‹ Histoire des FrançaisChapitre 65 sur 90 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

— Régence. — L'empereur en Algérie, — Là choléra. 2 Guerre d'Amérique. — Mexique. — Lettres, dirts.

ve 1865. — Discussion de l'adresse. — Si Napo-

par quelques actes récents, avait paru daigner détendre

dureté du régime impérial, il n'entendait pas qu'on lui

| main pour la ui faire ouvrir davantage. L'attitude du

envers la presse l'avait déjà montré. Le discours d'ou

lu 45 février 1865 dut enlever toute illusion aux gens qui

Lénéoré.

La l'extérieur, l'empereur s'applaudissait d'avoir gardé la

dans l'affaire du Danemark, où la France « était par-

des sympathies pour le Danemark et son bon vouloir

, » Au vrai, cette neutralité avait laissé déchirer

portant la signature de la France, affaiblir un de nos plus

, et fortifier une puissance dont l'äpre ambition et le

du droit des gens s'étalaient assez clairement ; nous devions

wer cruellement la reconnaissance pour notre « bon

Puis, aprés l'éloge de la convention du 15 septembre,

que les expéditions lointaines touchaient à leur

nos Lroupes revénaient du Mexique et allaient revenir

£, après un programme de lois nouvelles, après une reven-

ééelamatoire des droits du pouvoir civil « que, depuis

aucun souverain en France n'a abandonnés » contre

êealions cléricales, le discours se terminait ainsi: « Tout

Sfaisant les promoteurs ardents des réformes utiles, main-

lives fermèté les bases de Ja Constitution, opposons-nous

Manees exagérées de ceux qui provoquent des changements

Paul but de saper cé que nous avons fondé, L'utopie est

fes que l'illusion est à ln vérité: le progrès n'est pas la d'une théorie plus ou moins ingénieuse. s

à le sophisme, toujours le mème, des gouvernements per=

qui veulent que les peuples s'arrêtent où il plait au maître

le.

LE SecGND EMPIRE, — 1865, x us

la chose par son nom. Le mot était beau supprimer le mot du comple-rendu ofiéiel, il avait

de mue du 15 septembre. M. Thiers se ft De LE tou et, malgré tout son talent,

M. Rouhiér, qui put trop facilement dé

RE du ve ient droit, eux aussi, à un bon

ent. M. Thiers s'appuyait sur ces raisons que Rome né

à devenir la capitale du royaume d'Italie définitive=

iné, ét que la Fronce trouverait bientôL à éôté d'elle,

} une puissance de premier ordre avec laquelle il compter désormais. Ni le gouvernement ; ni l'opposifinrent compte de ses prévisions, qui étaient en désaccord eotiment Ds Mg es à l'Halie bien plus qu'

du pape ayant pour. objet d'établir une règle et un équilisystème dés finances qui étaient sans contrôle, et dont aboutissait sans cesse à des déficits énormes et à des s'il fallait en croire les rapports du ministre des finances Là comme ailleurs , tous les efforts furent inutiles. Les ni l'espoir, ni la prétention de changer les volés e, mais ils avaient la certitude d'éclairer le public: Le les écoutait avec attention, il apprenait et il jugeai ts n'étaient point directs, du moins préparaient-ils l'ané pouvait rien faire de plus.

la lutte s'engagen entrele pouvoir civil, assez mal re= X Rouland, et le pouvoir spirituel, soutenu par le car néchose. Une voix se filentendre en faveur de l'église des prétentions du saint-siêge, ce fut celle du Li L'archevêque dé Paris, Darboy, tout en dé- } du clergé, s'elforça de l'accorder avec les droits W ses collègues à la conciliation.

spirituel et sl le marquis de Boissy, prit üne discussion et fi entendre à la grande joie du public, nd e ji de sés collègues, qui l'accusaient « dé parler is, # nombre de vérités fort désagréables pour le goudiscours incohérents, pleins de saillies et d'extras

… LE'siconn snrinm. — 1805. FLE)

Tisauguration d'un monument en mémoire de Napoléon Er frères. Le prince fit naturellement un discours il prétendit éxpliquer la politique de son oncle; c'était

n d'impérialisme démocratique, car ce prince, comme tout ou éventuel de trône, courtisait volontiers les

