CHAPITRE VIII
Ministère Martignac. — Sexsion de 18%, — Loi électorale et du jury. — Le émet noir, = Lei sur Le ue Mise en accusation du ministère il. — Ordon Lo) où
les mi eille de sortir du pouvoir, rrcevaient des félictations et rocueillaient des souhaits de bon avenir qui eussent ét mieux adressés à leurs successeurs,
Charles X aurait voulu appeler sur-le-champ le prince de Poi-
dissuada de cette ministres que parti les royalistes. C'était fort monarchique et très peu parlementaire : l'opposition assez puissante à La Chambre des députés et, plus eucore dans la nation pour que la courasse
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gnac était parfaitement l'homme d’une telle tâche; il réussi à maintenir la conciliation si l'opposition avait eu part dans la rouvelle combinaison, comme, d'ailleurs, il 1 pas à se maintenir longtemps contre les exigences de cour par l'inclination personnelle du roi.
Le ministère Martignac fut asses froidement accuei presse; les journaux royalistes le trouvaient insuffisant les libéraux, on allait avoir la même comédie, jouée doublures,
Il essaya de se concilier l'opinion en réintégrant MA. \ Lacretelle et Michaud dans les emplois qui leur avaient vés, et en nommant une commission pour examiner les que pouvait nécessiter l'exécution des lois dans l'ense des écoles secondaires ecclésiastiques (22 janvier). Ceci mesure contre les jésuites; toutefois, on reprocha au d'avoir introduit dans la commission des partisans dé la trop fameuse Compagnie.
SIL Sussiox De 1828. — Dans le discours que le 1 prononcer, le 5 février, en ouvrant les Chambres, on s'a trouver la confirmation d'espérances fort opposées. Le: comptaient sur l'annonce de l'inauguration d'une nouv tique intérieure; les royalistes prétendaient que le roi € que les personnes seules étaient changées, non le systè que ceux-ci fussent plus près de la vérité, ils ne fi plus complétement satis!
En exposant l'état des affaires extérieures, Charles X pa inent de Navarin : « Le combat imprévu de Navarin, ditn de gloire pour nos armes et le ga ion des trois pavillons.
Ce passage fut salué d'acelamations s'adressant tout à 1
royales et aux démonstrations de mauvaise hume le avait provoquées de la part des gouvernements € ngleterre. Le dernier l'avait qualifiée is la nation anglaise s'en était mon
érieures, le roi, pour afferimir promet de veiller à ce qu'ot avec sagesse el modération à mettre la législation en avec elle; comaincu que l'observation des lois est la force du trône, il a vrdouné que de hautes questions d'ad
qu'il a ju
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cours du trône. Elle contenait deux mots qui réprouvaient sévère ment l'administration de M. de Villèle : « Quelques parties à l'administration publique, disaitelle, ont soulevé de rifs méconten tements », et plus loin : « Ses vœux (de la France) ne demandes aux dépositaires de votre pouvoir que la vérité de vos bienfaits ses plaintes n'accusent que le système déplorable qui les rend trop souvent illusoires. » Les amis de l'ancien ministère s'opps tèrent énergiquement à l'insertion de ce dernier mot, qui ne £a adopté qu'au serutin, par 187 voix contre 113.
Dans sa réponse à l'adresse, Charles X fit allusion à ce fai : «Mes paroles avaient été adressées à la Chambre entière ; = rait été doux que sa réponse eût pu être unanime. » Il rappels, outre, aux députés, qu'ils étaient les gardiens de la majesté da trône, « la première et la plus noble des garanties de la Frasce. » Cette insistance fut commentée d'une manière fächeuse.
De doubles élections, des annulations d'opérations électorales, nécessitaient la nomination de quarante-cing députés. Pour b première fois, les électeurs de Paris, au lieu d'accepter des jourmaux une liste toute faile, tinrent des réunions préparatoires d publiques où les candidats furent invités à venir s'expliquer & quer avec les électeurs. Cet exemple fut suivi en pre autorité se borna à refuser les endroits publics pour late nue de ces réunions et n'y mit aucun obstacle dans les locaux pe ticuliers. Fidéle à sa promesse, elle s'abstint de toute immistes dans les opérations électorales. Sur les 45 nominations, l'opiniss libérale en eut 5 (21 avril).
