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CHAPITRE IV

Les Grecs à la Chambre des pairs. — Le Juhilé et les Missions. — Pro prese. — Chute de Missolonghi. — Turquie, — Espagne et Port Letires ol sciences.

#6 I. Les Gnecs et La Cnawene nes pains. — Le rejet du d'ainesse accrut considérablement la popularité de la Chamk pairs, à laquelle on savait gré déjà de s'être associée tout récer à la sympathie générale qu'excitait la cause de la Grèce “yée.

Un peu auparavant, la Chambre discutait une loi sur les et délits commis par les Français dans les parages de la M ranée qu'on appelait encore les Échelles du Levant. Chatezal proposa d'ajonter à la loi un article qui déclarait contraw crime ou délit toute participation prise par des sujets ou 1 français au trafie des esclaves dans les Échelles du Levant e Warharie. En développant sa proposition l'orateur montra but réel était d'atteindre les ofticiers français qui. au ser Ia Turq zvple, se chargeaient de transporter les fe les enfants, les vicil s enlevés des villes grecques pot vendus dans les marc! esclaves de l'Orient. eaubriand fut pr N. Lainé. « Xe pas, dit-il, que di même à des pacha autre peuple de Bien, d'ane nation chrétienne? n'y 24 par les mains français fins va dévorer? le pavillon d puis convert des cargaisous de tètes chnét portaient au sultan? »

heureusement, le pavillon franç cargaisons dl par M. Lainé. M. de Pes + des blancs et reponssa l'amendement comme em

de Missolonghi par éres lignes : «j'a bless oi eL nes compagnons, assez guéri je nous avions des vivres, nous braverie

prendre nos fusils,

RÉGNE NE CHARLES x. — 1826. 299

its 6 féesrnimibrens. Lee gi Le fait fire des propositions et des menaces; nous avons tout #-Hbrabim a des officiers français avec lui. Qu'avons-nous tFrançais pour nous traiter ainsi? »

batement fut adopté par 84 voix contre 65, Sous prétexte beait 1 une loi nouvelle que le roi seubpauvait proposer, tère ne porta pas à ln Chambre des députés la loi ainsi

Le m de Missalonghi reviendra dans le éours de celle même

ha de la session fut occupée par l'examen de lu loides latpar celui du budget. Le ministère eut plus d'un assaut contre l'opposition libérale, dont Casimir les questions financières, l'infatigable et véhément aussi contre l'opposition royaliste, qui voulait, À Eüire touiber M de Villôle. En définitive, le ministre avantage, mais en l'achetant par de laborieux efforts, et arriva la clôture de la session, 6 juillet, il était debout, ur en apparence, mais, en réalité, blessé et bien affaibli. Le Jumné er Les Missions. — Pendant toute la durée de sion, il régna dans toute la France une agitation qui ne = en même temps que les séances législatives. La loi du ‘aisesse en fut, un moment, la cause principale, mais lorsmotion causée par cette loi se fut calmée à la suite du vote ‘hambre des pairs, l'agitation persista, provoquée par les ments du clergé et par les prétentions qu'affichaient les

x et les écrivains du parti clérical.

bilé, prescrit par le pape, fut l'occasion d'üne recrudese processions, de pré uns, de cérémonies ses auxquelles assistaient, par ordre où par servilité, les s civiles, judiciail r plusieurs points, en particulier à Rouen. La population me vit, avec une surprise chagrine, le roi et la famille suivre les processions derrière un nombreux cortège de et de séminarisles, en sorte que la royauté, le pouvoir e, semblait subordonné à l'Église, au pourvoir clérical. C produisit surtout à la principale procession qui, le 5 mi, € Notre-Dame et se rendit place Louis XV, en faisant stationt Germain l'Auxerross, à Saint-Roch et à l'Assomption. Sur e, Charles X posa à prière pierre d'un monument en

