‹ Histoire des Francs (volume 2)Chapitre 156 sur 196 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

1» justice et que vérilé, sois maintenant Pappui de ma » cause , et venge-moi des traîtres qui m'ont vendu à » mes oppresseurs. » Après avoir dit, il 6t le signe de la croix et se mit à marcher. La montagne était escarpée et la descente rapide. Parvenus à peine à une faible distance de la porte, OUon qui suivait, profitant de Tavantage du lieu, poussa rudement Gondovald et le renversa. £n même temps, il le frappa de son javelot ; mais la cuirasse amortit le coup , et le javelot ne pénétra point. Gçndovald s^était relevé, et Pépée à la main remontait rapidement vers la ville : une pierre que lui lança ce même Boson par qui devaient com*^ mencer et se consommer ses malheurs, le frappa à la tète et la lui brisa. Bientôt les soldats accoururent, et ils n^épargnèrent pas les outrages à ce cadavre. Ils lui arrachèrent les cheveux et la barbe ; ils lui lièrent les pieds à une corde, et le traînèrent avec déristQn a Tentour du camp. Rassasiés enfin et fatigués de leurpropre rage, ils le ramenèrent au lieu ou il était tombé, et Ty abandonnèrent, sans prendre aucun soin de sa sépulture.

On profita de la nuit pour enlever de la ville les tré^ sors qui y étaient enfermés. Mais le jour venu, les portes s'ouvrirent; les Bourguignons arrivèrent; la destruction commença. Le fer et le feu rivalisèrent. Tout périt ; tout fut renversé. 11 ne resta pas un être vivant, ni un édifice debout. Le sol demeura seul et désert. Il devait passer cinq cents ans avant que le saint évéque Bertrand vint relever cette malheui^use cité de ses ruines.

s'étaient déjà éloignés. Le premier s*élait allé i sous la proteclion de Brunehault; le second réfugié à Tours , dans la basilique de Sainl-l Mais il restait Alummole et révéque. Sur qi bruit qui leur vint du danger qui les menacail, lèrent vers Leudégésile : « On méprise <1odc » promise? lui dit Mummole. J'entends que nu » est résolue, et tes soldats sont ameutés ccmtpe] — « J'y cours, dit Leudégésile, et les aura l » apaisés. » Il courut en elTet ; mais pour ord

lui-même aux soldats d'entourer la tente , d^v

trer et de tuer le patrice. Celui-ci se défendii une grande vigueur. >'ul n^osait plus essaverde l'entrée de la tente. 3Iais il en voulut lui-oMiDej et , dans ce moment , deux soldats Tayant ùm leur lance, il fut blessé mortellement et tomba. 1 que à son tour tenta de s'enfuir. Il s'était ^«fli sage et cherchait à gagner la forêt Toîsine , en réussi peut-être à se dérober. Mais on vit sa Mu le suivit. Bientôt enveloppé et atteint, on loiii

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