ne voulut pas faire respecter la Charte, ouvrait +vae pleine de périls. Ni la droite ne s'y engagea pas davan- #il est permis de croire que c'est parce qu'elle ne trouva 5 d'opposition devant elle. Le fut le preuicr coup d'État

43 MONARCIIE CORSTITUTIORNELLE.

parlementaire accompli eu France par une majorité di L'expulsion de Manuel fut l'événement capital de 1825; toutes les préoccupations causées par l'approche de la guc resté dans la mémoire populaire un des plus graves grie plus vifs ressentiments contre la Restauration. Cependan pide orateur qui toujours défendit la Révolulion, le couraçe qui donna l'exemple du devoir civique fermement acc trouva plus un collège électoral qui osât le réélire. Paris 1 pas et se souvint du 4 ruers le jour des funérailles de Ma

Sous le coup mème de l'événement, l'impression fut De tontes les régions de la France, des témoignages d'x adresses, leltres, couronnes de métal précieux, furent : Marvel. Le modeste sous-officier de la garde nalionale refusé à exécuter une illégalité, reçut aussi de moinbreus d'estime. C'était un petit commerçant, un petit bourgeui: aux Fers. nommé Mercier.

SIL. Goenne v'Ésracne. — Quelques jours aprés | lemmpèlueuses du palais Bourbon, les deux lois de er portées au Luxembourg; elles vinrent en discussion, le Là, le principe, la convenance de la guerre furent au question. M. de Barante passa en revue tous les mutil: d t fit argument et n'en trouva pas un seul y . il demanda ce qu'on ferait api vire. À eu perspective qu'une occupation longue, coûteuse, qui | rait en France du mécontentement, peut-être des révolte viendraient un prétexte pour l'étranger à intervenir chez

M. Jules de Polignac prit la défense du projet belliqueu plus parler de la et de l'honueur de la France qu en jeu, il proelaiua la vraie raison de, k ‘e peut-elle rester spectatrice indifférente du coul entre l'ordre et lanarcine, entre Ja fidélité et la révolte ? tainement.… 1 faut que la civilisation succombe ou que | lion espaznule recule. »

i pusée, lu question trouva un adversaire ausst M. de Polignac ; ce fut le duc de Broghe.

ne avait fait M. de Barante. te : és en faveur de la gwene.

du diseuurs de M. de l'olignac le pensée que le gouverne simulnt : « L'urdre socia il faut Je ratterun dex révulutions relève une de ses tètes, il faut l'ubattre à l

244 MONARCHIE CONSTITUTIONSELLE.

époques glorieuses où les peuples qui ont civilisé le mon n'ont pas consenti de passer sur cette terre en s'ignorant eu et comme des instruments inertes dans les mains de la Pr ont brisé leurs fers, attesté leur grandeur morale et Jaisst térité de magnifiques exemples de liberté et de vertu. belles pages de l'histoire sont consacrées à célébrer ces citoyens qui ont affranchi leur pays. Et, lorsque des hat celte pensée nous transporte, on abaisse ses yeux sur l'é de l'Europe; lorsqu'on songe que ce sont ces mêmes cal nous avons vus, pendant trente ans, si complaisants envet gouvernements nés de notre Révolutioi qui ont succes traité avec la Convention, recherché l'amitié du Directoir l'alliance du dévastateur du monde; lorsqu'on songe que ces mêmes ministres que nous avons vus si empressés at rences d'Erfurt, qui viennent maintenant, gravement, de veraine science et pleine autorité, flétrir de noms inj: cause pour laquelle Hampden est mort au champ d'honnet Russell sur l'échafaud, en vé le sang monte au visa; est tenté de se demander : Qui sont:

détruire ainsi, d'un trait de plumi enseignements de notre jeunesse, et jusqu'aux nolions du du beau? A quel titre oseraient-ils nous dire, comme le p Très-Hlaut au Sicambre qui s'est assis le premier sur le 1 Gaules : € Brûle ce que tn as adoré et adore ce qu «brûlé? «

A ceux qui parlaient de l'état actuel de l'Espagne, d'ass juridiques ou sans jugement, M. de Broglie rappelait que l espagnole ne datait pas de 1820, que le gouvernewent de F n'épargnait pas les assassinats, et que cependant, a'ors, 0 pas songé à l'intervention : « Cette conduite. dit-il te est la condamnation de la guerre qu'on nous propose. { ilise pas dans la postérité que le gouvernement français, in aux ruines que le despotisme commet de sang-froid, ne : que des excés et des désurdres qui accompagnent les elfor au nom de la liber!

À ve ferme el fier discours, Chateaubriand cssaya de rép niant le droit de résistance dans une amplification où, con jours, ce médioere politique cachait sous le clinquant de « vide de la pensée.

Les deux lois furent adoptées.

