CHAPITRE VII
Armées de province.
Nord. — Le 1° et le 2 janvier 1871, Faidherbe, quéttast fortes positions sur Ja Searpe, se mit én marche pour contrast les Prussiens à s'éloigner de, Péronne qu'ils menacaient de boss barder. Après un petit combat, éle?, avec sucois à Acketlé Grand, l'armée de Faidherbe se trouva, le 5, en présence de Parst prussienne, à forces égales, près de Hapaume. Les Français die gèrent l'ennemi de toutes ses positions, fortement retranetiées # soutenus par une noinbreuse artillerie. Les Prussiens écneminat Bapaume. Faidherbe prit ses cantonnements un peu on md cette ville, Instruïts du fait, les Prussiens rentnènent à Bapaume
FnoisiÈMs RÉPUNLIQUE. — 1874: 539 ée française s'étant reposée, reprit sa marche vers Péronne fi était revenu attaquer, Le 11, Faidherbe apprit que la itéapitulé à la suite d'un bombardement dirigé, éuivant prussienne, non sur les ouvrages de défense, mais sur rr dé la ville.
be reçut alors de Bordeaux l'ordre de se porter dans la de Paris, afin d'obliger l'armée assiégeante à se dégarnir
er des troupes contre lui.
(8, Faidherbe arriva au village de Vermand, non loin de Sainttin, où il repoussa l'attaque de forces supérieures aux siennes, A divra la bataille, de Saint-Quentin qui se prolongea jusqu'à etque les Prussiens ne gagnèrent que grâce aux chemins qui leur amenaient incessamment des renforts de troupès
bese retira, dans un excellent ordre, sur Cambrai. L'enprésents, le 20, devant cette ville, et lui fit inutilement nde se rendre, 1 tenta, sans plus de succés, de bombar-
istice vint suspendre les hostilités, Un décret da 7 février
encié les armées actives, le 22* corps lutenvoyé à Cher-
Pet le 25" niparti dans les places fortes, en attendant le licen<
I général . À cette date, du 7 février, Faidherbe était en état
ire l'offensive avéc toute éhanee de succés.
Lés mouvements de troupés françaises qui avaient déter=
le général Werder à se replier dams Ja direction de Belfort,
tr le siêge de cette place, se ratiaéhaient ivun plañ nou préparé Bordeaux.
Pris la défaite d'Artenay et la dislocation de l'armée de la
Le général Bourbaki fut envoyé à Bourges où, avec la 18°
resté intact, le 16* et le 20°, plus ou moîns endommagés, il
aréonstituer urié armée qui compta bientôt "cent mille
y compris quarante mille hommes ramenés de Chagny
général Crouzat, à qui succéda le général! Clinehant. IL ÿ
& cents bouches à feu. Suivant le plan nouveau, Bourhaki
Le laïssant de 18° corps à Bourges, pour couvrir celte ville et
son départ, se’ diriger, avec les deux autres corps, vérs!
rallier Garibaldi et Cremer, qui porteraient ses forces à
; reprendre Dijon, où il n'y pas plus der
faire jonction avec le général Bressoles, amenant
Jon 40,000 hommes, et pagner Besançon où il trouverait en—
mnotsène RÉPUBLIQUE. — 1871. sn nGral prussien Dagenfeld fut battu. Mais cot avantage fut snivi ütes qui en firent perdre le fruit, 247, Bourhaki ongagea le combat sur toute la ligne. Malgré la dure dés troupes et les pertes subies par l'ennemi, fl ne put r d'Uéricourt, attaqué trois fois dans la journée, La puisartillerie des Prussiens dominaït In nôtre.
NS aù matin, Bourbaki se mit en retraite sur Besançon; de oute son armée était échelonnée aux environs de cette ville. L, Manteullel, appelé de la Seine-Inférisure pour aller sinder toutes les forces prussiennies dans l'Est, arriva, le 42 à Chitillon-suir-Seine, où il trouva deux cor] Ptit en mesure de gagner Uericourt, dont il était séparé par Kilométres. 11 apprit-en route la victoire de Werder, eL prit arésolution de couper la retraite à Bourbaki pour le forcer
un autre moyén de lannuler. Werder devait poursuivre les qais Je long de la frontière suisse, tandis que lui-même suivrait
Bénéral Kettler, pour attaquer Hnjon et empêcher Garibaldi éprendre en lanc.
