‹ Histoire des FrançaisChapitre 64 sur 90 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

5. Élections générales. — Décrot du 25 juin. — Mort de Bilisuit, ion de Pologne. — Lettres, Arts, Industrie. — Sossion dé 1964. — dslatif, l'opposition, l'opinion publique. Guerre de Danemark, on du 45 septembre. — L'Intérnationale. — Lettres et sciences

ox ne 1865.— La session de 1863, ouverte le 12 jan | discours où l'empereur se contenta d'énumérer toutes xcellentes que son gouvernement avait faites, fut trés & Corps législatif touchait au terme de son mandat; los jent préoceupés de leur réélection; le gouvernement à entrer dans des discussions trop approfondies; le pulait pas agiter les esprits, Tous les débats furent L sénat comme au corps législatif la discussion de rapide et dans l'une et dans l'autre assemblée elle Ger l'inquiétude que la continuation de la guerre du Fra

tiégislatif elle fournit l'occasion de signaler l'attitude bille du gouvernement vis-à-vis de la Pologne. M. Jules ma contre l'occupation de Rome par les troupes fran— [Mons les discours et loutes les raisons se heurtérent Jerpassé aux répliques tranchantes des organes du goufébeomme par le passé la majorité vota ce qu'on lui k ù

btres répondirent anx interpellations de l'opposition

nu. LEsmcexn Erin. — 4863. 201 Note des campagnes. La victoire numérique était au goumais l'opposition btenait un grand succès moral, Persigny, ministre de l'iñtérieur, donna sa démission,

ie laneë uné circulaire aux préfets pour célébrer le triom-

lement.

bdes élections én général, et surtout des élections pari ut immense, en France et en Europe. Les candidats offi= + été obligés, pour céder au courant, de déclarer qu'ils le développement des réformes libérales de l'emcandidats légitimistes ou orléanistes n'avaient passé ppui des républicains, et c'était aussi un appoint répu avait Et réussir M. Thiers, bien qu'une autre fraction eût porté et soutenu jusqu'au bout une autre candi= sprit de liberté se réveillait donc partout et Paris se dé le 3 face à celte situation nouvelle, un décret du 25 juin V'institulion oiseusé dés rainistres sans portefeuille, re ministère d'État ses attributions administratives qui furent entre d'autres ministères. Billault fut nommé mi- M. Duruy ministre de l'instruction publique, M. Bou dé l'intérieur. M Béhic ministre de l'agriculture. pit la justice avec les eultes, en échange de la présilconseil d'État, donnée à M. Rouher.

lque cette nouvelle combinaison subit l'épreuve de la pra. (| i important, mourut, 1865, à la veille de la se: IL fut remplacé par à qui laissa la présidence du conseil d'État à M. Rouland. 1 ni un homme d'État ni un orateur de premier “ii eût, c'est probable, médiocrement brillé ailleurs que Mmucttes assemblées de l'Empire ; il avait cependant quel. oratoires qu'il ne put transmeltre à son successeur c la déclamation et l'audace sans scrupules sup véritable éloquence.

cnox ve Pououxe, — La préoccupation des choses ne désintéressait pas la France d'une luite qui venait m Pologne. Vis-à-vis de cette nation infortunée, la Russie les stipulations des traïvés de 1815. Depuis la déou de 1851, le gouvernement russe parut avoir L l'idée de se faire de la Pologne une alliée et la résolution dé l'anéantir absolument.

