‹ Histoire des Francs (volume 2)Chapitre 58 sur 196 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

GUERRES d'itaue (536-537.638-539-544-547).

Vitigès hâtait ses préparatifs ; mais Bélisaire l'avait devancé. De la Sicile , il était venu en Italie. Naples, Cumes et Rome même étaient déjà dans ses mains.

La prise de Rome accablait les Goths. Leur premier effort fut donc pour la recouvrer. Vitigès y conduisit

iU HISTOIRE DES FRANCS.

une puissante armée ; cent cinquante mille hommes le suivaient. Siège ipémorablé où les deux chefs déployé* rent une grande habileté et un grand courage; mais dont le succès fut pour Bélisaire, et que les Goihs, au bout d'une année , furent contraints de lever.

Cet événement encouragea la population de Milan, lasse des Goths et des ariens. Elle prit les armes , et se donna à l'empereur grec.

Viligès, sans se rebuter, y envoya promptement des troupes , avec son neveu Vraïa, pour les commander.

Ce fut alors que les Francs commencèrent d'exécu" ter les promesses faites à ce prince, et que commencèrent aussi leurs expéditions dltalie, depuis si fréquentes: premier essai de fortune^ que tant de contraires fortunes ont suivi.

Toutefois ils n'allaient pas eux-mêmes au secoure des Goths. Grossier subterfuge! ils prétendaient ne point manquer de foi à Justinien , parce qu'ils ne faisaient marcher que des Bourguignons.

Ils étaient dix mille. Rendu par eux plus entreprenant et plus redoutable, Vrma pressa lésine avec une infatigable opiniâtreté. Ni l'âpreté de l'hiver, ni la présence d'un corps ennemi campé sur l'autre rive du Pô , ne purent le contraindre à se ralentir. Les lieutenans de Bélisaire restaient dans l'inaction , et n'osaient tenter le passage. Bientôt la ville, désolée par la famine, fut réduite aux plus malheureuses extrémités i Elle délibéra de se rendre^ L'officier qui y commandait proposa généreusement de s'ouvrir, avec répée , un chemin au travers du camp ennemi*

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