CONQUÊTE DÉ LA BOURGOGNE
Gotidebaud survécut six ans à Chlovis. Mais sa vieillesse préservait l'enfance des rois francs , et il
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jugea Toccasion bonne, et elle vint à Paris. Ayant réuni ses trois fils , dlle leur dit : « Que je n'aie pas
» à me repentir de mes soins. Souvenez - vous avec » quelle tendresse je vous ainouiris. Oh! mes enfans, » ne méprisez pas ma douleur , et ne mettez pas en » oubli mon injure. Ils ont massacré mon pèr^e , ma » mère , mes frères ; faites payer enfin le prix de leur » sang. »
Les trois rois consentirent. Ils estimaient, comme elle, le temps favorable à sa vengeance , ou plutôt k leur ambition. Ils ne craignaient plus Théodoric, dont la femme pleurait le meurtre de son frère, ni le roi dltalie irrité de la mort de son petit-fils. Aucun lien n'unissait plus ces deux rois au roi de Bourgogne. Les fils qu'il avait étaient nés de la jeune reine; son héritier maintenant était d'un sang étranger.
Les fils de Chlotilde assemblèrent donc leurs soldats et pénétrèrent ensemble «n Bourgogne. Sigismondet son frère Godemar essayèrent bien de les arrêter; mais la fortune trahit leurs efforts. Il ne fallut qu'une seule bataille aux rois francs. Les Boui^uignons repoussés prirent l'épouvante et ne se rallièrent plus. Godemar sut échapper au vainqueur; Sigismdnd y réussit quelque temps. La jeune reine et ses deux enfans , Gondebaud et Giseladé , tombèrent dès les premiers jours au pouvoir du roi Chlodomir.
Sigismond s'était enfui sur une montagne , dans un désert inaccessible et caché. Il avait coupé ses cheveux , et s'était revêtu d'un habit d'ermite. Mais Chlodomir, infatigable à chercher sa trace, couvrait,