LIVRE II (521-631). lOô
nant tout-à-coup une avance de quelques pas sur son hôte, celui-ci, heurté comme san^ dessein par des soldats apostés, fut précipité du haut des remparts. Meurtrier de ses frères , un meurtre à son tour le punit.
Théodoric tendit aussi des embûches à Chlotaire. Quelle fut la cause, de leur mésintelligence ? peut-être la distribution du butin; peut-être le désir qu'avait Théodoric de s'assurer sa conquête, et d'ôter le 61s de Berthaire des mains du roi de ScMSsons.
Chlotaire avait été appelé par Théodoric ; il Talla trouver. Mais près d'entrer au lieu de la conférence, il entrevit des hommes armés qu'une tapisserie trop courte ne cachait qu'imparfaitement. Il poursuivit néanmoins , mais après avoir demande ses armes et rappelé les siens qu'il avait laissées au dehors. Ainsi fut déjoué rarliSce, et le péril détourné.
A quelque temps de là, Chlotaire épousa Radegonde , sa jeune captive; et cependant le frère de cette princesse ayant voulu s'enfuir de Soissons , on en prit prétexte pour le faire mourir. Théodoric alors dut se réconcilier avec Chlotaire.