$ IL. Loi étéctomaue er pù rar bre était saisie, depuis le 25 mars, d sion des listes électorales et du améliorait 0 un sens libéral la 1
Ala suite d'une discussion où l'an du gouverne ent attaqué prutit des ié noires ts
— À ce moment, la Gus à projet de loi pour la rét- , qui recliliait, complétait votée l'année précédente, it, chose nouvelle, le projét soutenu par l'ancienne opposition libérale # s ministériels, la loi, encore amendèe a unit 257 boules blauches contre Il
i) $ IV. Le causer som. — Au cours de celte discussion, ut
22 janvier, à propos des petits séminaires dirigés par le le 28 mai, un rapport où elle constalait que trois peti avaient pour chefs des Jésuites, mais que la prèsenc tres « suivant, pour le régime intérieur, la règle de n'est pas contraire aux lois du royaume. » Ces conclusi à la majorité d'une seule voix, soulevèrent de vives cla parti libéral. Le ministère se trouvait mis en présenc tion immédiate d'une question qu'il croyait avoir ajournée. De nombreuses pétitions arrivaient aux Cha les Jésuites, et il n'était pas douteux qu'elles duss accueillies. Portalis, au ministère comme à la Chamt l'illégalité de l'existence des Jésuites en France el fai son opinion à ses collègues. Plusieurs tentatives furen Jement auprès du roi, qui appuyait son refus sur l'avi mission.
Enfn, le 16 juin, il se détermina à signer deux ordo l'une exigeait de toute personne voulant diriger un établ: tructionsecondaire ou ÿ étrecmnployée, la déclaration & partenir à aucune congrégation religieuse non légalem France. La seconde limitait le nombre des écoles secor siastiques et fixait à 20,000 le maximum desélèves qu'el recevoir, attribuait aux évêques et archevèques la no directeurs et supérieurs, avec l'agrément du roi, et ces écoles huit mille bourses de 150 francs chacune, une subvention de 120,000 francs.
Hn'y avait, en tout cela, rien qui püt alarmer la c prélat le plus méticuleux, car rien ne touchait aux croyances Y t que de dispositions purem tratives. Cependant le s cléricaux criérent à la pensée uti évèques, entre autres l'archevèque de Paris, signèren protestation, terminée par un refus d'obéissance, qu'il au ministre des cultes pour être mise sous les yeux chevèque de Toulouse, rédacteur de cette piére, sit ment son refus au ininistre, en cilant cette devise « {c'était un Clermont-Tonnerre) : Etiamsi omnes, ego mème tous, moi non). Toutes les chaires retentirent : d'impiété contre le ministére tout entier. Ce fut u croisade.
Le gouvernement ne voulut pas entrer eu lutte ot les prélals insurgés. Ilenvoya secrètement à Rome
me une émission de quatre millions de rentes, destinée à Melle en état nos forces de lerreet de mer.
SIL. Exrémirion ve Morée. — L'émission des rentes, ainsi mo- Hivés, avait, en réalité, pour objet une expédition militaire en
Imarticle secret du traité du 6 juillet 1827 autorisait les repré sentants des trois cours à Londres à uter et arrêter les moyens Ulérieurs dont l'emploi pouvait devenir nécessaire. L'éventualité 2insi prévue se réalisait : ce n'était pas assez d’avoir détruit la flotte taro-égyptienne à Navarin, il fallait dé er la Grèce des troupes tera-égyptiennes qui continuaient à la dévaster, sous les ordres nhin.
Les trois représentants arrétérent l'envoi d'une force militire; l'Angleterre et la Russie, pour s'exclure mutuellement, @ œañiérent le soin à la France par une convention signée le 19 millet 1828.
Quinze jours aprés, les troupes françaises étaient prêtes à s'emnlarquer ; elles se composaient de neuf régiments d'infanterie, un de chasseurs à cheval, deux compagnies du génie et quatre compages d'artillerie, avec pièces de siège et de campagne et deux batteries de montagne, le tout formant un effectif de quinze mille hommes, sous le commandement du général Maison.
L'expédition partit de Toulon le 17 août, arriva devant Navarin le 9, et débarqua, le même soir, dans le golfe de Coron.
Ibrahim essaya de trainer en longueur les préparatils d' tion dont son père lui avait donné l'ordre. Le temps devena vais; des pluies torrentielles incommodaient les troupes fr: campées sous la tente. Le général Maison mit Ibrahim en d de partir sur-le-champ ou d'être altaqué. L'embarquemes mença le 9 septembre.
Pendant cette opération, Ibrahim eut avec les officiers des relations où il prit à tâche d'effacer, par la courtoisie manières et de son langage, l'impression qu'avait dû laisser venir récent de la guerre sauvage et féroce qu'il avait { Grecs. Il montraaussi qu'il était au courant des affaires eurof et il demanda au général Maison « pourquoi la France, apr fait des esclaves en Espagne, en 1893, venait maintenant { Grèce, des hommes libres. »
L'embarquement des Égyptiens fut achevé le 4 octobre. avait laissé dans les places fortes de la Morée des gu avec des chefs tures. Ceux-ci, sommés par les Fi leurs portes, s'y refusèrent, en déclarant que la Turquie n° en guerre avec la France. Nos troupes | nt les portes ladèrent les murailles, sans éprouver aucune résistance & des garnisons, qui remirent leurs armes aussitôt. Le seul de Morée, qui domine Patras, fit une résistance effective et qu'après onze jours de siége et seulement quatre heures le 30 octobre. À la fin de décembre, une partie du corps rentra en France, laissant la Grèce aux Grecs qui avaient ment conquis le droit à leur p:
$ IX. Vorace ou roi. — Pendant cette expédition, le ro dans les départements de l'est, un voyage où il recueilli des témoignages d'une satisfaction qui n'avait pas besoi excitée par les artities officiels, mais que faisaient spont éclater les populations.