500 MONARCHIE CONSTHUTIONRELLE.

l'honneur de Louis XVI, dont la dernière ne devait jam posée. Celte cérémonie étant essentiellement funèbre, le tait un habit de deuil, c'est-à-dire violet. Or le violet est leur du costume des évêques. C'élait une opinion accrédité la population peu cultivée de Paris que le roi était engagé « ordres ecclésiastiques; le voyant en violet, on ima;ina répéta qu'à l'occasion du jubilé, Charles X venait d'être évêque. Ce n'était pas une recommandation auprès du pe Paris. Charles, durant le trajet, remarqua l'attitude de la ! s'en attrista et en parla à M. de Villèle. Îl était seul à n'a remarqué le rapide déclin de sa popularité éphémère. U n pas que, le 51 janvier, jour de l'ouverture des Chambres, nistres avaient agilé la question de savoir s'ils ne devaie craiole d'une manifestation hostile, s'opposer à ce qu'il à tendre la messe du Saint-Esprit à Notre-Dame. Personn avait appris combien il s'était aliéné le sentiment public | inclination pour les ulira-royalistes el pour le parti cl de Montmorency, gouverneur du duc de Bordeaux, étant 1 imois de mars 1826, le roi avait donné sa charge au duc de Fe de ses vieux anis, et avait nommé préceptet l'abbé Tharin, évêque de Strasbourg, dont il ré On ne l'avait pas averti que la dévotion très-cunnue du était égale à son incapacité et que Le second s'était lait ver comme apologiste des jésuites. L'opinion publique, peu at des secrets de cour, ne vil dans ces deux choix que lit de donner une éducation toute cléricale à l'enfant qui devenir, un juur, roi de France, et ce fut un nouveau grie Charles X.

Sile 6 poussait avec ardeur ses envahissements, il trait une résistance non moins énergique dans la presse i Les journaux Le cumbattaient sans relâche. Des publicatio ou vins considérables, leur venaient en aide. Dans le nom en eut une surtout qui eut beaucoup de retent Dénonciation aux cuurs royales, par M. de Montlosier. faisait l'historique de de Jésus, rappelaut Les fa lesquels elle avait eté expulsée de presque lons les États, la à rendue cute elle par le P at de Paris, et eu dén la Cour royale l'existence ilk ce. La Cour se incumpétente.

A. de Montlosier était uu vieillard de soixante-douse

Socié

302 MONARCHIE CORSTITUTIONNELLE.

$ JL. Caure ne Missoconcæ. — Au commencement d ce qui préoccupait par-dessus tout la France, l'Europe, monde civilisé, c'était la Grèce et, dans la Grèce, la petit: resse de Missolonghi. Depuis le conmencement de la gue Turcs l'avaientassiégée une première fois et avaient été fort lever le siège. Ils revinrent une seconde fois, au mois d'avr sous le commandement de Réchid-Pacha, qui avait reçu di cette brève instruction : « Ou Missolonghi tombera, où ta À la fin de décembre 1825, Ibrahim arriva, avec ses Ég: devant Missolonghi, toujours debout, mais déjà fort maltra l'artillerie turque, et ne recevant plus que par mer de : insuffisants secours. Réchid, offensé par de hautaines part brahini, relira ses troupes en arrière et laissa le soin du sk Égyptiens. Ibrahim s'était vanté de prendre « cet enc} quinze jours. Plus de trois mois après, Missolonghi tenait avais « dévorée par la famine », comme le disait M. Lainé « poussant menaces el propositions », comme l'écrivait l'enfs à Chateaubriand.

