CHAPITRE XI
le Franefoet.— Abrogation des lois de l'exil.— Enquêtes sur Li défense tale, — Emprunt de deus milliards. — Élections partielles, — Lois di- & = Négociations avec l'Allemagne, — Vacances parlementaires, — Les empereurs. — Rentrée de l'Assemblée — Nouvelles élections partielles, gusions du budget, — Première démission ve M. Thiers, — Leltre du 1 de Chambord. — Souscription pour la libération du térritoire. — on de 1. Ilouher.—Suite de la session — La loi militaire. — Exigences mprunt de trois milliants. — Propagande pour Ja dissolne hangarnier.— Proposition Kerirel, — Tounte — Pétitions pour 1x disso= = Mort de Napoléon IL. — La municipalité dé Lyva.
Carré ve Fnascronr, — Le 15 mai, M, Jules Favre, un des leurs du traité du 10 mai, vint en donner communication tmblée, qui nomma une commission chargée de l'examiner. 8, la commission Bt son rapport concluant à l'adoption, et ission s'ouvrit, Tous les points essentiels étaient les mêmes as le traité provisoire. Toutefois, la Prusse y avait introduit 2 dispositions à son avantage, notamment des échanges de tes autour de Belfort contre d'autres territoires, à peu près ents en étendue et en population, le long de la frontière ourgeoise. La Prusse se faisait ainsi payer les facilités avait accordées pour combattre la Commune.
être eût-il mieux valu accepter sans “débat un acte qu'on pas la puissance de moditier, Cependant l'échange projeté iqué, surtout au point de vue siratégique, par les géné lanzy étCharélon, dont l'opinion fut combattue par M. Thiers colonel Denfert, le vaillant défenseur de Belfort, L'échange par 453 voix contre 08.
dé 7 prolongeait la durée de l'occupation des départe= le Seine, Seine-et-Marne et Seine-et-Dise ; un aulre stiour Ja l'russe des avantages commerciaux. L'Assemblée dut t sans débat et ratifla l'ensemble du traité.
Wilde Francfort arrachait à la France 4,4$43%4 hectares du tervi 258,152 habitants,
€ sacrifices imposés par ce traité, 11 y à lieu da lever d'autres in moins graves,
Rapport ax Conseil de là Soeiélé française de secours aux bleusés
ROSE RÉPUBLIQUE, — 1874, 475 la majorité repoussa, d'urgence, une proposition de M. Alphonse !, tendant à déclarer que la République était le gouvernement
Hicitif de La France. Ce vote eût peut-être arrêté la lutte.
A. Annocariox nes Lots n'eu. — ML Jean Brunet denranda V'am de toutes les lois d'esil, La commission fat favorable au 2 La discussion publique occupa louie la séance du 8 juin. Wiers, qui y avait d'abord été opposé, s'y était ensuite ralli posa ses motifs dans un discours fort étendu où, après avoir n l'état présent de la France, il montra la nécessité d'écarter prétendants et d'éviter tout changement de personnes dans à nement. Ce débat lui fournit l'occasion de faire cette üluration solennelle : « Oui, messieurs, quoique j'aie dit « lamir est réservé... au risque de servir la République, je gouermérai le moins mol que je pourr: J'ai pris un enzagement ee une loyauté complète: je ne n'en écarterai jamais : le fait w'ou m'a livré, que j'ai accepté en dépôt, c'est la Républiqui nétrahirai pas la République, »
ñs M. Thiers, au sujet du prince de Joinville et du due d'Au— élus tous Les deux le 8 février, mais dont l'élection était énà valider, afirma que tous deux lui avaient fait savoir ceci ‘ils ne seraient point un obstacle, qu'ils ne paraitraient jamais le sein de cette Assemblée et qu'ils ne justifieraient jamais icune des craintes qui m'ayaient tant préoccupé... »
Sur ln foi de cette promesse, M. Thiers se ralliait au projet d'abro: ion, en se réservant le droit d'agir, si lu France était menacée ns son présent ou son aire L'alirogation des deux lois fut votée par 413 voix contre 97, puis
lélection des princes validée par 554 voix contre 111. SAIL Ésovkres son La Dévexse narionasn.— Le 25 mai, à la suite n faite por le colonel de Villenoisy pour 0 ur la eapitulation dé Metz, le général Chan ter défendit le maréchal Bozaine contre toute imputation de son.
