‹ Histoire des FrançaisChapitre 79 sur 90 · CONTE ETES · texte numérisé non relu

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moisbur réeusique, — 1874. 465

Rs jalons qui permettront au lectéur, témoin où peut-être sé

eur dans les événements, d'en retrouver la suite et la succession,

en suivre la marche que la multiplicité des faits peut avoir ren- S obscure dans sa mémoire.

SIL Le 18 ans. — L'Assemblée, après avoir résolu, le 40mars, Welle ne siégerait pas à Paris, se donna dix jours de vacances a au 20 mars, dans le palais de Versailles.

avait semé lé vent, elle recueillit Ja tempête. canons enlevés des remparts ow de la plaine Monceaux, la de l'entrée des Prussiens, étaient, en grande partie, remisés ürla butte Montmartre, sous la garde des bataillons du quartier, uéonp de cs pièces avaient été fabriquées, pendant le siôge, vrais de souseriplions ouvertes dans les mairies; la population ne s'en considérait encore un peu comme propriétaire, ét Es pour cela qu'elle avait, avec tant d'ardeur, tenu à les sousire aux tentatives éventuelles des Prussiens. gouvernement était fondé à en vouloir la réintégration entre . L'autorité voulut les faire enlever le 18:mars au matin, ure, mmaladroitement combinée, ne réussit qu'ineomplète Une partie des canons fut reprise par des gens du quartier! pes où n'agirent pas où mirent la crosse en l'air. général Lecomte, qui commandait un des détachements ês de l'opération, ainsique le général Clément Thomas, ex= Û supérieur de la garde nationale pendant Je siège, saisis par des fuvieux, puis conduits, au milieu des ou et des mauvais traitements, dans une maison de la rue Montmartre, où, condamnés à mort par ï Comité central, ils furent immédiatement fusillés. Ce double donna au mouvement insurrectionnel un caractère de férone contribua pes médiocrement à entraver, plus tard, les es de conciliation, Avant la fin de la journée du 8, l'insurrection s'était propagée les bataillons des quartiers excentriques et mme dans quelparties des bataillons de l'intérieur de Paris. Le gouverne ne disposait, en troupes régalières, que de la division de hommes maintenue par l'arm ik inime, qui s'élait manifestée parmi les soldats, inspi doutes sur la solidité du grand nombre. L'état-maÿor de Ja nationale était dispersé, les bataillons sur lesquels il eût pu

466 DEUXIÈME RÉPUBLIQUE. — EMES compter, étaient désorganisés par l° officiers et soldats, qui, après l'armi aller en province rejoindre leurs ft gues et des privations du blocus.

© Dans éetle situation, le gouvern8 ne jugea pas prudent de tira à Versailles, emmenant lesati fonctionnaires publies. La capitale du Comité central, qui proclama

tirer devant une Assemblée comm Alors recommença cette confusion l'idée de Commune et celle de

$ I. La Cowon, — En prése et adjoints légaux de Paris se rêu N.E. Picard, ministre de l'intë rovisoire de la ville de Paris à la mars, les maires tentèrent d' fallut se retirer devant la grande partie composée de candidat

sur 1.

mrossbue néreatique, — 1874.

Aucune époque de notre histoire. Contre des énergumènes qui de “rinrént les maitres, la presse soutint seule une latte courageuse, is à. laquelle on mit bientôt fin en supprimant de vive force L Les journaux qui déplurent aux terroristes. Les bataillons insurgés, qu'on appela et qui s'appelèrent euxmes les fédérés (on avait inventé une théorie de l'autonomie des 1 es de France, avec un lien fédéral entre toutes les comes) étaient maîtres de tout l'intérieur de Paris et des forts de L'armée du gouvernement couvrait Versailles et ve. des localités faisant face aux forts du sud, nt à la rive droite de la Seine, depuis Charenton jusqu'à Saintelle était occupée par les Prussiens, dont les sentinelles se inaient presque sur les glacis de l'enceinte fortifiée. état de choses était plus favorable à la défense qu'à l'attaque. et, si l'armée française n'avait qu'uue moitié du périmêtre de is à attaquer, elle n'avait pas l'avantage de pouvoir bloquer la Mandis que les fédérés n'avaient aussi qu'uné moîtié de l'enté à défendre et gardaient la possibilité de se ravitailler par des routes du Nord.