Ceux qui n'ont pas véeu dans ce temps ne sauraient se fa idée de l'anxiété avec laquelle tout le monde suivait les tirs de ce long siêge, en apprenait les moindres incident attendait l'issue que tous les cours souhaitaient favorables ruïque ci

Le 2 avril, les vivres étant épuisés, on décida que, dans les 2,500 combattants valides. divisés en trois corps, enimer femmes et les enfants, tenteraient de traverser, de vive for lignes ennemies. Tout ee qui ne pouvait partir s'enferma € moulin où se trouvait un amas de poudre. Presque au sort ville, les trois corps furent ass: vptiens. Une des hommes armés, la plupart des femmes el des enfant trérent daus la ville : le reste, d'un élan irrésistible, passa à l'ennemi, 4,300 seulement purent arriver à Sulona. Ceux qui

pl et le prinat Kapsal ants, dans Ja manufacture de cart véque, ramassé tout sanglant, fut de furent égorgés, les femmes et les enfants s emmenés pour être vendus. Lu groupe de comle commandé par George Tsavelos, se (raya passage les aru

cube Béchid paraissait prés de soumettre tout Le pays au

À hme; enfin, les Philhellènes d'Europe, qui avaient fait, A1 et 1896, des efforts prodigieux, allaient se trouver hors d'éai de faire face aux nécessilés présentes.

Benreusement, la question grecque entrait, timidement encore, dans une phase nouvelle qui devait mener, quoique lentement, à Tadtpendance. Le 4 avril, un peu avant la prise de Missolonghi, ls Reis et l'Angleterre avaient signé, à Saint-Pétersbourg, un protecale xpnt pour objet une médiation en faveur de la Grèce. 11 ne fagisi pas de détacher la Grèce de la Turquie, mais de l'y rltacher par un lien de suzeraineté avec certaines conditions d'auimomie. Ce protocole demeura ouvert pour que les autres États &TEurope pussent y accéder. Canning, lors d'un voyage en France, tes fin de 1826, en parla au roi et à M. de Vilièle, qu'il trouva ben disposés, non pas à adhérer au protocole, mais à entrer, sur kmême pied que les autres puissances, dans un véritable traité tstiné à arrêter une guerre d'extermination. Ce traité fut signé e 1827.

$ IV. Tusquis. — Luttant avec peine contre l'insurrection frecque qui eût été déjà victorieuse sans l'invasion des Égyptiens,

wenacé d'une guerre avec la Russie à cause des Principautés Danubiennes, le sultan Mahmoud comprenait la nécessité d'opérer ea Turquie les réformes que Méhémet-Ali accomplissait en Égypte. Le plus puissant obstacle à cette entreprise était le corps des janissaires, habitué depuis longtemps à gouverner le gouvernement. Mahmoud songeait à la supprimer. Un complot formé.

par eux contre lui vint Ini en donner l'occasion. Le 47 join 4826, les janissaires furent attaqués dans leur caserne par les troupes impériales. Les portes furent enfoncées à coups de canee et les bâtiments incendiés. Tout ce qui ne périt pas dans le combat ou dans les flammes fut pris et exécuté. 20,000 individus (portefaix et autres), alliés aux janissaires et complices de leurs exactions, furent chassés de la ville. Peu de temps après un grand incendie éclata sur plusieurs points de Constantinople et fut suivi de no0velles exécutions et expulsions.

Cette sanglante réforme accrut heancoup l'autorité personnelle ds sultan, sans rendre beaucoup de force à son empire déjà gravement compromis. En effet, le G octobre 1826, la Porte signait avec l Russie la convention d'Akermann qui, entre autres conditions, toutes défavorables à la Turquie, lui enlevait le monopole de navigation dans la mer Noire.

$ V. Esracxe er Ponruoar. — Le roi de Portugal, Jem NI meurt le 10 mars 489, laissant le trône à son frère don Pedro, déjà empereur du Brésil, qui donne une nouvelle constitution # Portugal. Puis, les deux couronnes ne pouvant être réunies sarh mème tête, don Pedro abdique en faveur de sa fille dona Mara. alors âgée de sept ans, et la propose pour femme à don Miguel, #cond fils de Jean, qui avait plusieurs fois lenté de déposséder 00 pére et vivait e ne. Don Miguel accepte l'offre; la sœur des deux princes est déclarée rigente.