M. Thiers déclara que le maréchal l'avait supplié d'ordonner Le comme un acte de justice qu'il réclamait, Le ministre de
Berre atihunça qué tous les généraux et officiers ayant capitulé
ent traduits devant des conseils d'enquête.
C'élencore par anlagonisme contre la République que, dans la
tance du 5 juin, des euquétes furent décrélées sur les actes du
ment de la Défense nationale et des délégations de Tours “ 2.
mmoisbms aÉrUBLiQuE. — 1871. 475
étaient fixées au ? juillet 1871, Gent nominations appar
Hrent aux républicains de toute nuance ; le resté alla aux can dats se donnant ln qualification de conservateurs, Aucun, tou His, m'osa avouer des opinions officiellement monarchiques, Il But ceci de remarquable, que les choix des départements furent Msnecentuës que ceux de Paris. Au nombre des élus parisiens se Wiva M. Gambetta qui, ayant opté pour l'Alsace, avant les prélis
ires de paix, avait ensuite donné sa dé ion, Ie résultat de la électorale ne fit qu'irriter la majorité mochique de l'Assemblée; le 6 juillet, elle adopta le rétablissement Pcaulionnement des journaus, mesure proposée par M. Ernest td, de qui l'on ne devait pas l'attendre,
2 juillet, la majorité vota le renvoi au minislére des affaires
res d'une pétition signée par des. évêques proroquant le ement à intervenir auprès des puissances étrangères pour
le pouvoir temporel du pape. Sans repousser le renvoi, et
Dqu'il eût préféré un ordre du jour proposé par la gauche, Mitiers déclara que La tentative à laquelle on conviait le gouver= ment entrainerait une guerre européenne et que, pour lui, il ne
Promeltrait pas la France dans uné semblable aventure, Le oë voté était done inutile,
29 juillet, Paris, appelé, pour la première fois, à nommer, le suffrage universel, ses conseillers municmpeux, Gt choix de idats républicains.
5 août, l'Assemblée vota un crédit de 100 millions pour se-
Ets aux départements ayant souffert de l'invasion, MI. Lois mivemes. — Le 16, l'Assemblée Lérinina la discussion: wote d'une loi de décentralisation réglant le mode d'élection, a ent des conscils généraux. Cette Wnité dans un esprit tout hostile à la République, devait décevoir Iéranee de ceux qui croyaient en avoir fait un instrument de ussi l'ontails amoindrie un peu plustard.
M 49 août, le général Chonay, au nom de la Comunission de ré Bnisation de l'armée et sur le vœu de 464 députés, lut un long bort, contre la gande nationale, dont il demanda la suppression is toute ln France. L'urgence fut décrétée. Ladiseussion s'ouvrit
Lhiers défendit, en principe, l'institution de In garde natio= Yi recomnut qu'il pourait y avoir des dissolutions ordonner, ts non pas qu'il fallüt supprimer absotument la garde nationale,
morsièmm RÉPUBLIQUE, — 1871: a
Les modifications introduites pas l'Assemblée suscitèrent queldifficultés qui rendirent nécessaire un voyage du ministre finances à Berlin. Le traité fut signé le 13 octobre, Différents ils, rélalifs aux intérèts de l'Alsace-Lorraine restaient encore à dre, qui firent l'objet d'une sonvention additionnelle signée à le 44 octobre 1874.
