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Cette lettre iodique qael en était le but patent : « Les Francs, dit-il, sont restés depuis plus de quatre-vingts ans sans tenir de synodes, sans avoir d'archevêques, sans faire de lois canoniques et sans renouveler les anciennes. Maintenant la plupart des évêcbés engraissent de leurs revenus des laïques avides, ou des clercs cupides et débauchés ; et bien quMI y en ait qui se donnent pour soumis à la règle, il n*en est pas moins vrai qu'ils sont ivrognes et adonnés h la chasse, qu'on les voit se mêler aux soldats, armés comme eux pour combattre dans leurs rangs, et qu'ils versent de leurs propres mains le sang des hommes, sans distinction de chrétiens ni de païens ^. »
Le capitulaire du 21 avril 742 constate que les évêijues furent convoqués directement par Carloman, pour les consulter sur les moyens de remettre en vigueur les lois de Dieu et de l'Église qui étaient tombées dans le mépris sous les règnes précédents. Toutefois il est probable que ce synode n'eut lieu qu'à l'occasion d'une de ces assemblées générales, appelées Champs de Mars, qui se tenaient chaque année ; car le préambule fait mention de l'assentiment des optimales, ducs et comtes, qui étaient alors assemblés '.
1 Modo aatem maxima ex parte per dvitates episeopales siedes tradîta» sunt laicis cupidis ad possidendnm Tel adolteratis clericis, scortatonbos et pnblicanis sscolariter ad perfraendom. (Wurdtwein, Lf, p. 40T.)
* Ego Carlmannus dax et princeps Francoram... corn consilio senronun Dei et optinaatum meoram, epneopoe qai in regno meo sont emn presbiteris et (ad?) coDoîHum et ^ednm pro timoré GhrisU eongregavi. (Pertz* Leget, U I, p. i6.)