Les absolutistes prennent les armes, proclament don Micuel roi de Port 3 battus, ils se réfugient en

L'Espagne était livrée à la terreur q mal depuis la restanration de Ferdi 60,000 le nombre des vole rapace et féroce. La France ré

dix et à me une.

nt le droit internatul e ses menaces, en armes sur le territoire porté de Madrid et l'Angletert

Au mois de noveml

fin de 1826, la France le dans un art essentiellement littéraire : k dma mourut, le 41 bre. Voulant ériter # scandale des fanérai les de madame Rancourt et da Philippe. il

réclamée impérieusement par les déricaux, avait été agitée dans le conseil des ministres, où les opinions s'étaient partagées. De quel côté se serait rangé le roi ?

La séance eut lieu le 12 décembre. Le roi donna d'abord de bonnes assurances quant aux relations avec l'étranger, manifestant l'espoir que la paix ne serait pas troublée, qu'une entente sé blirait pour arrèter la guerre d'extermination qui se faisait en Grèce, el annonçant que le roi unirait ses efforts à ceux de ses alliés pour mettre un terme aux troubles survenus en Portugal. 11 constalai ensuite l'état de prospérité intérieure; puis, arrivant à la presse, il di :

« J'aurais désiré qu'il fût possible de ne pas s'en occuper; mais, à inesure que la faculté de publier les écrils s'est développée, elle a produit de nouveaux abus qui exigent des moyens de répresion plus étendues et plus eficaces. 11 était lemps de faire cesser d'afligeants scandales et de préserver la liberté de la presse elle même de ses propres excès. Un projet vous sera présenté pour atteindre ce but. »

C'est toujours par tendresse pour la presse que les gouverne ments lui retirent la liberté alin qu'elle n'en fasse pas alt: quelle institution humaine resterait debout un seul jour, si l'on voelait qu'elle fût absolument exempte d'abus?

Le discours royal fut mal bre, bien que L' seucore l'économie du futur projet. Le ministère ne se hâta pas de le présenter : il Ini survenait autres embarras.

Le lendemain d

ance d'ouverture, on recevait à Paris le

solu, Portugal, pour S'opposer à

tes, formé , sur ke

faire plus, puisqu'elle avait son corps 1 € æ, répotdant au reproche qu déclaré I guerre en 182

ait de n'avoir pus répondait que l'Angleterre aurait pu

Dane 07, Énmbee pere nie tes. Nous ft

ère tous les mécontents, tous les agitateurs des pays avec il serait en conflit? C'est la pensée de ce grand pouvoir ? guerre fature qui excita toutes mes appréhensions : ce sla même chose d'avoir la force d'un géant ou d'en user. tion de l'Angleterre au milieu de la lutte des opinions poqui agitent les nations de la terre peut être comparée à maitre des vents, telle que le poëte l'a décrite :

-.... Celsa sedet Æolus arce Seeptra tenens.

À la raison, bien différente de la peur, qui me fait crain- #our des hostilités en Europe. Je suis donc décidé à sup loi cœ qui ne touche pas à l'honneur national et à la foi le srant de déchainer les furies de la guerre que nous aise, ignorant qui elles pourraient atteindre et jusqu'où riges pourraient s'étendre. »

re d'Angleterre, s'adressant aux Chambres et à la nation 5, traitant d'un acte du gouvernement français qui avait iment irrité l'Angleterre et contre lequel lui-même s'était isement prononcé, Canning ne pouvait guëre éviter de se

sntrainer à dec naralee ani devaient mal sonner à des

touchant l'intervention en Portugal. Cet acte, toul désagr qu'il püt être au gouvernement français, ne le prenait don au dépourvu. D'ailleurs, c'était un point prévu par les & entre l'Espagne et le Portugal; il n’y avait donc pas à l'atta Aussi, les absolutistes de la Chambre des députés, qui s naient l'absolutisme légitime en Espagne, comme l'absolu illégitime en Portugal et qui trouvaient don Miguel légitime | qu'il était absolutiste, attaquérent-ils M. de Villèle non sur l'i vention anglaise, mais sur les paroles de Canning, qu'ils pré taient comme offensantes pour la France. S'ils avaient raisor étaient la cause première de l'offense, car c'étaient eux qui ar voulu cette guerre d'Espagne, d'où l'Angleterre tirait sujoun son avantage. Fe