& hraité du 41 octobre comprenait deux parties distinctes: par ère, la France s'engagéait à payer, du 15 janvier 18794 © suivant, le quatrième demi-milliardde l'indemnité de guerné, U 450 millions, représentant les intérêts, pour une année, dés Iards restant dus; c'était, ensemble, une somme de 650 mil= Par contre, les troupes allemandes devaient, dans les quinze suivant la ratification, évacuer les six départements de l'Aisne, la Côte-d'Or, la Haute-Saône, du Doubs et du Jura, ét ré= hibe Le corps d'occupation à 50,000 hommes.
seconde partie du traité était relative à l'admission des p alsaciens, moyennant des précautions pour empécher l'inüction, sous ce litré, de marchandises de provenance étrangère, MAIL Vacances rancemexTaines. — Tout on subissant le titre de iique, les partis monarchiques n'avaient pas perdu l'espoir de la France au ldentrepris d'écarler du pouvoir tous les hommes qui pouvaient Bêner, et autant qu'ils le purent, ils forcérent le gouvernement Earter tous les républicains en possession des fonctions pulilidepuis le 4 septembre, x anis avant les xacances parlementaires, les plus habiles i les légitimistes et les orléanistes, avaieut repris l'œuvre Ja fusion des deux branches, si vainement essayée sous le règne e de Louis-Philippe. L'intrigue échoua devant Je refus que ft me de ibord d'accepter le drapeant de la Révolution. ss bonapartistes, de leur côté, erurent le nioment venu dé re la tète; ils commencirent une œuvre de propagande au eu de publications mensongéres et calomnicuses. sudant le mois d'octobre avaient eu lieu les élections pour les oils générauxr Les résultats en furent favorables, générale aux républicains modérés. 11 put cependant s'y glisser quel mes Fe bouspartistes, couuve le prince Napoléon, élu en pese.
M sé rendit dans l'ile avec fracas. Le gouvernement, tout en lui int libre facilité de circuler, avait pris les mesures qu'exigeait
TROISIÈME RÉPUNLIQUE, — 1872. 479 Férier se rendirent au sein de cette commission et se ntavec énergie pour le retour h Pari 22, le ministre de l'intérieur revint dans la commission et avec une nouvelle force pour le retour à Paris, retour dont üisait pour lui une question de portefeuille, Bconumission repoussa, par vingt voix contre dix, le retour à
# 49 décembre, le prince de Joinville et le duc d'Aumule
nt siéger à l'Assemblée, M. Thiers ayant renoncé à s@ pré=
ir de l'engagement contraire que les deux princes avañent pris ment.
L. Nouveiies éceersoxs rantieuses, — Le 7 janvier, lé serulin
üvert dans treire départements pour la nomination de quinze
et en Algérie pour deux
Yaris, les républicains modérés se ralliaient à fa candidature
Wautrain, président du Conseil municipal et du Conseil
, candidature dont on espérait que le succès pourrait
a rodicauc portaient M.
“parti qui s'intitule conservateur, sprès avoir vu ses Dents par le maréchal de Mac-Mabon, se résigna à
F8 fut nommé par 121,158 voix contre 05,195 à M. Victor Hugo.
les départements et en Algérie, les républicains emporl Re n eurent que six.
? Discussion vu suvosr. — L'événement électoral se produisit iscussion du budget. Les nécessités finanionnetles auxquelles ne SuM=
augmentant les anciens. M. Thiers avait, en celte matière, fixées depuis longtemps, qu'il défendit avec une convic— tre. La proposition d'un impôt sur le revenu se repré=
ant l'Assemblée. M. Thiers la cumbattit cor ne pouvant que pur des moyens arbitraires et inquisitoriaux. petration qu'il en voulut faire l'entralna à prononcer, séance du 26 décembre, des paroles qui produisirent une
FRoSÈME néPUnLIQUE. — 1872. A8
Hit par un ordre du jour adopté à l'unanimité (moins sept Égitimistes et une voix bonapartiste), et se terminant ainsi : Assemblée fait appel au patriotisme du président de la Ré= ue et refuse d'accepter sa démission. »
hiers sé rendit à cet appel : « Ce n'est pas, dit-il, par un Systématique que j'ai soutenu ces impôts sur les. matières lrès; seulement, » des idées arril est que j'ai la conviction qu'elles sont justes. ne peut être mis en doute ; mas l'Assemblée aussi avait viction que ses idées, contraires à celles de M. Thiers, justes. Entre ces deux convictions opposées, était-ce celle de ablée qui devait céder ?
