‹ Histoire des FrançaisChapitre 19 sur 90 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Licenciement de la garde nationale de Paris. — Troubles à l'École à cine. — Le hudget.— Élection de Lafayetle. — La censure. — T: 6 juillet. — Mort et obsèques de Manuel.

SL. Licencrewenr DE La GanDe narionaLe De Pants. — L'évés qui suivit le retrait de la loi sur la presse fut autrement gri l'affaire des funérailles du duc de Liancourt, et par le fait mème et par les conséquences qu'il eut immédiatement, encore par les suites lointaines qui devaient en dériver.

Le 42 avril élait l'anniversaire de la rentrée du comte d c'est-à-dire de la monarchie légitime, à Paris, en 1814. Ce j c'était la garde mationale qui oecupait tous les postes de: ries, en souvenir du service qu'elle y avait fait en 1814.

Le 12 avril 1827 se trouvant être un jeudi saint. etle roi ses dévotions, le service de la garde nationale fut remis Charles X assista à la parade de la garde montante, présidé maréchal Oudinot, commandant supérieur de la sarde na Aceueilli par les cris de: le roi! il en témoigna sa salt au maréchal, et comme celui-ci et d'autres ofliciers sup l'assurérent que toute la garde parisienne serait heureuse le roiau milieu d'elle, il promit de la passer en revue le apprenant celle promess:

Après deux années d'un

ne conmencé sous les plus fat auspices, le ministère en était venu à craindre de voir le mt en contact direct avec une partie nombreuse de la pop ore que la garde nationale ne se recrulät alors que « qu'on appelait improprement la bourgeoisie. Cependant Villèle ne voulut pas que la revue fût contre-mandée : c'eùl anal certain à la place d'un mal incertain.

L'annonce de la revue ci ut avec le retrait de la loi d' la garde nationale applaudit à l'une comme à l'autre, et : para à la cérémonie du 29 comme à une fête, Beaucoup s équiper tout à neuf.

318 MONARCHIE CONSTITUTIONMELLE.

et portée, vers uit, au Moniteur. La composition di était faite, et, pour y insérer l'ordonnance, il fsilat le raitre en une demi-feuille seulement. Dans la nuit mé: les postes de la garde nationale aux Tuileries furent rele garde royale. Dans la nuit aussi, avis du licenciement fut « maréchal Oudinot. :

Les gardes nationaux avaient élé, comme le roi, satisf journée du 29 avril; ils croyaient n'avoir rien fait de sédi proférant des cris hostiles à deux ministres impopulaires. € lui-même, dans le premier moment, y avait attaché peu tance sans doute; il avait pu voir, en Angleterre, des n tions autrement bruyantes et tumultueuses dont ni l'autor public n'avaient l'habitude de s'émouvoir. En France, pr sortirencore du régime impérial, les gouvernants n'avaiet le temps de s'accoutumer à ces agitations d'un peuple lib s’y sont jamais accoutumés. Les ministres à la majesté royale outragés tions rebelles, les princesses de sa famille insultées par quels cris, la Révolution prète à se déchainer comme qu'il fallait museler. Le roi se laissa entratneret si

Tous les jouruaux le lundi matin, même les pl stataient le bon ordre et le bon effet de la revue. L'ordon

contentement général et y produi puis une irritation des plus monstrations publiques. Le ministére le put dire : « Les bons sont enchantés

trumpa et M et les nant

monarchie.

juste et

vayer le prix garde matin elle eut l'occ:

lard.