éltler assaillit pendant trôis jours consécutifs, 94, 29, 95 jan les positions de Garibaldi, en avant de Îijon, sans parvenir à mer, ét fut obligé de se replier, laissant aux mains des
Pendant cétté lutte, Dôle tombait au pouvoir des Prussiens après heures de combat ét une heure de bombardement. Cet évéent né pouvait être qu'un faïble obstacle à la retraite de Bour-
Edünt les forces étaient bien supérieures à elles dé l'ennemi. exactement renseigné, hésitant pendant deux jours, il télé ia à Bordeaux qu'il allait se retirer sur Lons-le-Saunier on g par Pontarlier. Malgré l'ordre du ministre de la guerre qui diquait une autre voie, Bourhaki pérsisla dans son projet, et que ses soliiats se mettaient en route, le 26 au soit brdlér La crvelle, et ne réussit qu'à se blesser griévement. général Clinchant reçut aussitôt l'ordre de prendre le comémént et de renoncer à ln retraite par Pontarlier, Mais il bplus temps, le mouvement était engagé, et il eût fallu phojours pour le modifier. L'armée continua done sa! marche dés chémins difficiles, laissant dans la neige les csdavres des chievaux morts de froid et de faim, des voitures qu'on ne pouvin
TRoisèME RÉPUBLIQUE. — 1874. #5 il de cette disposition que l'on dût continuer à com-
nement de Paris n'eut pas même un doule à ce sujet. re, en télégraphiant à Bordeaux la conclusion de l'aronna de suspendre partout les hostilités. La délégation rrdre; c'est ce qui arrêla le mouveinent audacieux de i eût, peut être, conservé à la France l'armée de l'Est. narck comprenait-il de même la clause de l’armisit le croire, car les termes de la dépêche envoyée à aient été convenus entre lui et M. Jules Favre ,et c'est “aphe prussien (il n'y en avait pas d'autre, alors) que e fut expédiée.
tke adopta-il une autre interprétation ou négligea-t- * des ordres au général Manteuffel 1?
est-il que, tandis que Garibaldi suspendait les hostilités, efusa de les discontinuer. Pendant que les généraux mandaient des explications à leur gouvernement et e s'entendre avec le général prussien, celui-ci poussait de manière à couper Clinchant de la Suisse et à cerner ans cette situation, Garibaldi évacua Dijon, le 1° févrivr Len toute hâte vers Lons-le-Saunier pour secourir Clinavant-garde était déjà à Bourg lorsqu'arriva la nouvelle de Clinchant était entrée en Suisse.
le 1** février, en vertu d'une convention conclue avec uisse Herzog, l'armée française, après une marche des :s dans les montagnes et les défilés encombrés de neige, ues engagements partiels que les Prussiens ont qualifiés victoires, l'armée française commença à franchir la lvétique ; elle comptait encore près de 80,000 hommes sque tout son matériel.
zais furent accueillis en Suisse avec un empressement : tendresse toute fraternelle. Jamais hospitalité ne fut plus franche, plus affectueuse. La Suisse s'est donné là périssable à la gratitude de la France.