A la Chambre des pairs, Chateaubriand se fit, comme toujo l'adversaire de M. de Villèle ; c'était affaire de rancune person non de politique.

A l'une et à l'autre Chambre, les adresses furent votées t que le ministère les avait acceptées, sinon inspirées. Elles fu portées au roi le 28 décembre.

SL. Loi coxtre La Pnesse. — Le lendemain 29, M. de l'egro venait lire à la Chambre des députés l'exposé des motifs et le 1 d'un projet de loi concernant la presse.

On avait soigneusement réuni dans ce projet les dispos les plus draconiennes des lois antérieures; on y en avait aj quelques nouvelles qui prouvaient la plus parfaite ignorance « imatiére, En somme, ces abus de la liberté de la presse étaient dicalement détruits, car la presse cessait d'exister. Aussi, Ca Périer, après la lecture faite par le garde des sceaux, pat-il sé en tonte vérité : « Le projet peut se résumer en un seul art L'imprimerie est supprimée en France el transportée en Belq Chateaubriand, dans une brochure véhémente, qualitia la k randale. Mais le nom qu'elle devait garder fut trouvé par M Peyronnet lui-même, Dans un article apologétique de son pt it insérer an Moniteur, il dit : « La loi présentée veut une loi de justice et d'amour. # Ce mot, relevé par les jourt de l'opposition et malicieusement recueilli par le publie, désormais à désigner le projet de loi.

Ce fut une clameur générale. La loi n'atteignait pas seule Jes journaux et leurs imprimeurs, elle frappait toute La librai toute l'imprimerie, loutes les industries se rattachant à la f#

D omis canues x. — 1897. 500 rés et des journaux; il n'y avait guère d'épargnés meurs et éditeurs de livres religieux. De fous les Lles industriels intéressés envoyèrent aux Chambres des protestations, des réclamations, auxquelles se ls d'un grand nombre d'ouvriers, menacés de se ravail.

2gnia même une compagnie qui ne se mélait pas offichoses politiques, l'Académie française, Elle rédigen & roi pour lui signaler tout lé dommage que l'adop- L'eauserait aux lettres françaises. Non-seulement isa de recevoir la requête, mais les trois académiient proposée furent destitués des modestes emplois ent (18 janvier): e'étaient MM, Villemain, maître des retelle, censeur dramatique, et Michand, lecteur da royalistes, les deux derniers en ayant donné ln preuve Foû il n'était pas sans danger de le faire, M. Michaud ime royaliste, condamné à mort en 1795, et à la dé-

ngeance du ministère ne lui fit pas honneur et ne voquer des manifestations en faveur deses trois vic-

ne où le ministére donnait à ses rancunes cette miséon, Portalis faisait, à la Chambre des pairs, un rapnonciation de Montlosier, que l'auteur avait adressée ”ée sous forme de pétition. Montlosier signalait l'exisste systéme ayant pour but de renverser le trône et la sur moyens la création de congrésations religieuses d'établissements tenus par des jésuites, la propagaimontanisme, les empiétements incessants du clergé civile; il demandait à la Chambre de reconnaitre la : 4682 comme loi de l'État et d'en prescrire l'enseis toutes les écoles du royaume.

oposait le renvoi de la pétition au président du conseil demeure de faire exécuter la loi contre les jésuites et ions illicites.

efforts du ministère, les conclusions de Portalis furent

443 voix contre 73, dans la séance du 19 janvier.