La Restauration ne conmit qas de plus grande faute, :

ion de reprenne 1 uns et les autres trois

320 MONARCHIE CORSTITUTIONSELLE.. à ments s'ajouta un incident qui prolongén l'émotion pubiquenl Collége de France et l'Académie des seiences awmiont présente docteur Magendie pour la chaire dévenue vacantémiColéenn France, par la mort de Laennec. Te ministre noïmiae dueten Récamier; c'était son droit strict, et lé docteur Récamier GtarU homme de grand mérite scientifique; mais il passait pour

tenir à la congrégation. Les élèves en Anédéeine, mécontents

cette nomination, se rendirent en foule aux premières nouveau professeur et couvrirentisa parolepar leurs cris: sifflets. L'autorité appela la policeret laMforce arméesribent

s scènes brutales que, peu de semaines auparavant, 1e Broglie signalait avec tant d'indignations Lorsque des l'opposition s’en plaignirent à la Aribune, le ministère son droit et du devoir de maintenir Vordre-Les députés, di s'employérent à calmer par leurs conseils Deffervescencetes] Benjamin Constant leur dit que la jeunesse des écoles tievat server pour l'avenir. Cet incident devinbumwgriefrie plus: ministère; celui-ci venait de blesser WAcadémiewdes comme il s'étai liéné l'Académie francaise.

322 MONARCHIE CONSTIFUTIONNELLE.

la Porte de répondre aux offres des deux puissances signa protocole. Après un long silence, le sultan repoussa caté ment, en juin 1827, les propositions anglo-russes. Alors, terre, la Russie et la France prirent le protocole d'avril 4 base d'un traité par lequel il fut signifié à la Porte que s délai d'un mois, elle n'acceplait pas la médiation des trois ceux-ci s'opposeraient à la continuation des hostilités par moyens, mème par la force. Ce traité fut signé le 6 juille

C'était principalement l'œuvre de Canning; il put se d'avoir obtenu un {el résultat ; mais il ne lui fut pas donné « cette année mème, la plus éclatante conséquence : il n 8 août.

$ VE Monr er ossèques pe Maxuez. — Quelques jours mort du grand orateur anglais, mourait aussi, le ?:} août, teau de Maisons, alors propriété de Laftitte, un grand oral çais, Manuel, l'expulsé de 1893, qui s'était laissé oublier retraite, où, bientôt peut-être serait venu: le chercher | naissance publique; elle ne mauqua pas du moins à s railles.

L'autor à son don consenti qu’il fl conduit au cimetière du Pêre-Lachaise pa des boulevards extérienrs ; encore fallut-il que Laflitte s à faire personnellement respecter cet à

it pas voulu que le corps de Manuel füt

tte, Laftitte, 1 vers midi, à la aux d

de voyage, el accompagné de Lafa et de MM. Thiers et Mignet, arr où l'attendait

dans le empêcher que le cereneil fût porté à bra

Une foule voulurent prendre

rent des jeunes gens.

j Belleville, Là, on aperçut un a:

par l'intervention de Laflitte, « encore : le pret ut attelé de nouveau, et continua sa route jusqu'a la por melière, où le cercueil {nt repris à bras et porté à la fosse

524 MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE, proposer ; c'est donc à cette époque qu'il fallait avoir pris cision. M. de Villèle étudia, sous toutes les faces, avec M. C la question de la dissolution, et, dans les derniers jours d'ac étaient dégidés ou résignès.

Le roi partit le 4 seplembre, accompagné du-prince de E en qualité d'aide de camp, ce qui fit prévoir le prochain avé de ce personnage au ministère, eu quoi l'ou se hâtait trop.

En même tewps, le duc d’Angoulème allait visiter La No: et Cherbourg, pour, ensuite, retrouver son père à Saint-0 duchesse de Berry allait, de son côté, prendre les buins de Dieppe.

Le ministère attendait de ces pérégrinations princières eflet au poiut de vue de la préparation des élections. Les app durent lui donner bon espoir.

Sur tout son itinéraire, en effet, Charles X fut accueilli empressemeut, ces acclamations, ces fêtes oficielles qui mais fait faute à un suuverain quelcouque et qui s'adressent spectacle qu'aux persuunes.