Le comte de Moltke, aussitôt qu'il apprit la marche de rs l'Est, expédia, 1" janvier 1871, à Frédéric-Charles ler attaquer l'armée de Chanzy ; il lui envoya, en même
+ la Vérité et pour la Justice, par Le général Trochu
VROISIÈNE RÉPURLIQUE. — 1871. A5
&Rvrier, pourprocëder, conformément au décret du 8 septem- | qui rémettait en vigaeur la loi électorale de 1849, à J'éleetiont
tie Assemblée nationale de 730 membres, chargée de décider binguerre devait être continués, ou à quelles conditions ja Mérait être fuite. » Le décret de convocation n'ajoutait rien à emes dde l'armistice, ne définissail ni lé mandat de l'Assem= Ja durée de sa session. Il est présumable que ce ne fut pas oubli, mais que le gouvernement ne se crt pas le droit de
Mer autrement des pouvoirs ni l'existence de Là future Assem=— edéeret du 8 septembre convoquait une Assemblée consli-
onvocalion des électeurs à bref délai, l'état général des os laissaient pas le loisir des discussions préliminaires et des professions de loi. 11 y eut peu des unes et des autres. deseandidais ne protesta, mème indirectement, contne là n de la République, faite le. 4 soptembre; aucun, non “0 $e présenta comme champion du second Empire. Les asdégislateurs, se Lenant dans le dilemme posé par l'armistice, içaient pour ka guerre ou ur la paix. Le plus grand était pacifique et répondait ainsi au sentiment de la trèsmajorité des électeurs, Les partisans de la paix. quand ba tout prix, furent nommés, sans qu'on leur demandât d'où ent et.où ils prétendaient aller, Ls paix une fois faite. étpendant, l'Alsace, la Lorraine, et quelques autres dépatchoisirent des dépulés moins résolus à s'incliner güand devant la force viciorieuse.
tecondidécret du 22 janvier avait suspendu l'applieation des
d'inéligibiité inscrits dans la loi die 1849, réédictée par les
du. 8 septembre et du 28 janvier, ne laissant subsister que
iction pour les préfets et sous-préfets d'être élus dans leur
adwoinistratif. Par un hasard qu'explique l'état des moyens
muniedion à cé mornent, le Jowrual officiel du 20 janvier boes ileux décreis ne parvint pas à Bordeaux.
50, la Délégation rendit un décret frappant d'exclusion tous k candidats offic uautre Cécret du mèsne jour élerr féselusion à lous les membres des failles ayant régné en
et pertuit aux préfets ‘de se porter candidats dans les déls qu'ils administraient.
Cosrire extra Pants er Bonnraux. — Ces deux décrets, instin seutitent de défiance qu'il est fcile dé éomprendre,
mosèmn RÉPUBLIQUE. — 1871. a ance du'lendemain, le président donna lecture d'une lettre içue : « Citoyen président de l'Assemblée nationale, comme ier devoir rendu à la cause de la République française, je u lui porter mon vote, que je dépose entre vos mains. Je aussi au mandat de député dont j'ai été honoré par divers nents. Je vous salue. Signé: Gamauni. »
es Favre prit ensuite la parole pour donner lecture de la on suivante : « Les membres du gouvernement de la Détionale, soussignés, tant en leur nom qu'au nom de leurs 3, qui ralifleront les présentes, ont l'honneur de déposer uvoirs entre les mains du président de l'Assemblée natio-
resteront à leur poste pour le maintien de l'ordre et on des lois; jusqu'à ce qu'ils en aient été réguliérement »
es Favre ajouta : « Nous ne sommes plus rien, si ce n'est les, prêts à répondre de tous nos actes, convaincus que rencontrerons dans leur examen que la loyauté qui inspicune de vos délibérations.
iplaudissements accueillirent cet appel à la loyauté, isident venait de lever la séance quand Garibaldi demanda 8. Étranger, il lui était permis de ne pas bien connaître rlementaires ; pendant quatre mois il avait combattu, lt, pour la défense de notre territ e courtoisie un devoir de l'écouter. La maj et cléricale lui refusa brutalement la parole, an miliou gnation d'une partie de la salle et de l'auditoire pul 1ldi sortit de l'Assemblée et partit, quelques heures après, era.
M. Jules Grévy fut nommé président de l'Assemblée, par sur 56 volants.
“me jour, fut déposée une proposition, signée de sept déainsi formulée Fhiers est nommé chef du pouvoir exécutif dela République
exercera ses fonctions sous le contrôle de l'Assemblée
+, avec le concours des ministres qu'il aura choisis et qu'il a
Claretie; Histoire de l'Assemblée nationale de 1871 (8 février 1874, 73), jar Edmond Frank.
monbse éremtiour. — 1971. (]
Aprés ce grace incident, M. Victor Lefranc vint, an nom de
commission nommés la veïlle, proposer l'adoption du proje Hoi relatif à la constitution du pouvoir exécutif. Le téxte ptit fut voté ss modification. Le prémmbule de ls lof disait , PL'Assemtilée nationale, déposifairede l'autorité souveraine, Considérant qu'il importe, en attendant qu'il soit saturé sur Les tu de la France, de pourvèir immédiatement aux
Les ii gouvernement et à 13 eonditité des négociations.