ime temps, le ministère éprouvait un autre échec de e. À propos d'un article sur le projet de loi, il avait werrier français un procés pour provocation à la déso-

310 MONARCHIE CONSTITUTIONMELLE.

béissance aux lois et outrages au garde des sceaux. Le joun acquitté sur le premier chef et condamné sur le second à une peu rigoureuse. È

Ainsi éclatait partout l’antagonisme, qui était le fond mê la situation politique, entreun gouvernement aspirant à recons de toutes pièces le passé et la nation voulant continuer à m dans les voies nouvelles qu'elle s'était ouvertes. Chaque jour sait davantage celle divergence.

La loi d'amour ei de juslice n'élait pas la seule entrave im: par le gouvernement pour amoindrir le développement des jour il avait aussi proposé une loi qui portait de deux à cinq centit taxe postale des journaux. C'était une lourde aggravation dect En effet, d'un bilan authentique de la situation du journal ke prospère à cetle époque, produit dans la discussion par Casio rier, il résuhtait que le Constitutionnel, atteignant lechiffredeN abonnés, le plusélevé d'alors, faisait une recette annuelle de 1,13 franes. Ilpayaitau gouvernement 450,095 fr. de timbre, 402,2 de port des numéros, 554,409 de port de lettres. Nr ‘749,367 francs pour papier, impression, rédaction, administri loyer et autres frais; la dépense s'en élevait à 594,566 franc qui laissait une somme de 575,000 francs de bénefice net 25.000 par action (il y en avait quinze). En calculant que | mentation de taxe alteisnit les deux tiers des abonner l'autre Liers étant servi par des porteurs à Paris et dans la lieue, il en résultait un accroissement de charges de 10 franc abonnement, soit environ 120,000 à 140,000 francs par a tous les journaux n'avaient pas le tirage du Constitutionnel. lui, vennit, en seconde ligne, le Journal des Débats, avec 11. en troisième ligne, la Quotidienne descendait à 6.500 abonn vente au numéro n'existait pas alors.

L'opposition comhattit cette loi, qui fut néanmoins adoptée les deux Chambre

Le rapport sur la loi de la presse, fait au nom de la comm de la Chambre des députés par M. Bonnet, fut déposé le 8 fi 1x27 sion avait assez profondément modifié la loi sens que rée par les réclamations produites, elleavait s tué aux dispositions absolument impraticables des dispositions: exécution possible, écarté des aggra fiscales qui au anéanti un grand nombre de journaux, remplacé, pour les p

brochures, le timbre par la censure, réduit le droit de pours

für cœeux qui devaient siéger aux assises. La liste annuelle contenait deux cents noms dans les départements, douze cents à Paris. ÿ

La Chambre des pairs, tout en reconnaissant que cette loi valait meux que la loi en vigueur, y avait fait des modifications impor- Untes; ele n'avait pas admis l'identification absolue de Ja liste électorale et de la liste du jury, et avait porté sur celle-ci certaines catégories de citoyens qui ne se trouvaient pas sur celle-; elle avait déterminé le minimum du nombre des inscrits de la liste géafrale et le maximum de la liste annuelle, fixé à 500 pour les départements et à 4,500 pour Paris ; elle avait décidé que nul ne pou nit siéger deux années de suite, que nul ne pourrait être rayé @'en vertu d’an jugement, et que les listes seraient communiquées à quiconque réclamerait celle communication.

La loi faite par la pairie fat adoptée par la Chambre des députés, æ mois d'amnl, sans que le ministère défendit ni son projet, ni l'étrange procédé dont il avait usé et qui fut énergiquement censaré par l'opinion.