5 . En certains points, le discours ne s'aceordait conduite de Napoléon IL; aussi en éprouva-t-on, dans wificielles, quelque embarras; le Moniteur s'abstint de uire, et mème de le mentionner. La régente, qui ne vivait Le harmonie avee la petite cour du Palais-Royal, en ré= tri, Celui-ci, par lettre datée d'Alger 25 mai, insérée au 27, adressa à son cousin une verte semonce. IL lui re— de n'avoir pas répondu à sa confiance, d'avoir mis, sous le apoléon, un programme ne pouvant sérvir qu'aux enne= Bouvernement. Il disait, en terminant : « L'empereur l'anarchie des esprits, cette redoutable le a vraie libérlé, avait établi, dans sa famillé, d'abord, uvernement, ensuite, cette discipline sévère qui n'advolonté et qu'une action. Je ne saurais désormais

ce répondit à cette lettre en donnant sa démission dé mt du conséil privé, et de président de la commission a universelle de 1887, deux fonctions non rétribuées ft la lettre impériale un peu despotique, mais celui adressée n'était pas assez aimé, assez considéré pour émôût beaucoup.

eux xx Aucénie, —Le décret du 24 novembre 1860 Algérie sous lé gouvernement militaire, dont fut ile maréchal Pélissier, qui maintint dans Ja colonie un

4805, l'empereur adressa au gouverneur général en annonçant l'intention de provoquér un séaatus= établir la propriété individuelle parmi les tribus, il M Ja suis aussi bien l'empereur des Arabes que l'empereur » Ces mots, commentés par des théoriciens qui vou= rh nel le fameux tps dés nationalités et

d'un royaume arabe, causerént un grand : Les colons envoyérent à Paris des délégués PW'État ne voulut pas recevoir, mais qui se mirent en

Le soon ewrine, — 1865. 219

Ldocuments publiés par les orgunés officiels, la pacihys Sopérait à grands pas; d'aprés les bulletins mili iristes étaient battus sur tous les points et perdaient inde, En fait, les troupes françaises étaient mai lement où elles campaient et dans les villes où elles 1ison, Mais la résistance ne cessait définitivement nulle mainténait le drapeau républicain.

avril 1805. des agents de Maximilien vinrent à Paris ter l'emprunt: prévu par Le traité de 1864, ot déjà s sans succès. Les souscripteurs furent alléchés par torbitantes, échelounées de 40,100 à 300,000 francs, lent de 300 francs, avec intérêt annuel de 30 francs et ent à 500 francs. Ces promesses trop séduisantes atêtre pas suñi, malgré le goût du public. pour les vires, si de puissants encouragements ne fussent ve bres officielles.

tégistatif, où l'opposition mettait en doute les resexique, M. Costa, député, que l'empereur avail envoyé en mission financière, déclara que le Mexique comp les natiqns, au point de vuë commercial, agricole et s plus favorisées du globe » ; il évalua le produit annes à 400 millions, en citant un rapport mexicain où, produit était évalué à 36 millions.

Leontestait la possibilité même de faire l'emprunt, berinit : « Vous vous préoccupez de l'emprunt! Eh aucune inquiétude. Au moment où je parle, il est principales maisons de France et d'Angleterre. d'en ai Mlle au moment où j'entrais dans cette enceinte... »

it sinsi le 12 avril; le traité ne fut signé que us tard, le”20 avril, nent l'organe du gouvernement avait lancé du haut de fslative, le plus splendide prospectus, mais tout le per- Ldes finances, tous les bâtimenis , tout le matériel nitemis au service de l'emprunt, qui réussit avec une és temps de Law, Il fut annoncé au public sur les lhes, exclusivement réservées aux publications olfi= oniteur le recommanda chaudement à ses lecteurs.

lance Jeckar et les emprunts mexicains, par le comte de Kè- Wlers chapitres du Mexique ancien et moderne, par M, Michel Le

ALesuooxn Ewrihe, — 18606. sl née à M: Cabanel pour deux portraits: celle de sculpture Luboïs pour sa statue du Chanteur florentin.

&domaine de l'érudition, M. G, Perrot continue la publica= où Exploration archéologique de la Galatie et de la Bithy= Heuxey et Daumet commencent celle de leur Mission ar= lue em Macédoine ; M. Renan donne jes premières livrai= da ro de Phéniie; M. Noël Desvergne fait paraitre et üx de la Dhuys pate arrivèrent pour la première fois Mi septembre 1865. La Dhuys fournissait à la ville un sup= de 40 millions de litres d'eau par jour.

orts remarquables de 186% sont : Buchez; le colonel Eugène Dévéria, peintre; Durét, sculpteur; Géruzez; tonnier, fondatrice des Écoles professionnelles de jeunes budhon; Troyon: Valenciennes, naturaliste; Bixio; Du Pamoricière; Hem , peintre d'histoire : 4.-V. Leclere, lut; Nanteuil , sculpteur ; Provost, artiste dramatique; lsèques:; Debay: Bazancourt; Duveyrier ; Guérard ; Sain= buseiller d'État Thuillier.

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