L lé La ma
Marséance du 10, M: Thiers remercin l'Assemblée de la de confiance qu'elle lui avait donnée ét fit connaitre Ja tion du ministère : M. Dufaure, à la Justice ;M. JulesFavre, ires étrangères; M. Ernest Picard, à l'Intérieur; M, iles Sià l'instruction publique ; M. de Larey, aux Travaux publies; abrecht à l'Agriculture 4 coiumérée ; 1e général Leflé à la à la marine. Le cabinet représentaitninst : ions d'opinion de l'Assemblée, Mhiérs exposs ensuité son programmié dé gouvernement qui ftait « à faire cexser le plus 10, le plus complétement pos Moeupation étrangère au moyen d'une paix, ouraséusement ué, et quine sera acoepléo que & elle est honorable... »# pasifler, réorganiser, relever le érédit, ranienér dé tra Ayant opéré notre reconstituiion sus le gouvernement de ublique, nous pourrons prononcer en connaissanes do crise destinées, ét ce jugement sera prononcé, nôm par tie vrais par da majorité des citoyens, c'est-i-dire par ls mationsie elle-noène...
mpplaudissæments dé l'Assemblée ratifiérent ce D presque ne prédiction.
crablée vota ensuite, d'abord Er nomination, dins les déhuit commissions de 45 membres einem, chargées rer l'Assenlilée sur l'état des forces militaires, de 1n mariné, ices, des vies dé communication, des rélitions postalés &t piques, ses départements envahis, de’ l'adininistratit sure, du commerce général de la Francs, pais d'une come onde quinze membres pour assister des négociaténre de la paix, lens communications, donnèr sou avis et fire son rapport
raousème RÉPURLIQUE. — 1871. 451 es auxquelles servait de prétexte l'anniversaire du 24 février, : scènes de tumulte, des forcenés en ajoutérent d'atroces”: la aux sergents de ville dont un fut jeté dans la gare de l'Ar- » puis assassiné avec des raffinements sauvages.
fermentation sugmenta naturellement quand on connut la tion additionnelle accordant à un corps d'armée prussien ée, mème restreinte, à Paris. Dans certains quartiers le 1 fut battu, le tocsin sonné, des bataillons prirent les armes m avoir reçu l'ordre et se portérent aux Champs-Élysées afin sousser les Prussiens dont on annonçait l'arrivée pour le soir - D'autres allèrent dans la plaine Monceaux enlever un parc lerie, sous le prétexte de le soustraire aux Prussiens, qui nt rester cantonnés loin de là. Quelques-uns des canons amenés à la place Royale, des autres conduits sur la butte Aartre où ils servirent d'épouvantail aux alarmistes.
S ces mouvements n'étaient que l'exagération d'un sent patriotique ; mais il était facile d'en faire sortir les plus reux exrès.
nmoins, les exhortations du gouvernement réussirent à mainune modération relative lors de l'arrivée et pendantle séjour Ils entrérent, le 1* mars au matin, prenant toutes
qui leur étrit assigné, évitant le plus possible <er chez les habitants, non sans les molester.
ttitude de Paris fut vraiment admirable de dignité. Dans toute le les boutiques, autres que celles des marchands de comesfermées. Aucun journal ne parut.
mrse n'ouvrit pas. Des drapeaux noirs pendaient à beaucoup a vie de In grande ville sembla interrompue. Paris se n lui avait dit que l'entrée des Prussiens était la rançon
‘fort.
utefois, dans la journée, des curieux trop nombreux se por- &aux abords du campement ennemi dont un long cordon de selles françaises inlerdisait l'accès. Le soir, Paris, sombre, deux, avait l'aspect plus sinistre qu'aux plus cruels jours du 2 il n'avait même plus l'espérance.