D Eu speoxn Hume. — 1804. 205 Voe A8G4. — L'ouverture des Chambres, fixée au était atlendue avec quelque impatience. On était cu= dre les explications du gouvernement sur les affaires devoir l'attitude du nouveau Corps législatif. Napo— Ata un exposé des négociations tout à son avantage, +s autres puissances l'échec des tentatives diplomaür de la Pologne, oubliant que la défiancé générale le régime impérial était la cause essentielle de lé iciations. Il remit au jour son projet permanent de uverains, proclama que les frrités de 1815 ont écssé im congrès seul pouvait résoudre les questions pendtra en perspective à l'Europe les deux seules routes agager : le progrès par la conciliation et la paix, ou l'obstination à maintenir un passé qui s'écroule.

in effet, il avait convoqué tous les souverains à tin uns, c'étaient les moins considérables, adhérérent les autres, Russie, Autriche, Prusse, désiraient que battre fussent spécifiés, L'Angleterre refusa net et le andonné,

ou-des pouvoirs au Corps législatif dura près d'un {tous les abus électaraux et amena l'annulation de

‘adresse ne donna lieu à une discussion intéressante aires de Pologne: M. Bonjean plaida éloquemment la æ que soutint aussi le prince Napoléon. Dupin dé= In Pologne était fort à plaindre, il y avait fmpossaire pour elle, Ce n'était que trop vrai et le Sénat en fincu, Le prince Napoléon vota seul contre l'adresse, gislatif, où le débat dura tout un mois, les quesique intérieure ‘et extérieure furent traitéés avoc st par les orateurs de l'opposition, surtout par prit trois fois la parole, Jules Favre, Émile Of leard, Pelletan, Jules Simon, ete., auxquels se jai des membres de In majorité. Mais quand M. Rouher Vqué toujours ét partout l'empéreur avait bien agi, iclinait et votait.

es finances fut bien obligé d'avouér que les éxpéles grevsient le budget d'un découvert de #72 mitour y-rétablir La régularité, il fallait se résoudre à ? 500 millions. MM. Thiers et Berryer mirent à nu

LE sncosn EuriRE. — 1864, 205

de 1848, furent élus (20 mars 1864).

donna lieu, contre le comité composé de treize

ui s'en était occupé, à des poursuites judiciaires, Dans li s'ensuivit, dit des Treize, le ministère public assimila cloral à une association illicite, Le tribunal correction

ministère, les membres du comité furent condam

irisp futconfirmée en appel et en cassation.

Jégistatif vota, le 5 mai, une loi sur les coalitions dont fut présenté par M. Émile Olivier qui se sépars, avec de ses collègues de la gauche. Cette divergence sur

éeretdu 31 août institua une médaille militaire, commé= de l'expédition du Mexique

contes tégrécarie:— L'orrosrrion. — L'OPINION PUBLIQUE.

ions générales, les élections partielles, la composition

Corps législatif, donnent à cette session un caractère

ler. Bien que rien ne soit, changé dans la constitution,

ion considérable commence à s'opérer dans le gou-

de la

es législatures ne sont plus une série de conciliabules in

le seul but semble être de louer l'œuvre du gouverne

qu'elle soit. Le temps n'est plus ou après avoir para

urs du trôneen transformant chacune de ses phrases

d'éloge pour l'empereur ; on délibérait à bouche fermée

en votant en trois ou

pposi les libertés et les droits de la nation, Elle avait interprètes de grands orateurs qui avaient fait en des temps plus libres. C'étaient le plus souvent Mules Favre, Berryer, qui étaient chargés des grandes (à côté d'eux des hommes de talent, tels que MA. Ernest oin, Belhmont, qui, à détaut de la grande ampleur dans le débat une logique incisive. La phra= de M. Rouher et des hommes de son école, les

| Le seconn ewrmme, — 1864, 907 pas. Voyant qu'il lui était impossible de rerégime de l'arbitraire absolu, il s'efforçait de persuader p était le promoteur de la liberté, « Les élections de — disait M. Rouher, — signifient liberté. El donné le signal de la liberté en 4860? N'est-ce pas êar qui a le premier arboré ce drapeau, non pour le laïsser tomber dans In:misère ét dans ln boue, mais pour en fixer e dans les lois. » Ces paraphrases pompeuses faisaient sougens qui avaient la moindre notion de la langue française, frsuadaient personne, Les promesses vagues que l'on failendre. plüs tard la liberté trouvaient d'autant plus d'in b,-qu'elles étaient sans cesse démenties par les discours et faits,

