ASS DEUXIÈME RÉPUBLIQUE, — EMPIRE. — TROISIÈME RÉPOELIQUE
eluante. Il n'y avait, ce semble, plus rien à réclaner, quaond M. de Broglie émit la prétention que M. Thiers répétät à là tribens cs qu'il avait dit à la commmssion. M. Tluers repousss avec éserge celle étrange injonetion et refusa de se laisser « meltre sur le sde letté, » Puis, à sou tour, il somma ln droite de voter immétete— ment sur la question de confiance, el ajouta : « Vous vous plaigez d'avoir un gouvérnement provis , faites-en an définitif. »
Mise ainsi en demeure, la droite se déconcerts. Divers urdes du jour, plus où moins perlides, sont proposés k reponssés. D enlin, à un dernier, accepté par le gouvernement etdtes “1 l'Assemblée exprime, Lloul à la fois, sa confiance
hiers et sa réprobation des idées de M. Garmbelta. Celui<i & sté à toute la discussion sains donner à ses envemis la sise ‘on d'obtenir de lui ane réponse.
KXV: Puorosmox Kenouez. — L'ermbuscade Changarnier st uë; la bataille allait se livrer sur la proposition Kerdrdl
La commission comptait neuf membres hosties à M. The, cinq qui lui étaient favorables, et un indécis; eile nomua per président M. d'Audiffret-l'asquier, pour sevrétiire M. Kaoai heal pour rapporteur M. Batbie. C'était la guerre flagrante.
luvité à se rendre le 22 dans la comr n, M. Thiers 1 lt de nouveau, sur le banquet de Grenoble; pes ® s'étonna qu'il eût introduit dans son messase une deruande à fade moditication des inslitutions existantes ; on lui demanda commet il pouvait concilier cetle moditication avec le maintien du pade de Bordeaux, coinment il entendait sortir des insututions présentes 4 en créer de nouvelles
M. Thiers répondit qu'on lui faisait là une futile querele & mots, qu’en réalité on lui reprochat le sens général du mesxt qu'on trouvait trop républicain. « A Bordeaux, dit-1l, j'ai tronc la République faite, persunne alors ne m'a proposé de fire monarchie et je ne pouvais trahir le pousoir renus eule 25 mains. Ma conviction est que la monarclie est injuste puisqu'il ÿ a trois dynasties pour un seul tune. Le pacte & Bordeaux à été déchiré par tous Les parus... Tout Le nike sf la nécessité de sortir da provisuire, mans les uus d'mandent b dissolution, les autres une constitution. d'our mo, je ie Se burué à dire à l'Assemblée : si vous jugez le montent veuu de far des rélormes constitutionnelles, lutes-les daus un esjnt me Valeur el lil
le 25, M. Tiners reproduisit la mème déclaration.
les dans le public. Toutefois, on sut bientôt qu'il n'était
question de la réponse au message proposée par M; de Kerdral, ais qu'il s'agissait de former une commission chargée de prés à bref délai, un projet de loi sur la responsabilité minis-
M: Batbie vint lire son rapport le 26 novembre. Trois points Mégagesient de ce rapport : le premier, obseur à dessein, que, ne pouvant encore renverser M, Thiers, il fallait, du ins, l'amoindrir le plus possible; le second, bien évident, c'é- Ma nécessité d'ajourner indéfiniment la dissolution pour éparà In majorité le déplaisir bien assuré d'une non-réélection érale ; le troisième, plus clair encore, c'était Ja haine eflrénée at républicain et ln conjuration des partis monarchiques empécher la République de s'affermir. Le tout coneluait à la Mimation d'une commission de quinze membres pour préparer ministérielle.
istres responsables devant l'Assemblée, hièrs n'était plus qu'un peu moins qu'un roi constitutionnel, {c'est à quoi l'on tenait surtout) il se trouvait virtuellement lé dé la tribune et perdait ainsi son plus puissant moyen uence, AA VL Pnoresrion Dorause. — C'est ce but caché que, dans ; ce du 28, M. Dufaure démasqua par un discours habile, ironique, qu'il acheva en proposint une commission de membres chargée de préparer un projet de loi réglant les ions des pouvoirs publics et la condition de la responsabie mini: lle, On ne pouvait, en effet, comme il l'avait iontré, vouloir que le gouvernement fût à la fois, responsable puissant.
rapporteur demanda une suspension d'une heure. À la ë de la séance, la commission mointint sa proposition; le mement gersistu dans la sienne. La discussion fut renvoyée décnain.