2 mars, on sut que la paix était signée ue colère que ressentit Paris des conditions dont il fallai , il éprouva un mouvement de triste soulagement en appreque les Prussiens s'en iraient dès le lendemain.
morstène néruntique. — 1871. 455 s allemandes commencera après la ratification du présént
, qu'elles ne pourront dépasser avant Ja signature du traité x définitif, Sont exceptées de celte disposition, lt garnison , dont le nombre ne pourra pas dépasser quarante mille , et les garnisons indispensables à la sûreté dis places
Le Somme, Oise et les parties des départements de la-Seine= ure, Seine-et-Dise, Seine-et-Marne, situés sur la rive droite EbSvine, ainsi que In partie du département de Ja Seine etes situés sur la rive droœte. Aprés le paiement de deux milliards, upalion allemande ne comprendra plus que les départements Marne, des Ardennes, de la Haut-Marne, de la Meusé, des és, de la Meurthe, ainsi que la forteresse de Béllort avec son e, qui serviront de gage pour les trois milliards restait, et wombre des troupes allemandes he dépasser) pas cinquante Hommes. Sa Majesté l'empereur sera disposée à substituer à nié territoriale, consistant dans l'occupation partielle: du oite français, une garantie financière, si elle est offerte par le tmément français dans les conditions reconnues ‘suffisantes Œa Majesté l'empereur et roi pour les intérits de l'Allemagné, Mrois milliards, dont l'acquittement aura été difléré, porteront db à cinq pour cent à partir de la ication de la présente mtion ele 5 porte que l'entretieu des troupes allemaniles sera à ge de la France:
Larhicle 6 que les prisonniers de guerre seront rendus immé= aoént après ln ratification des préliminaires, Dartiele 7 que le trait nitif sara élaboré à Bruxelles. 2 Fait à Versailles le 96 février 1870.
Signé : À. Tiers.
M V: Diswanex. Jens Favie. »
traité est eontre-signé par les représentants de Ja Ravière, urtenbers et du granid-duché de laide
pris le rapport, que be edté 1droit accueillit jar des applandis= ments au unoins intempestifs, Le discussion (ut ouverte.
= moisième névusuique. — 1874, 455 dé vous entendre. Messieurs, rappelons-nous que nous ne som Ipas constituants, mais que nous sommes souverains. C'est la iière fois, depuis vingt ans, que les élections se sont faites li nt en France. Si vous voulez la clôture, vous êtes libres de Br; sinon, écoutez patiemmént ceux qui veulent se justifier,
leur répondrons. (Nouveaux applaudissements unanimes
mblée adopta d’acclamation la proposition présentée par
, contre laquelle se levérent seuls les quelques députés
Partistés.
Za'était pas au mois do mars, à Bordeaux, à propos de la paix IL payer à la France les folies criminelles de l'Empire,
Æibit protester contre la chute de l'Empire, c'était le 4 sep
à Paris, au lendemain de Sedan, en face du peuple in
venant chasser le Corps législatif, coupable d'avoir voté la
N Ce jour-là, où étaient les bonapartistes?
Serre pe LA miscussiox. — Après cet Incident, M, Bambèer« Britson discours interrompu et le termina par une protes- Æmouvante contre le traité, Puis, M. Victor Hugo protesta à
ur, M. Louis Blanc soutint que la France pouvait et devait
s des Vosges déclarërent vouloir ; un député du mème département, M. Georges, repoussx
comune une abdication du droit.
= Thiers affirma que, s'il avait cru la guerre encore possible, il
À pas accepté la mission de négociateur, et supplia l'Assemblée éæuné paix qui sauverait la future grandeur due pays.
“ail député d'Alsace, eut des paroles éloquentes pour re
de proésatre le traité, dit-il ! Si l'Assemblée le ratifie, j'en appelle
3, vengeur des justes causes, j'en appelle à tous les peuples
veulent pas se laisser vendre comme un bétail; j'en appelle
Al'épée des hommes qui voudront, le plus tôt possible, déte détestable traité.
D Thiers reparut à la tribune ; il démontra que la guerre avait
Peommencée avec des réssourees insuflisantes ; qu'après Sedan
& des efforts avaient té faits avec énergie par In nation,
Hrabileté par les généraux, que les armées inexpérimen—
Avaient EE contraintes à La retraite. 1 supplia, de nouveau,
e de croire à sa parole et de voter, par patriotisme, lit
iposait la force des choses.