Blé châtiment de ceux qui ont pris le pouvoir par la vio= = ne peuvent s'y maintenir que par l'arbitraire et par As finissent toujours par voi qu'il n'y a de durable Hberté et qu'il leur est impossille de subsister à côté

l'empire des Napoléons s'est fait une sorte d'orgueit de à l'empire romain, c'est encore à l'histoire des Romains Sloire des Français emprantera ( de parti pris, l'explication de Fsance où il était de se mjeunir et de trouver de nouvelles

|. par suite de la faiblesse naturelle à l'homme, les

Ésont moins prompls que les maux; et de même que les

nt longtemps à croître et se détruisent en un instant, de

plus Moilé d'étouffer lo génie et les talents que de les

L elle-même a des doriceurs qui sédüisent, et

da, qui pése d'abord, finit bientôt par charmer. Que sera-ce

quinse ans (c'est une large part de la vie de

un grand nombre de citoyens sont tombés, les-uns vic-

ee imprévus, les plus généreux victimes de la

? On peut nous compter, nous qui survivons pour

non-seulement aux autres mais à nous-mêmes , après

Er, au) milieu de la vie, tant d'années, pour arriver en si-

gens à la vivillesse, les vieillards aux dernières

ie » Tacire, traduction Ch. Louandre, tome I},

Re vw Daxewanr, — En même temps que l'esprit

à s'iméresser aux affaires intérieures , il était

ù— rsncoxn eurine. — 1864, 209 lin, von pour le Sleswig; la France la maintint, la conférence à le 25 juin.

“homme d'État anglais, M. Disraeli, a résumé en sigle les convoitises, la cupidité, la mauvaise foi apportés ï Cette conférence, a-t-il six semaines, juste l'espace d'un carnaval, et ce fut en aire de masque ét de mystifications, »

de ct échec de la diplomatie, la guerre recommença, p euvahirent le Jutland, s'emparérent de l'ile 21 juillet, l'œuvre de destruction était terminée. Le un trailé partageait lé Danemark, non pas même at dela Confédération germanique, dont les intérêts avaient de prétexte à la guerre, mais simplement au profit particulier usse et de l'Autriche.

bis la Prusse ehnssa le duc d'Augustenbourg el occupa les du

Ce fait Eaillit amener Ja guerre entre lo Prusse et l'Autriche ;

sconflit fut évité par la convention de Gastein (14 août 1865), ait le Holstein à l'Autriche et IE Sleswig à la Prusse.

tre le gouvernement français n'eûtil. pas laissé mettre à é signé par Jui, si la guerre du Mexique n'eût retenu armée de 30,000 hommes et pesé lourdement sur les Bride la France.

Mosvexnos avec L'rauie, — Celte méme année 1864, l'em-

poléon I conclut avec le roi d'Italie, le 15septémbre, une

en vertu de laquelle it devait retirer le corps français Moune, sous Les conditions suivantes : l'lalié s'engage à

quer le térritoine pontifical et à le défendre contre qué venant de l'extérieur; — la France rétirera ses mesure que le pape aura organisé une suffisante force dus un délai de deux ans; — le gouvernement italien pus obstacle à cette organisstiont, pourvu qu'elle ne de—

pas ut motif d'attaque contre l'Italie; — l'Italie prendra à ane part proportionnelle de La dette romaine, rs de la convention, Victor Emmanuel s'était engagé à Is capitale du royaume dans une autre ville que Turin, bdevait être Florence. La translation fut, en eflet, opérée. ution fut, comme presque tous les actes de la poli ériale, le: sujet des interprétations les plus contradic= La cour de Rome en fut profondément irritée, et Pie IX y.

indirectement par une eneyelique du 14 décembre, em

D 1e saconn ewrmm, — 1865, ant

peintres Flandrio et Dübufe; du maréchal Pélissier ; Dupetit-Thouars, Hamelin et Penaud.

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