20, dons un discours très-ferme, trés-frane, en ua lan où ln nettelë se joigrait à l'élévation et arrivait parfois véritable éloquence, discours qu'il faut re en entier, 5 de compte-rendu officiel de la séance et qui ne peut être
thoisiÈMe ÉPULIQUE, — 1875. 401
lée w'eut pas le loisir de donner aux questions financières
l'atiention que commandaent les circonstances.
want le budget, fut votée une loi restreignant la formation des du jury vu matière criminelle (21 novembre).
10 décembre, l'Assemblée vota la création de cartes postales. XXVIL Pérmoss rour La pissouurion. — Le renversement de fictor Lefranc gl rer le double mourement
à M. Thiers et de pétitions à l'Assemblée pour la prier dissoudre. Les chefs de la réaction jugèrent que le meil- Binoyen d'arrêter le mouvement qui plaçait en parallèle la ülarité du président et l'impopularité de l'Assemblée, étit de à l'ordre du jour un rapport sur les pétitions et de mon- Bpar le rejet en bloc, que l'Assemblée ne voulait pas se dis=
rapport fut fait le 14 décembre et donna lieu à une séance plus tumullueuses. Les pétitions furent défendues par M. Gamaltaquées par MM. d'Audifret-Pasquier et Raoul Duval. M. Du- Hout en reconnaissant la légalité des pétitions, réprocha à défenseurs républicains d'avoir, par l'exagération de leur , contribué à là crise présente.
qu'au ayant fait remarquer à M. Dufoure qu'il oubliait un L tenu à Bordeaux, et dans lequel on avait acclamé le roi, de des sceaux prit la défense de ce banquet et «8 répandit oles sévères contre les républicains.
applaudissements de la droite durent faire sentir à M, Duil avait dépaseé la juste limite dé l'équilibre parlementaire. ul, on dit, qu'eu effet il était allé plus loin que n'aurait voulu dent dé la République. Ceh outefois, couvrit généreuit son lieutenant.
2 cofisquant une partie des biens de la famille d'Orléans, Ces étaient de tout point illégaux, car ils prockdaient directe de l'attentat du 2 décembre 1851. La restitution était donc . D'ailleurs, le Trésor public n'était pas grévé, puisqu'on rèn= aux princes seulement les biens non vendus. Toutefois, la ré: ation lil, « bon droit, mauvais effet; le moment était mal dela part d'une famille riche pour une revendication de cette jure. Quoi qu'il en soit, La loi fut votée.
| toute sdiatniiratte dl lieu. d'une sentence, f Ferrouillat, elle né
rRoisièMe RÉPupLiQue. — 1875.
er à la question des marchés, mais dont la droite s'empara compenser l'échec qu'elle subissait. de Carayon-Latour aceusa M, Ghallemel d'avoir donné l'ordre rit, au général Bressolles, de Husiller des mobiles dé la Gironde aux environs de Lyon, et qu'il commandait. M. Cliallemaldéclara n'avoir aucun souvenir de ce fait et demanda la uetion de la pièce portant la note incriminée. On ne la pro
général Bressoles, dans une lettre
publique, déclara n'avoir jamais reçu l'ordre en question.
es la séance du 19 février, M. Carayon-Latour revint à la charge,
maut de nouveau le fait, sans en faire autrement la preuve.
lemel-Lacour réclama encore la production du document : de trouva pas.
mblée avait perdu presque deux séances à un fait illicite.
10 février fut adoptée une loi sur le travail des femmes et
fants dans les manufactures. Sans être encore telle, qu'on
À nblée déeréta, le 18 février, que désormais au premier dr, il faudrait, outre la majorité absolue, un nombre de sufges égal au quart de celui des électeurs inscrits. C'était établir
> inégalité non justifiée entre les élus actuels et les élus futurs.
3 fut d'ailleurs inutile.