TROISIÈNE RÉPURLAQUE. — A8T4. 457
ed'Arnim. Les événements retardérent l'ouverture des éonqui n'eut lieu qu'au mois de maï, non plus alors à Bruxel-
. Pas er L'Assexpuée. — Si l'Assemblée se fût tenue littéentdans es termes du décret qui l'avait convoquée, — dé Li paix où la continuation de la guerre, — els aurait dû se
aprés la séance du % mars. Mais, comme rién ne définis=
durée, pas plus que l'étendue de son mandat, elle s'était de souveraine et avait résolu de réorganiser et de reconstruire cé ét déjà dans son attitude vis à vis de divers députés on nettement poindre le sentiment anti-républicain qui animait
importante était à résoudre. La résidence de Bar= m'avait Eté assignée à l'Assemblée que pour la mettre loïn éeupation prussienne, La bonne expédition des affaires ne Its'accommoder du séjour de l'Assemblée à une telle distance , où se trouvent lous les centres adininistratifs. M. Thiers déjà fait pressentir, Le 4 mars, il déposa une proposition ie objet la translation de l'Assemblée dans une villé plus & de Paris. Le chef du pouvoir exécutif eût bien voulu Paris ème ; il n'osa pas affronter aussi ouvertement les dispositions de l'Assemblée ; il espéra pouvoir les vaincre An commission à laquelle sa demande fut renvoyée. on fit son rapport le 10 mars: À pour transporter l'Assemblée à Paris, repoussant aussi ation d'Orléans, faite par quelques-uns ile ses membres, fait choix de Fontainebleau, qui lui paraissait, tout à La ex près et assez loin de Paris.
eurs députés prirent bs défense de Pari heux; tout os qu'il put obtenir, ce fut la translation à
la majorité de 461 voix contre 104 que l'Assemblée décida
Prétinir su chef-lieu de Seine-et-Oise, le 20 mars 1874. Jus- Welle suspendit ses séances,
emblée avail eu peur de Paris : celte peur mêmé créa le
'elle rédoutait.
bs, rempli d'une population hâve, affamée, flévréuse, extitée
us, par tous les désespoirs, par les suites d'un jeûne
, par les horreurs d'un froid sans remède, agant vécu
Hé GS où loute vie civile était morte, où les rues étaient
Li]
inaires de paix ratifiés, l'Assem-
convemue que sa mission de faire la paix devait s'étendre
entier sccomplissement de ne les conditions du traité Ê intervenir. Enfin,
reconnu ce caractère. La majorité l'éntendait, sans l'énon Le sens que sa souveraineté allait jusqu'à pouvoir rétablir archie, c'est-à-dire supprimer le principe même de la sou= Hd, par l'usage abusif d'une délégation dé celte souverailant, d'après les exhortations même de M. Thiers, toute sur la forme définitive du gouvernement [la République idèrée comme provisoire) semblait indéfiniment ajournée. sin séance du 10 mars, M. Thiers, traitant ln question ë mentde l'Assemblée à Paris, prononça les paroles est notre devoir à nous? Quel est mon devoir à moi, que je dirai, aceablé de votre confiance ? C'est la loyauté en les partis qui divisent la France et qui divisent l'Assemblée, que nous leur devons à tous, c'est de n'en tromper aucun, Né ne pas nous conduite de manière à préparer à votre insu tion exclusive qui désolerait les autres partis. (Trés-bien 2): ii, messieurs, je le jure devant le pays; et si j'osais me croire Amportant pour parler de l'histoire, je dirais que je jure * L'histoire de ne tromper äucun de vous, de ne préparer, rapport des questions constitutives, aucune solution à votre Æt qui serait de notre part, de ma part, une sorte dé trahison. » passant en revue tous les partis, les nommant par leurs A adjura chacun d'eux de laisser de eôté toute prétention, songer qu'à réorganiser le pays.