8 qu'aient été les motifs de M. Thiers, il fit une faute en : il blessa l'Assemblée en la forçant à lier derant ui, il montra à ses ennemis ln perspective wourelle démission possible, et, par là, les averlit de se ténir jour une telle éventualité, imdant, malgré le manifeste lancé, au mois de juillet, par le de Clismbard, on parlait toujours de fusion.
V. Lérme ou core pe Crameonn, — Le 1# février, fut ren blique une lettre où le comie de Chambord reproduisait Écëdentes déclarations, puis il réprous.il « les heures per la recherche de combinaisons stériles; « et maintenait son ü, « J'ai la fierté de croire qu'il rendrait à nos armes leur prestige », disait-il et il déclarait hautement : « Personne ndrs, sous aucun prétexte, jamais de moi que je consènte à * le roi légitime de la Révolution. »
ëlles paroles meltaient fin, au moins pour le moment, aux tes des fusionnistes.
+ Socswmenos roën LA Linéation nù tknnirotie, — Pendant Aigues royalistes, de simples citoyens, n'oubliant pas quelles + charges pesaient sur ln France, entreprensient de venir au du Trésor par une souscription nationale pour la libération itoire, De touchantes preuves de- patriotisme répondirent à el. Des sonumes considérables furent souscrites, nombre de. rent don à ln pairie de leur argenterie, de leur bijoux et $ de toutes natures. Malteureusement, une déclaration faite ambre par leministre de l'intérieur, vint arrêter l'élan qui randissant de jour en jour. La déclaration du ministre laisfinér que ce mouvement palrioliqué donnait de l'ombrage “ \
DEUXIÈME RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. OTRNIMÈNR RÉEL, aux gouvernements allemands et entrtiblené/vcations tie
inaliques en cours d'exécution.
SAVE Renare pe M. Casoiti PORTE Torino jour de l'Assemblée amenait la discissndeprapostiontere tour à Paris. Malyré les efforts qu'éténpteb CRtnin ten, s uneloquente protestition JeMauIBime) Ja proparèts
ü voix contre 310.
: mena la retraite immédidedeMCasnie Dre 6 février, le porteteuille de l'intérim Nienne franc qui laissa celui de l'agricultte etaient ee
Goulard, député cher à la droite.
$ AVIL. Éusertx ne M. Roue Mr TIer etre trois élections parlielles, dans TEUMÉMIRSNCItES dont Corse. Les deux premières furent réPObeMneR le RE
voya à l'Assemblée M. Rouher. @8b
événement rélea omapartistes. qui inoudérent La France de Lrochuns
à prouve sabilité des JS RERIE retounbies, ent du 4 septembre. C'est de celle époque
» volé
des tué et que là r
gouvérnen
moteur névontique. — 1872, 485 SXVIT. Surre ve La sesstos, — La discussion du budget, qui n'allait pas sans création de nouveaux impôts, occupa li plupart
des séances de l'Assemblée pendant la fin de février ét le mois de mars. Le 13 murs, l'Assembiée vota une loi interdisant en France Mioute afiliation à l'Association internationale des travailleurs, 1 ginsi que toute publication de documents émanant de cette Asso M. ciation.
Le 31 mars, l'Assemblée prit trois semaines de vacances pour permettre à ses membres d'assister à la session des conseils généaux. Avant de se séparer, elle avait entendu de M, Thiers, sur Ja situation intérieure et extérieure, un rapport trésrassurant.
Les députés portérent-ls ess hannes paroles aux conseils géné- Aix! Le qui »st certain, c'est qu'ils trouvérent ces assemblées Ipléines de contiance dans le président de la République qui reçut Mdiélles, au grand déplaisir de la réaction, de nombreuses adresses
Adhésion à sa politique et des vœux pour l'affermissement de la publique.
el Les députés revinrent à Versailles le 22 avril. Le 24, M, de Gou- SNL ut définitivement nommé ministre des finances ét laissa le ministère de l'agriculture et du commerce à M. Teisserenc de Bort, biémiire de l'Assemblée, eux projets de lois, l'un sur la réorganisation du Conseil d'£- SRI; l'autre pour la ratification d'une convention postale avec V'Alleë oceupérent le mois d'avril et presque la totalité du mois
E QE ini. 1 sy mél (8 mai) un long rapport du duc d'Audiffretll Pasquier sur les marchés passés dans les dernières semaines de Empire.
