‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 116 sur 135 · LIVRE XIX (800.806)- 2S · texte numérisé non relu

LIVRE XIX (800.806)- 2S

sang , raffeciîon et îa protection de tous les princes nés de sa race ; il faisait voir quel empire exerçaient sur lui les sentimens natui^els , quels progrès avaient déjà faits dans Fesprit des rois , en ce temps , les secourables préceptes du christianisnîe. Il défendait qu'aucun de ses petîts-fîls fut mis à mort, ou mutilé, ou privé de la vue,sice n'est qu'étant accusés, une discussion solennelle eût fait éclater la vérité de Taccusalion, Il ne permettait même pas , condamnant ainsi généreusement ses propres exemples , il ne permettait pas de consacrer violemment ces jeunes princes à la vie religieuse ; s'ils entraient dans le cloître , ils y de* vaient être conduits par leur volonté (1).

j^' LV. Cet acte, du reste, n'était qu'un acte de mort ; ce partage , quoique solennel , n'aliénait et n'attribuait rien que pour l'avenir. L'empereur ne se dépouillait ni de ses possessions, ni de son pouvoir; il demeurait empereur et maître de ses villes, de ses royaumes, de ses peuples, de ses enfans; ceux-ci n'étaientencore rois que pour servir à son règne ; il fallait sa mort pour qu'ils commençassent de régner. Il le déclarait, le réseiTait, l'ordonnait; c'était la der-^ nière clause du partage, c'en était la conclusion en niême temps et la condition. Charles coniinuerait de commander et de gouverner, du triple droit de père, de roi, d'empereur; ses fils, quoique rois,

(t) Capital. prim« ana. SOS, tLiU î%*

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