LIVRE m
médiaire entre eux et le roi. La décision fut même unanime (1). On était déjà. d'accord sur les inconvéniens de cette institution. Mais ce ne fut qu^une courte interruption, et un retour passager.
Il y eut pourtant une seconde tentative, lorsque les leudes , après Texpulsion d'Ebroïn , supplièrent Childéric de ne plus mettre dans les mains d'un seul toute l'autorité du gouvernement (2); mais il n'en ^tait guère plus temps. Il eût fallu détruire l'office , et on le pouvait. Le réduire seulement ne se pouvait plus. On en était à un point où, le titre obtenu, les prérogatives suivaient d'elles-mêmes.
EnGn^ arriva le temps où Pépin d'Héristal se sentit assez puissant pour faire de son petit-61s , de Théodebald, d'un enfant, le maire du palais de Dagobert III (3). On en vint à souffrir que cet office se transmît au même titre que la royauté, et l'on ne s^oflensa point que Plectrude, une femme, l'exerçât pendant la minorité de son pupille.
Ce ne fut point précisément une nouvelle altération du principe du gouvernement; au contraire.
Mais ce fut une grande révolution. La royauté commençait à changer de race. Toutefois, dans ce changement, il se trouvait qu'elle n'était plus aussi divisée. Il n'en restait plus rien à l'ancienne race que
(i) Offlnes unanimiter denegantes se nequaquam velle majoreni dotuas etigere. ( Frédegaire . )
('i) Vita sancti Lcodgarii.
(3) Dagobert U en Neustric ; mais, en coinplatrt celui d'Austrasic , Dagobert lit- .
son titre. La nouvelle, ce titre excepté, avait déjà tout. Il V avait révolution de rois et révolution de pouvoir. La royauté de Chlovis allait s'éteindre ; mais la royauté se rétablissait.