iibrpar ces mots :
bien, je vous ai dit que je serais profondément sincère, voyez : lorsque le pays sera réorganisé, nous viendrans ici; Savons pu le réorganiser nous-mêmes, si nos forces y ont ai, dans la route, votre confiance ne s'est pas détournée, nous ons le plus Lôt que nous pourrons, bien heureux, bien dir pu contribuer à este noble tâche, vous dire : Le pays, (ous l'aviez confié sanglant, couvert de blessures, vivant mous vous le rendons un peu ranimé; c'est le moment dé sa forme définitive; et je vous ea donne ls parole d'un te homme, aucune des questions qui auront &é réserrées
TROISIÈME RÉPUBLIQUE. — 1871. 461 ceuper Rome, dans un commun intérêt de paix et de sécurité,
Ja eondition que le pape conserterait sa situation, sa souve= étè spirituelle, garantie paf Je maintien des ambassadeurs des es catholiques, et conserverail sous son autorité directe la ie de la ville appelée la Cité Léonine, “Ces propositions n'ayant pas étéagrédes, ordre fut donné à née d'observation de passer la frontière. L'ordre dut exécuté septembre; les villes pontificalésfurent occupées presque sans Diérir.
général Cadorna lança une proclamation par laquelle il décla= qu'il n'apportait pas la guerre, mais l'ordre et la paix, et que populations nommeraient elles-mêmes les municipalités charde les administrer.
fspproche de l'armée italienne provoqua dans Rome des rasüblements que la police ne tenta pas de dissiper. Le pape réunit plomatique accrédité auprès de lui, et protesta officielle eontre l'envahissement de ses États.
46, un œurt engagement eat lieu, à trois kilomètres de Rome, ehne reconnaissance de cavalerie italienne ét l'avant-garde icsle qui so replin.
Le 15, le baron d'Arnim, tre de Prusse à Rome, ft auprès Bünéral Cadorva une démarche qui aboutit à un délai de vingt e heures accordé par le général aux pontifieatx. 20 septembre, Cadorna attaqua Rome, Après une cnonnade fquatre heures, Les troupes pontificales cessrent le feu et abo= pile drapeau blanc, sur l'ordre du pape, qu'une plus longue tance aurait pu mettre dans la nécessité de quitter Home. froupes italiennes firent leur entrée à Rome, où elles furent ques en libératrices. La garnison qui occupait Rome, se retira à Civita-Vecchis, d'où les dir: furent renvoyés dans ler ja dans les provinces pontifieales sur
flan Je plébiscite e! l'annexion au royaume d'ilalie anciens Élats de l'Église, dont le général La Marmera fut nommé
erneur..
Le 8 juillet 1871, le sitge du gouvernement italien fut installé Ron lialie acquit et consacra sa capitale naturelle et histo-
surtout. La diplomatie laissa le fait s'aceomplir sans la mes dre protestation. Il n'en fut pas de mème lorique, le 18 æ verabre 4870, une circulaire, datée du 19 octobre précédent, M communiquée par le prises Gortschakoff, ministre des affaires din
Sères, aux représentants de la Russie près les puissances empéennes. Dans cette circulaire, le gouvernement russe déclara ss ; Pjus se tenir obligé par les stipulations du traité concin à Ps en 1856, portant atteinte à l'exercice de sa souveraineté.
La France n'était pas en état d'imposer le respect de ce talk, La Prusse prètait son appui à la Russie. Après un échange à dépêches et de notes, il fut décidé, vers la fin de décembre, q'es conférence se réunirait à Londres, le 5 janvier 4874, peur exist et résoudre la question. Chacune des puissances sigastsiss invitée à s'y faire représenter, M. Jules Favre devait s'y rebe: mais M. de Bismarck, qui craignait que, malgré la précanteo pt pour limiter les délibérations aux seules stipulati au railé de 1856, la force des chos à s'occuper de la guerre en France, M. de Bismarck refus x 5% conduit nécessaire au ministre français pour franclur k 2 prussiennes. D'autre part, le bombardement de Paris .1at0æ mencé le 27 décembre, M. Jules Favre crut devoir ne pas qe la ville menacée de destruction. La réunion dn 3 janvier fat re i voyée forcément à quelques jours plus tard. L'anustr à | 98 janvier amena un nouvel ajournement. Un traité conforme 2 vues de la Russie fut enfin signé à Londres le 14 mars 1N3t
$ IV. L'Exvme n'ALuexane À Vensalles. — Les troujté inespérés de la Prusse dans la guerre de 1870 déterminèræ k roi de Bavière et quelques autres tributaires de la Prusse a pe poser à l mblée de la confédération du Nord la reconstrucne de l'empi que telle qu'elle avait été en 1
La proposition fut aceptée d'enthousiasme : l'Allemagne de chait maintenant dans l'unité despoluque la force qu'elle 130% pas su se donner par une liberté fédérative.