$UL Discussion DE LA LOI SUR LA PRESSE. — La discussion de cite loi au Palais-Bourbon était impatiemment attendue. Le 44 féwier, quelques-uns des orateurs qui voulaient prendre la parole furent dans la salle à six heures du matin. La liste des députés inserits pour combattre le projet contenait des noms qui n'avaient pas l'habitude de se renconirer unis dans une vue commune:

312 MONARCILIE CONSTITUNIONSELUE,

toutes les fractions de la gauche ÿ figuraient entente Après Benjamin Constant, qui, sous une forme piquante rit relief les iniquités du projet de loi ebrepousstatissubtentes dements dèJa commission que le Lexté ministétel Apre le Bourdonnäye, qui démontra l'ineflicagité des m@ÿens Propos ai rqu'il y aurail, mème pour la monarchie iipetusen te France loules les conséquences de la Chartes le tour deparole à Royer-Collard, qui, selon sa coutume, s'éleiaux pli considérations, dans un discours où une Améretronte alt plus saine raison. La loi , à ses yeux, uhe invasion non-seulement contre la liberté de ln presse, mais contre liberté naturelle, politique et civile, « DansAi perse de lalof il, il y a une imprévoyance, au grand jouride là création, l'homme s'échapper libre et intelligent au wilieusde unis là sont sortis le mal et l'erreur, Une plis hautesagesse parer la faule de la Providencesrestreindfe sa libéralité dente etrendre à l'humanité, sagement mubléemle sernice de ver à l'heureuse innocence des brutéS#h Rappelant qu'un des apologistes dé la loi avaitiéent

ient,/peu importe; elle tend, par Le fanatisme, Sree oecg etaux dis baèet absur=

e, la loi ne suffirait pas, car il y à est owgerte entre le bien et le mal.

ques, les livres ont passé dans les esprits. A--on une r les en chasser?... La misère est la sauv ‘de de Si l'on veut asservir les hommes, il faut les disperser, wufactures, combler les canaux, labourer les grands -e passer la charrue sur la civilisation tout entière. » ird repoussa lous les amendements : la loi n'en est le la rejette, dit-il en terminant, purement et simplepect pour l'humanité, qu'elle dégrade. Je la justice, qu'elle outrage ; je la rejette par f u’elle ébranle peut-être, qu'elle compromet, au moins, nit daus l'opinion des peuples, comme infidèle à ses est le seul gage que je puisse donner aujourd'hui à ie d'un dévouement qui lui fut connu aux jours de ‘infortune. “ fut l'impression produite par ce discours, un des plus entendus la tribune parlementaire. Aucun des députés ent la loi n'y répondit. M. de Villèle, qui essaya de le uva pas de meilleur argument que de relourner: ceurannie contre la presse elle-même.

ion se prolongea jusqu'au 42 mars:ilne fallait pasmi ns our tuer la presse. La loi fut votée, le 12 mars, par itre 134.

ministère la porta à laChambre des pairs. La commis je par cette Assemblée fit une chose neuve en France;

d'ane re rune

A ssquiér bläma sévérement In conduite du commissaire. Le we Broglie fut plus énergique encore; il déclara que tout mme bonnète eût agi comme les élèves de Châlons-sur-Marne, Ai sata ces paroles qui n'ont pas cessé d'être applicables dans tre pays: « Par quelle fatalité arrive-t-ilque, toutes les fois que es volontés ou les amours-propres de l'administration se trouvent à jen, l'emploi de la force est toujours précipité, violent, accom-

de désastres? Quant à moi, je ne puis contempler froidement

is de l'humanité. Je ne puis contempler froidement ces

moëdés d'une administration à la fois insouciante et fantasque,

traite des populations paisibles comme un bagne de forçats dont

1se peut rien obtenir que le sabre au poing ou la menace à la eche. »

Un peu plus tard, il fut question de ce scandale à la Chambre des puatés. Le ministre de l'intérieur se retrancha, comme c'est l'hatude en pareil cas, derrière la lettre des règlements. Mais c'était façoa d'appliquer ces règlements qui était en question, et c'est ær quoi le ministre évita prudemment de s'expliquer.

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