Bien des brui ent couru à l'occasion de ce vuyage ; sait que le roi avait l'intention de rendre à SaiutOnwr une nance abrogeant la Charte, rétablissant la royauté absolue, : want toutes les libertés et revenir sur l'aris à La tête de tot au ump. Ce n'étaient là que des ien anse

troupes réunies

car il était de ceux qui croyaient en truverle uit dans l'art de la Charte. Toutefuis, il revint à Paris fort iudécis. M. de avee qui il en conféra longuement, fut d'avis i l'on de venir à la dissolution, mieux valait la faire plus tôt que plu Le roi l'auti soumettre la question au conseil des mir Un était au 46 veluln

SIL. Fouuxée ve 76 rauas, DissoLurios p& LA CuaubrE pe D! — Le 24, la question était résolue dans le sens de la disso Le 50, la liste des nouveaux pairs fut ai Le 6 uen Moniteur publiait des ordonnances nomiant soisante-seir veaux pairs, dissul Chambre des députés, convoqui cteurs pour les 47 et 25 novembre, et supprimant la censt exécution de La loi de 1822, l'armi les pairs nouvellement pu on remarquait cinq archevé ques, un maréchal de France {

526 MOXARCBIE CONSTITUTIONNELLE.

renouvelérent avec plus de gravité le 19. Des barricades construites, la troupe fit feu, il y eut des morts et des bles 20, les troubles continuaient en s'affaiblissant.

Les habitants de ces quartiers prétendirent que, si la pol vait pas provoqué ou encouragé le désordre, elle avait 1 d'empressement à l'arrêter, et l'on reprocha à l'autorité n d'avoir été excessive dans la répression. Une instruction jüé suivie par la cour royale contre les personnes prises ou 1 dans les troubles et qui se termina, trois mois après, ] ordonnance de non-lieu, constata qu'il n’y avait de charges aucun des inculpés et que pas un soldat n'avait été blessé coup de feu. Il n'y avait eu que des pierres lancées.

Le commerce parisien, tant bafoué, méprisé, insulté | journaux royalistes, avait pris sa revanche dans les ék Y répondait-on par ces désordres qui ne se produisirent dan: autre quartier de la ville?

Toujours est-il que ces scènes déplorables n'eureut ame fluence, le 24, sur les élections du xrand collège de Paris; i quatre députés à nommer, quatre libéraux furent élus. Le tions départementales du 24 subirent un peu l'effet des troi le Somme toute. lex journi l'opposition 249 membres et n'eu accordai 497. Les feuilles 1 Fopinion royaliste de toutes 1 au sens où ils l'entendaient, andidats eonsttuti droite portés sur les listes de la evalition à royalistes, en effet, mais les plus acharn tére Villèl

Royer-Collird fut élu dans + pouvait survivre à sa dé Rite ‘ni sa retraite était acceptée par le roi de trouver une combinaison mois de décembre se passa en 1 caces.

les €

anim, histoire ent, qu eut alors SÉQUENCES DE 6 50

le mg pour n'en plus sortir où “tt Plume à Tanre

dre. L'Égyptien préféra le premier parti. Le 22 arriva l'escadre française.

Le 5, les deux amiraux eurent une conférence avec Ibrahim et li déclarérent qu'en attendant la réponse de Constantinople à la ote des krais puissances , ils avaient ordre d'établir un armistice de fai, Ibrahim répondit qu'il était sans instructions, sans pouvoirs pour nésvler, mais qu'il allait en référer immédiatement au sultse, et promit de ne pas quitter Navarin avant d'avoir reçu une

Les smiraux, considérant cette déclaration comme une suspen- Son d'armes provisoire, se retirèrent dans des mouillages voisins, Bissnt deux bâtiments pour surveiller les mouvements de la flotte

ne. Deux fois celle-ci tenta de faire sortir une partie &s hitiments, deux fois Codrington vint se placer en travers de leur route, et les fit rentrer à Navarin en menaçant de les couler les Les amiraux, apprenant aussi qu'Ibrahim dévastait la Morée, talerait les femmes et les enfants, arrachait les arbres, ruinait le Pers, li enjoignirent de mettre fin à ses ravages. Celte injonction n'ayant pas été suivie d'eflet, le 19 octobre, Rigny ordonna à tous les Français du service de Turquie ou d'Égypte de quitter ce ser- Tite. Tous, un seul excepté, obéirent et se retirérent sur un bâtimentantrichien.

