‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 33 sur 135 · LIVRE XIV (752-768). t · texte numérisé non relu

LIVRE XIV (752-768). t

rible. Le lion, plus agile que le taureau, le saisit au cou, le terrassa , s'acharna sur lui , TétoufiFait. € Lequel d'entre vous, dit alors Pépin, osera déli- » vrer le taureau , ou donner la mort à son enne- »miî > Aucun ne répondait tant la surprise était grande , et grande la crainte d'un pareil danger : «Ce sera donc moi, reprit Pépin; j> et descendant dans le cirque , d'un seul coup d'épée il abattit la tète du lion, et d'un coup d'épée encore, celle du timreau. Remontant ensuite et se rasseyant ; « Vous > semble-t-il maintenant que je puisse être votre I seigneur? leur demanda-t-il (l)». Folles inventions tfécrivains assez imprudens pour croire qu'une telle vie eût besoin d'être relevée par de tels pro-

Pepin , quand la mort le prit, n'avait encore que ebiquante-quatre ans ; à vingt-sept ans il fut maire; i trente-huit ans il fiit roi. Son règne a duré seize

f<) Le moine de Saint-Gall place cette histoire après la déiMle d'Aslolphe, et le premier siège de Pavie. 11 y avait déjà jlttlorze aDS alors, qae Pépin gouvernait les Francs. Ils avaient |<B de trop fréquentes preuves de son courage, pour le mettre en I^Mto^ el n'avaient nul besoin qu'il y ajoutât celle-ci. — L'Ano- |lhM^ dit r Astronome, prétend que « ce fut dans Tenceinte du stère de Saint -Pierre, anciennement appelé Bethléem, *|ae Pépin tua le lion. > Cette histoire du lion de Pépin rap* le de l'ours de^ Gharlemagne. €e prince , s'il en fallait \ le manuscrit de Braine, n'aurait reçu le surnom de Grand i roeeasion d'un ours, qu'il avait, lui aussi, vaillamment tué. ; peat-ètre qne ceci n'est qu'une grossière el puérile allur Gharlemagne, dans sa guerre contre les Saxons, ren- [Una, comme on sait, la fameuse statue de leur dieu Irmensul, «C cette etalae portait sur la poitrine l'image d'un ours.

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ans ; son administration, toute une moitié de sa tlë.

On mit ses restes à Saint-Denis, mais à là porte de

l'église et la face tournée contre la terre, ainsi (jtiT

l'avait ordonné; signes tardifs d'humilité et de pé^

nitence«

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