termes de l'armistice, cette armée ne wait dépasser hommes. de Bismarck juges qu'il avait intérêt à con à ce que le chef du pouvoir exécutif appelât des troupes de née; iljaissa même les prisonniers revenant d'Allemagne t, et Auraient dû être éloignés de Paris, rejoindre l'armée de Ver- (5 celle-<i se trouva successivement portée à 140,000 hommes. SV: Le sacoxo siboe ne Pan, — La lutte militaire entre Paris illes* comténça le 2 avril, par uné expédition des fédérés, “laquelle périt Gustave Flourens. Dés lors, chaque jour fut é par quelque combat plus où moins important où les gens Commune se proelamaient vainqueurs, quoique perdant toudu terrain. À force-de fausses nouvelles, de calomnies, de mstions furieuses, dé promesses illusaires, ils fanatisrent soldats et une partie de la population au même degré qu'afaibles Seise, lors du siège de Paris par Henri IV. Les Soire, dins, avaient une idée ‘religieuse et! peut-être politique, La n'en avait d'aucune sorte; ce n'était qu'une misérable

Hg Pam prissnniers français y étaient morts on cmplivité. aur Les opéralions de Farmée de Vérsailés, parie maréchal

moisiÈME néeoutique. — 1874. 469

lue, tué en traversant un des champs de bataille, ne portait nt d'armes, et l'on peut croire que sx mort fut nn suicide plus ident. La plupart prirent la fuite; Raoul Riganlt, arrété à ntement fusillé. D'autres, arrètés plus ont passé devant les Conseils de guerre; quelquesuns, connés à mort, ont subi leur peine.

Commune, du son règne, trop long dans sa brièveté, n'a Prnëme éruis uné idée pratiquement utile à la population ou dont elle prétendait représenter et défendre les intérêts; Ma fait qu'ajouter l'horreur de la guerre civile aux désastres guerre étrangère.

mblée laissa à M. Thiers le soin de diriger Ja lutte; elle pas la part active que l'Assemblée de 1848 avait prise à ln bille dé juin. Aucun représentant ne erut devoir s'interposer les deux partis; aucun ne jugea nécessaire dé prendre part ‘opérations militaires.

ns son mécontentement contre Paris, s'appuyant sur son droit table, elle avait repoussé toute tentative de conciliation rendue possible, aux premiers jours, la confusion du mouvé= Lidu 18 mars. Pendant la lutte, vile ne s'associn par aucun aux promesses que M. Thiers adressait aux « égarés » de jurrection, Après la victoire, loin de chercher l'apaisement Hs une amnistie partielle, elle désarma du droit de grâce le oi exécutif, et en investit, pour leé faits relatifs à la Com ne, une commission, dite des grdces, composée de 30 députés, evamission maintint tels quels Les cinq septièmes environ des

leurs, it pas facile : on surveillait de près les hommes suspects. s perles de l'armée ont été évaluées à 4,000 hommes; celles is fédérés ne sauraient ètre appréciées. La Commune n'avouait 16 nombre des hommes tuës dans les combats de chaque jour, le nombre des exécutions noclurnes qu'elle 1 ordounées? na pas davantage compté ceux qui tombérent en combattant où fént passés par les armes pendant la « semai au 28 mai. On en a estimé le nombre total de 13 à 20,000 ; ce Hest peut-être pas trop.

Le eliiffre des arrestations faites après la lutte a dépassé 40,000. de 34,000 détenus ont été relächés après plusieurs mois de “ mn

mnoistèMR néruntique. — STI. “il

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