ARÉONDE RESTAURATION. — 1N25, 245

béängoulëme quitta Paris, le 45 mars, pour aller prendre amdement dé l'armée, IE trouva les troupes réunies dans tounements: Des approvisionnements considérables avaient tés et emmagasinés. Au moment du départ, on s'aperçut nnyeus dé transport avaient été oubliés par l'intendinee 1 fallut, en toute hâte, conclure des marchés irréguliers téreux avec un spéculsteur trop connu par son habileté,

e inspirail des espérances aux libéraux, des craintes aux » Les premiers, n'allendant plus rien de la résistance lé pirient sur wa mouvement militaire, à l'instar du pronunde Cadix. Une active propagande libérale se faisait dans + par les anciens affiliés de la charbonnerie, par des diséde pamphiels et de brochures. Béranger faisait tout ex— chanson pour exciter les soldats à « faire demi-tour, » bês français, réunis au delà de la Bidassoa, rivière qui sé

0 +, organisés militairement, portant co

nt d'entrainer les troupes. Heureusement, lous ces efforts rester inutiles et les libéraux français devaient être forcés cer à un expédient funeste, dont ils n'auraient pas même soir la pensée : une révolution militaire. Toutefois, dans ut, les royalistes ne pouvaient se défendre d'° ves es. Les souvenirs du 20 mars n'étaient pas encore si loin K n'eussent pu laisser des traces. Un savait que le corps jun avait en à voir de près les bandes de l'armée de la =mbres civils et ecclésiastiques de la régence de la Seu 24 qu'officiers et soldats n'éprouvraient que dégoût et our ces chefs insensés et ces bandils sauvages, lâches »mbat, féroces contre leurs ennemis désarmés vembre 1422, pendant le congrès de Vérone, M. de Villéle M. de Montmorency : « … Chacun sent que nos cent mille ne trouveront de résistance militaire nulle part. » Le 1e parlait ainsi ni par fanfaronnade ni par excès de ronis par une juste connaissance de l'état de désordre eût se #onvernement des Cortès. L'événement n'allait pas tarder er raison

2 française passa la Bidassoa le 6 avril. S'il fut tiré quelques canon, ce n'élait pas pour vaincre une résistance dispu ntrée de l'Espagne, mais simplement pour disperser une # A.

6 MONARCHIE CONSTITUTIONNEULE.

petite troupe de réfugiés français qui agitaientlé draper couleurs. Quelquesuns furent atteints par da anitrail s'éloigna sans avoir fait d'autre démonstration hostile:

Une proclamation, signée du duc d'Angeulème, fut.4 populations espagnoles pour leur uanoncer l'arm venait non pas attenter à leur indépendance, mais délivr ét le voi, et que le territoire occupé par lestroupes feat administré par les autorités espagnoles. Afin d'appuyer cette dernière asseulion, le duc composa une junte ou 4 visoire qui deynit accompagner l'armée et représenti royale. "

Le 24 mai, le prince français entra à Madrid ;4l y: aux cris de: « Vive le roi absolu (rey netto)! Meure la ç Meurent les negras (constitutionnels)! » ot, joïgnant 4 paroles, ln populace madrilène se mit à égorger les cons à piller et-dévaster leurs habitations. H fallut queded la farce pour réprimer ces manifestations d'enthiousi miste.

Les mêmes scènes se renouvellent dans toutes Les will les Français et dans celles qui se soumettent aux auto) Pour meltre fin à ces carnages, le duc d'Angoulimesig {# auût) une ordonnance destinée à placer l'autorité er des commandants français, avec ordre à ceux-ci de ren à lous les détenus politiques.

Cette mesure souleva des réclamations de la régence rent les ministres étrangers, revenus à Madrid. Sur de venues de Paris, le duc d'Angoulème fut obligé d'attér de son prdonnance : dès lors, les arrestations, les ex assassinalg, los pillages eurent libre sarrière : l'ordre n

Le prince français connaissait Ja Hicheté, la mauvais dinand. « 1 me fera, écrivait-il ep France, toutes ll que je voudrai, el n'en tiendra aucune. » Aussi Je copstamment pour qu'une constitution, unearmnistie, + fussent imposées d'autorité, sous la sauvegarde de la F plus l'armée pénétrait en Espagne, plus à Paris on iles vues qui avaient présidé à l'expédition, plus on inc rétablissement pur et simple de labsolutisme, Le due d qui voyait el prévoyait où menait celle façon d'agir, se plus en plus de la tâche qu'il accomplissait et pe dey rentrer en France, Quand son gousernement eut acou

246 MOXARCRIE CONSTITOTIONNELLE.

petite tronpe de réfugiés français qui agitsient le drapeau aux trois couleurs. Quelques-uns furent alteints par la mitraille, Le resje s'éloigna sans avoir fait d'autre démonstration hostile.

Une proclamation,- signée du duc d'Angoulème, fut adressée ax populations espagnoles pour leur annoncer que l'armée français venait non pas attenter à leur indépendance, mais délivrer le peupls el le rui, et que le territoire occupé par les troupes francaises sœai administré par les autorités espagnoles. d'appuyer d'une proue te dernière assertion, le duc composa une junte ou régenes pre isoire qui devait accompagner l'armée et représenter l'asteril royale.

Le 24 mai, le prince français entra à Madrid; il y fut acces aux cris de: « Fire le roi absolu (rey netlo)! Meure la constitutiont Meurent les negros (constitutionnels) ! » el, joignant les actes at paroles, l populare adrilène se mit à égorger les constitutionals, ter leurs habitations. 1 allnt que le duc emploi primer ces manifestations d'enthousiasme lg

la force pour rl iste.

nèines scènes se renouvellent dans loutes les villes où entrest celles ai se ÉD ux autori ès roles

des conan ä tous les Cette

ec ordre à ceux-ci de rendre la liber

dions de la régence, qu'appapé nus à Madrid. Sur des injonctiem dôme fut obligé d'atténuerla portés rs, les arrestations, les exécutions, lt : l'ordre nigna.

la inauvaise lui de Fe « ie fes rivail nce, toutes les promesse

Le prince fran md.

qui ve plus en pl centrer en F

at et de

gir. se dégodtart de mdait qu'a L eut acorédité un dt

Page 1