L'escadre russe étant arrivée le 18, les Lrois amiraux tinrent

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conseil à bord du vaisseau amiral anglais l’Asia et décidèrer ler prendre position devant Navarin pour renouveler à Ibrah propositions qui étaient dans l'esprit du traité.

Codrington, le plus ancien en grade, prit le commanc des trois escadres. Le 20 octobre, vers midi, les escadres « nées se présentérent devant l'entrée de rin, Codring tête sur l'Asia, Rigny en tête de son escadre sur la Sirè l'escadre russe fermant la marche.

La flotte turco-égyptienne était rangée en bataille sur une ligne demi-circulaire, suivant la courbe du port. Celui-c battu de tous côtés par les batteries de la ville. À deux be demie, les escadres avaient pris leur poste de combat. Quelque lots tures étaient placés aux extrémités de la ligne turco-égypl un canot du Daimouth (anglais) fut envoyé pour leur enjoin se placer plus loin. Un coup de feu tua l'enseigne qui comm le canot. L'équipage riposte, les Turcs continuent de tir Daimouth se porte au secours de son canot et engage une fu afin de le protéger. Codrington envoie une embarcation à l ture pour l'inviter à faire cesser le feu; le pilole anglais € d'un coup de fusil parti du navire ottoman.

Rigny, placé vergue à vergue avec le bâtiment égyptien l'E le hèle pour l'avertir que les Français ne tireront pas si les tiens ne tirent pas. L'Esnina répond par un boulet qui homme sur la Sirène. Rigny, indigné, foudroie l'Esnina.

Dès lors, le combat devient gém les batteries du por lument et croisent leurs feux, qui atteignent surtout le russe. Un immense nuage de fumée enveloppe et couvre l restreint où, pendant cinq heures, retentissent les éclats € tillerie tirant à bout portant. La flotte turco-égyptienne ar vantage du nombre en.bâtiments et en canons ; les escadrer péennes avaient la supériorité de la science.

La scène de dévastation était éclairée, de temps à autr l'explosion ou l'incendie d'un navire. À cinq heures du : première ligne turque n'existait plus; à sept heures, il ne de toute la flotte ottomane que quelques bâtiments dérira côte et se Lrülant les uns les autres.

La marine turque perdit à Navarin 6,000 hommes, 3 vai ne, 16 fréates, 26 corvettes, 12 bricks, 5 brülots; el

ant L'escadre française eut 45 hommes tués et 117 blessés; :

is ls discussion du budget, quelques députés s'étonnant que lbbeus n'eût pas amené au moins la prise d'un navire de commerce, le ministère demanda des explications au commandant du Mcous, qui envoya sa réponse par un oflicier fort au courant de lee qui eoncernait Alger, le capitaine de frégate Dupetit-Thouars. Les eylieations de cet oflicier élablirent ces trois points : on n'a pus pis de navire de guerre parce qu'aucun n'a tenté de sor- Lir, pas de navire de commerce, parce qu'Alger n'a pas de commere; le blocus n'a rien produit parce qu'un blocus est ineflicace four réduire Alger. Interrogé plus explicitement sur ce dernier foint, le capitaine Dupetit-Thouars répondit qu'une expédition par lèrre réussirait seule à réduire le Dey, et il démontra les moyens Parirer à ce résultat. Le ministre de la guerre voulut entendre les mes explications, à la suite desquelles il proposa au roi l'envoi Fun ewrps de débarquement. Le roi inclinait vers cette résolution, mais M, de Villële, préoccupé alors de la question grecque, der l'ajournement, en maintenant le blocus.

AVUI. Lermes, ants, scores. — L'année 1827 vit paraitre en Franes des œuvres mment intéressantes, l'Histoire de la Résolution d'Angleterre, par M. Guizot, qui consacrait les loisirs que lui faisait la politique à des études d'histoire dont il n'aurait jamais dû & détourner; l'Histoire de la Philosophie, par Victor Cousin, et le Cromwell, drame de Vicior Hugo, œuvre exclusivement lit #4 nu disposée pour le théâtre, précédée d'une préface qu

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