Le roi était heureux de l'all jour. entouré par une foule empressée de le voir, il dit av sion à Martignac : « Quel peuple ! et que ne devons-nous pour lui! » Ce qu'il eût fallu faire alors eût été peu de c core : que le roi eñl sacritié quelques idées personnelles, intimités compromellantes, cela eût suft ais ce soul } crifices les plus difliciles; Charles X ue Les fit januus.
Rentré à l'aris, le roi y trouva plus ardente que janiai entre les libéraux et les cléricaux; les premiers applaudis
resse qu'il rencontrait par
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et à se mettre à la tête de l'opposition, comme font les princes anglais.
Cet écrit produisit grande sensation, mais il fut générale ment désaprouvé. Le ministère le poursuivit comme provoquant à un changeinent de dynastie. Par une rigueur insolite, l'auteur fat arrêté préventivement.
Le 12 janvier, Cauchois-Lemaire comparut devant le tribunal core rectionnel. Son défenseur, M. Chaix-d'Est-Ange, alors avocat libéral, soutint que son client avait simplement engagé le duc à faire ce qu'avait fait, sous Louis XVIII, le comte d'Artois. Cauchois-Le maire fut condamné à quinze mois de prison et 2000 francs d'æ mende; les éditeurs eurent trois mois de prison. La cour ropale confirma le jugement.
Le gouvernement d
mait ainsi lui-même le duc d'Orléens comme pouvant devenir le chef d'une dynastie nouvelle.
Ÿ XIE, Sessiox pe 129, — Le roi ouvrit la session, le 27 janvier, emble généralement et dans lequel on ne remarqua qu'une phrase annonçant la présentation de lo rl ation des départements el celle des commnnes. , dans les deux Assemblées, ne pré le qu'une déclaration très-formelle, te que fit le prince de obive pe üt pri n publique n°
La disenssion de l'adress senta d'autre incident mn
iance dans ses déclar:
Le prince de Polignae, à Londres, était venu à Paris onner ta succes ion de M. de e tont entier s'opposs à à un titre queleonque, dans Le cabinet:
denr dut retourner à son poste. I :
Paris pour réconcilier les dk r dans une haine commune contre ke ministère et de quatre-vingt vait y ter
la Chambre des dképutes
les deux projets de 1 discours du tive.
Jusqu'alors, tent sous-p
et municipaux. C'
ait L'organisation impériale.
cassation, et M. Boudeau à la justice, son parti était déjà pris ministère Polignac était prêt dans la pensée du roi.
La session ne fut plus, pendant deux mois, occupée q l'examen et de La discussion du budget, qui donna lieu aux mouches habituelles. Le 31 juillet, la session fut close.
Dans une des dernières séances, un député qui devait ac une grande renommée d'orateur, le général Lamarque, sig les inquiétudes causées par des bruits de coups d'État, r qu'en Angleterre aussi on avait essayé de violer la Constiti « Vous savez, dit-il, quels en furent les résultats... Débris éd à tant de naufrages, nous ne voudrons pas tenter encore neste expérience; elle ne nous a que Irop appris que les p aussi ont leurs coups d'État. » Violeminent interrompu par } de la droite, Lamarque reprend avec plus d'énergie : « de d les peuples aussi ont leurs coups d'État, et que, boulerers Lerre jusque dans ses entrailles, ils ne laissent sur le sol « Sanglantes ruines. »
Ainsi, les avertissements prophéliques n'auront pas mat Charles X : au commencement de la session, la lettre de Cau à la fin l'évocati par Lamarque. Les avertisse de de genre n'ont écoulés.
La presse royaliste n L pas, d'ailleurs, à appeler elle une lutte à outr Le Drapeau blanc disait, le 92 à « Plus de nuance é il ne peut plus exister qu bannières ennemies. ins, attaquez. si vous l'osez. listes, attaquons ngager la lutte, et qu'ils sous les pas des combattants, ceux qui auront la tèm de se porter entre les deux armées sans prend
quels défis on échangeit à la dernière heure de la se
néane ne emanLes s. — 1529. 545