Î SXIX. La 201 wrarame. — L'Assemblée aborda ensuite Ja diseussion de li loi du recrutement. Le projet de loi posait bien en
Principe que « tout Françus doit le service militaire; s mais il Momiservait La plupart des exceptions édiclées par les lois précé- Ldntes. Les engagés volontaires préalablement munis de certains diplômes scolaires, où ayant passé des examens spéciaux, ne Brent appelés à servir que pendant une année, à condition de subir, Emi hout de cette année, des examens constatant qu'ils avaient des Ébnnai ss militaires suffisintes. Les conditions d'engagement MMolontaire créées à ce titre furent mitigées de conditions accesfoires qui, exigeant des dépenses de la part des engagés, pe ren= direntle volontariat possible qu'aux fils de familles aisées. On aurait voulu limiter à trois années la durie du service actif.
mnorsièe néeuntique. — 1872. 485 ui fut, ls 7 juillet, adoptée à l'unanimité, moins trois voix légiti:
Le 9 juillet, le gouvernement démanda l'autorisation de contracter & emprunt de frois milliards, pour compléter la rançon de Ja . Le 15, l'autorisation fut acçordée à l'unanimité, moins une. Toutelois, la commission stipulait expressément que l'opéra mise ferait sous la responsabilité du gouvernement seul. Bien le Le précédent emprunt de deux milliards eût été couvert deux Ja majorité doutail encore du crédit de la France et voulait se ger, au besoin, d'un insuecès.
utle qui avait eu lieu précédemment, au sujet de l'impôt sur brnatières premières, se renouvela quand cet impôl revint en besion. Durant le débat, un député royaliste s'aventura à dire Jan autre gouvernement donnerait à la Francé dés alliances tmétraient dé réduire les dépenses militaires (17 juillet}. iers, comprenant que celte attaque masquait un complot Qui, s'écria : « Qu'on m'améne un homme sériéux pour suter une lelle affirmation. » Comme cette parole soulevait la de la droite, il réprit : « Je vous mets au défi de proposer un du jour motivé. » Personne ne répondit à ee défi, L'impôt
ds, Les pes optimistes ne furent de beaucoup dé : le montant lotal des souscriptions s'éleva à plus de qua et un milliards. Sans doute, il faut tenir compte de la spécu- Dion qui exagérait les demantes: il n'en résle pas moins acquis
lécrédit public de la France fit réussir, au delà de tout espoir ; la plus colossalé opération financière qui eût éncoré été
LLELES , M. d'Audilfret-Pasquier, dans une dernière séance, préun rapport sur les inarchés du gouvernement de la défense
blée entra en prorogation d'automne, jusqu'au + c'était le temps des conseils généraux.
NX, Proraosxor voun La mssocuriox, — Pendant les vacarices dlesentaires, beaucoup de députés, de toutes nuanevs, adressé- AU leurs électeurs des lettres publiques, où ils rendaient comple léur conduite, Chacun, naturellement, y préconisait la forme ouvernement de sa prédilection. Sur ce point, l'opinion de la LI Le
480 pevxiÈme RÉPUBLIQUE, — EMMIRE.—TRGRÈRE RÉTCHLEE. plus ‘grande partie du pays était faite :4l voulait [es Kégablçe. non peut-être par préférence théorique, mais parce qu'elle en tait et que, pour la renverser, il eût fallu aire une révoltes nouvelle, qui en eût appelé d'autres, et dont 4 1e voulait plus à aucun prix.
M, Gambetta conlinun, dans des banquets et des réunions proies,
impayne pour la dissolution de l'Assemblée. Toutes les traction gauche la désiraient, mais loutes ne trouvaient pas opportes réclamer avant la complête libération du lerritoëne, ers la fin du mois d'août commença, à la source de La Saletis, Wie de ces pélerinages, organisés par le parti clérical, qaifté plus tard, une trèsgrande extension. XL Esrésieur. — Au mois de septembre, eut lien, à Bel, les empereurs de Russie et l'Allemagne, une entrevse. lai Bismarck aflirma le caractère Loul pacifique avec me 2 ace qui trouva beaucoup d'incrédules.