Le 48 di bre 1870, Guillaume recut à Versailles ie debut allemands enaient lui offrir lt couronne de 1 dise magne, rétablie à son profil. sur la proposition du nu de Rrnër Il répondit que, pour accepter définitivement, il attewdat le wt de tous Les princes el des «iles libres de l'Allemagne
Cette condition ne tarda pas à être accomplie. Le 18 janvier, une souvelle députation d'envoyés allemands fut reçue, avec grande sslennité, dans la galerie des Glaces du palais. Le roi de Prusse déclara qu'il acceptait la nouvelle dignité que le peuple allemand Hoi offrait. 1 fut couronné empereur avec grand apparat !.
SV. Esracuz. — Après l'échec de la candidature du prince Hohensollern, Prim se remit en quête d'un autre aspirant. 1 réussit k obtenir le consentement du duc d'Aoste, fils de Victor-Emmamuel, et l'adhésion du roi d'Italie.
Le 16 novembre 1870, le jeune prince fut élu par les Cortés, la majorité de 191 voix, sur 309 votants, sous le nom d'Amédée I*'.
Prim se disposait à aller recevoir le monarque débarqué à Carthapène, lorsque, dans la soirée du 27 décembre, le maréchal, sortant des Cortés, subit, rue d'Alcala, une décharge d'armes à feu, qui lui 8 des blessures auxquelles il succomba le 30.
Amédée arriva à Madrid, le 2 janvier 1871, commença un régne qui ne devait pas avoir longue durée. En effet, en féwrier 1873, Amédée, à la suite d'un dissentiment avec ses ministres, pour lesquels se prononcérent les Cortès, déposa la couronne et retourna en Htalie. La République fut aussitôt proclamée.
S VE Les ALLIÉS La France. — La lilerté des alliances, si hautement préconisée par M. Rouher, n'avait abouti pour l'em-
qu'à un isolement absolu. Les pratiques impériales nous ævaient aliéné les peuples aussi bien que les gouvernements. Aussi, pendan: la gucrre, ancun souverain ne fut porté par sympathie personnelle ni sollicité par l'opinion publique à nous venir en aide. La France ne trouva nulle part un secours ofliciel.
Cependant, la France a reçu de l'étranger des témoignages de dévouement dont elle doit garder le souvenir, d'autant plus pré- Geusement qu'ils ont été, non point commandés, mais spontanés, inspirés par un vif sentiment d'affection on de reconnaissance.
Le prines Libesco accourut de Roumanie ponr combattre à l’aris.
Une légion montévidéenune de 1,500 hommes, traversa l'Océan et vint lutter pour la France.
Des jeunés gens, des hommes mariés, des officiers et des soldsts de l'armée réguhére partirent de Grèce, à leurs frais, pour
+ oir Fersailles pendant l'occupation, par M. Delerol (librairie Plon), et Versailles pendant le siégr de Paris, ar M. Pigeonnenu, dans la Reune des Deuz-Mondrs du 1" avril IN1.
46% DEUXIÈME RÉPUBLIQUE. — ENPIRE. — TROISIÈME RÉPUT' HE.
défendre la France. Il en vint 4,500 ; il en serait venu plus <. L gouvernement gre, sur les sommations de la Prusse et de Russie, n'eût mis obstacle au mouvement national. Les volontaine grecs ont combattu à côté de nos soldats: plus de deux coute net tombés sous le feu de l'ennemi, sans compter les Wessés #1 4 malades !.
La Belgique et la Suisse ont fait à nos soldats, foreñs de chercher un refuge chez elles, un accueil que la France n'oubiliera past.
11 faut citer aussi les libéralités de sir Richard Wallace et le pressement des Anglais à nous ravitailler après l'armistice.