À la même époque, l'Association internationale tint, à La bye, un congrès qui donna le spectacle de la plus xrande confuses 4 se termina par des divisions plus funestes à l'association qe pouvait l'être la loi volée par l'Assemblée de Versailles.
En septemtre aussi, la commission helvétique, réunie à Cesëse, pour prononcer arbitralement entre l'Angleterre et les État-Tesau sujet du navire l'A/abama, saisi par les Anglais comme se Hat à la contrebande de guerre pendant la lutte de la sécession, = damne l'Angleterre à payer aux États-Unis une indeunité de 5 millions de francs. L'Angleterre s'exécuta ‘oyal dt;
Au mois d'octobre, M. Gambetta prononça, à Grenoble, un dscours dont quelques expressions suscitérent plus tard nn orace à l'Assemblée,
Le prince Jérôme Napoléon s'étant rendu à Paris, en contravestion à l'autorisation qu'il avait obtenue de passer par la Frase, M. Thiers lui fait intimer l'ordre de quitter le territoire froçis Sur son refus, le prince est arrèté et conduit à la fronticre suis
Le 26 octobre, des élections partielles, dans le Calvados, La Ge ronde, l'Indre-et-Loire, l'Oise, les Vosges et a Alger, donnent st nominations républicaines. La droite vblient, non sans peine, se seule nomination dans le Morbihan. Les électeurs s'élorment de plus en plus de la majorité parlementaire. Les légitimistes de à Gironde organisent un banquet que l'autorité ne gène pas, «où l'on crie : Vive Le roi!
TROISIÈME RÉPUBLIQUE. — 1872. 4s7
En attendant le secours de la France, la papauté se mettait par- Htont.en état d'hostilité contre les gouvernements. Le prince de Bisck commençait à prendre, contre les ultramontains de Prusse, mesures comminaloires, qui devaient bientôt devenir plus rigous e expulsait de son territoire un prêtre catholique, it, au mépris des conventions existantés entré nt-Siége et la Confédération, d'attribuer le titre d'un diocèse ièrement créé, En Autnche, le parti ultramontain était hos=
1 au gouvernement. En France, il luftait contre la nation. SXXIN. Esrenvrusariox Cuancanwn. — L'Assemblée fit sa rene Me à La date fixée, le 11 novembre, Le lendemain 19, le général Angarnier demanda l'autorisation d'interpeller le gouvernement easion des discours de M. Gambetta, en Savoie et en Dau-
le 15, M. Thiers donna lecture de son message. C'était un exposé wation. La droite interrompit, par des ricanements ou des , lorsque M. Thiers déclara qu'il avait fait respéctér T'As= lorsqu'il dit que la République, accueillie d'abord avec ion, pénétrait dans les mœurs de la nation et protesta de pet pour le suffrage universel, La gauche applaudit, JL Audren de Kerdrel proposa aussitôt la nomination d'ane on, pour examiner le message. Le président de l'Assemrévy, fit observer qu'un message du président dé la que ne pouvait être soumis à un examen, que le pouvoir if ne pouvait qu'y faire une réponse, M. de Kerdrel deva alers une commission pour préparer un projet de réponse Thiers.
son méssage, M. Thiers rappelait que, devant la commis on de permanence de l'Assemblée, il avait désapprouvé les doe— rines émises par M. Gambetta, et il renourelait cette désapproba- L'incidentétait doncv tl'interpellation Changarnier inutile. ie oins, le 15 novembre le général Changarnier monta à la éLpranonça un discours qui se Lerminait par UNS SOMME su gouvernement, de « se séparer franchement, solennellesun factieux.
mäuistre de l'intérieur, M. Vietor Lefrane, après quelques tions sur Ja conduite du gouvernement, pendant les exeur= de M. Gambetta, donna lecture, à l'Assemblée, du procésde la séance de la commission de permanence, dans laquelle avait déjà fait aux commissaires une réponse jugée con